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Voilà comment vous profiterez de votre victoire ; voilà aussi comment vous en remercierez les hommes courageux qui ont tant fait pour vous l'obtenir. Oh! ceux-là, leur modestie me défend de les nommer, mais leur mérite vous est connu et, j’en suis sûr, leurs noms qui vous le rappellent, resteront gravés dans vos cœurs comme sur les plus impérissables des monuments,
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A L'ALLIANCE NATIONALE pe MONTREAL
Monsieur le Président,
Messieurs les membres de l'Alliance Nationale,
7 L y a de bien séduisantes promesses
dans le nom de votre société. L’éclat de cette démonstration atteste jusqu’à quel point le loyal concours de vos efforts les a réalisées pour le bien des membres, del'institution elle-même, du pays où elle est éclose, où elle s’est fortifiée, et où elle ne saurait manquer de porter des fruits salutaires, puisqu'elle tire sa nourriture du sol
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fécond de la philanthropie et du patriotisme,
patrie.
Pour maintenir dans cette colonie le règne de leurs croyances et de leur nationalité, nos ancêtres n'eurent pas d'autre alternative que de labourer la terre et de se battre, de tenir d’une main la charrue, de l'autre l’épée.
Trois siècles ont passé sur leurs cendres, mais trois siècles n’ont pu éteindre en nous le culte de leur souvenir, ni la conscience des obligations qu'ils nous avaient léguées.
Or, entr'autres devoirs, nous avons, comme eux, celui d’être des laboureurs et des soldats.
Des soldats! car la lutte n’est pas finie; il n'y a que les armes qui ont changé. Pour le salut de la même cause, les Canadiens tiraient l’arquebuse avec le canon; ceux d'aujourd'hui puisent leurs moyens de dé-
‘ fense dans l'arsenal des lois issues du système représentatif, de la constitution qui y préside et qu’ils ont l’incontestable droit d’invoquer, chaque fois que l’on tente d’écraser leurs prérogatives sous le hideux pressoir
de l'iniustice.
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Des laboureurs! Nous sommes à bon droit orgueilleux d’avoir vu le jour dans cet hémisphère qui s'étend de l'Atlantique au Pacifique et d'un pôle à l’autre, qui réunit tous les climats, toutes les richesses avec toutes les beautés natureïles de l’univers. Quelle que soit la partie de cet immense héritage que la Providence nous destine à habiter, partout le triomphe du progrès et de la liberté s'impose à nos vœux, mais tant que les faveurs du sort nous retiendront au pays natal, il nous incombera, en outre, d’y honorer spécialement l'agriculture, parce que l'agriculture, base fondamentale de la prospérité de tous les peuples, entre d’une façon plus particulière dans les destinées du nôtre. C'est ce qu'avait compris l'illustre et vénérable apôtre de la colonisation, Mer Labelle, lorsqu'il dévoua sa vie à la réalisation de l'idéal contenu dans cette maxime désormais immortelle comme lui: ‘“ emparons-nous du sol !”
Ah ! pour peu que l’on songe à l'immense territoire dont la valeur de nos pères avait fait la conquête et que les traités humi-