‹ Variétés chirurgicalesChapitre 10 sur 51 · LA VIL PKIVKE D’A UT LE FO I S · texte numérisé non relu

LA VIL PKIVKE D’A UT LE FO I S

Dieu, dans la salle Sainl-Paiil, îHi malades n’ont, eliaciin (jn’nne toise et demie'; et dans la salle Saint-lauidry , 37i malades n’ont qn’nne toise et un (jiiart®. Ces dernières quantités ap])roclien1 beancoiq) de celles où nn homme ne peut pas vivre V i 11 (; t -( P 1 a t r e h e n r es . . .

Les salles sont accouplées et n’ont de jour et d’air que d’un côté; elles s’enlilent les unes les autres, et l’air corrompu d’une salle est remplacé par l’air corrompu d’une autre salle. Ces salles sont entassées par étayes, de sorte que sur les escaliers, qui ne sont point ouverts et qui (ont cheminée, l’air du dehors se mêle sans cesse à l’air infect d’un étaye avant de pénétrer dans un autre étaye : ce mélaïqfe impur est l’air renouvelé qui sert à la respiration et entretient la vie des malades. Les escaliers communs de Saint-Paul et de Saiut-.Nicolas partent de la salle Saint-Charles : lorsque toutes les croisées de ces escaliers sont fermées, comme elles le sont le plus souvent, ils ne reçoivemt de l’air que de la salle Saint-Charles. Cet air <pii v monte, cet air ejui les remplit est infect, on ne le res|hre qu’avec peine et déyoùt. Il est charyé des émanations de Saint- Charles, où il y avoit le janvier de cette année 301- malades; de Saint-Paul, au premier, où il y en avoit 45<S; de Saint-.loseph, an second, où il y en avoit 175. L"t c’est avec toutes ces modifications malfaisantes qu’il arrive an troisième, à la salle Saint- Landry, où il V avoit le même jour 200 malades.

^lais ce n’est pas assez que l’air qui circule dans

' l'nviron 11™ 10'^.

■ Environ ù'"25''.

VARIÉTÉS CH IRll RGK^ALES.

riIôtcl-Dieii soit composé en partie, et de l’air déjà altéré par la respiration, et de l’air chargé des miasmes journaliers qui s’exhalent des corps malades : un usage de l’IIôtel-Dieu fournit le moyen de surcharger encore cet air des miasmes accumulés pendant un temps. Lorsqu’il faut changer la paille des lits, il n’y a point de place particulière pour ce rechange; il se fait au milieu des salles. Et lorsqu’on ouvre ces paillasses, où tant d’infirmités différentes se sont reposées, on conçoit l’odeur qui s’en exhale et qui en annonce le danger.

Il y a plus. Chaque salle contient un cei’tain nombre de lits à la paille pour les agonisans; on appelle de ce nom à l’IIùtel-Dieu, non seulement ceux qui sont au moment de la mort, mais ceux qui gâtent leur lit. On les réunit sur cette paille quelquefois ciu([ ou six; elle est simplement amoncelée sur la couchette, et bridée par un drap. Nous avons peine à dire que c’est quelquefois là, au milieu de ces agonisans et de tout ce qui suit cet état de défàil lance, au milieu de ces malades salis, que l’on met pour un temps ceux qui arrivent de bonne heure et ((u’on ne sait encore où placer. Ces lits à la paille ont besoin d’ètre renouvelés souvent. Il faudroit se trouver à l’IIôtel-Dieu, sur les quatre heures du matin, au moment où on retire à brassée cette paille infecte, où on la pose sur le plancber que l’on imprèjfne des miasmes et que l’ou cbarge des ordures qu’elle renferme. C’est à ce moment que l’on peut juger de l’infection qui se répand, et dans les salles et dans les escaliers, et dans tous les étages.

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