‹ Variétés chirurgicalesChapitre 9 sur 51 · I.A VIF PlUVFE D’AUTREFOIS · texte numérisé non relu

I.A VIF PlUVFE D’AUTREFOIS

do monde, et même 3Ionsei{jnenr et les princesses se mettoient sons le rideau du lit sans que cela m’embarrassast

Cette précaution u’empéclia pas Félix de couper Fartcre à M. de Niel, premier valet de chambre du roi

Avant d’opérer, ou l'ermait lés volets, de manière à produire dans la pièce une obscurité complète, et Fou se servait d’une cbandelle ou d’une bougie pour voir la veine Quand on saignait le roi, la bougie était portée par le premier médecin, et le premier apothicaire tenait la palette, la poêletie, comme on disait alors. Aulant que jiossible, on devait éviter que le malade vît son sang, et l’on avait toujours soin de lui mettre dans la main un bâton ou tout autre objet de rorme ronde ^ :

' Dionis, p. 556.

- Mad. de Sévijjné, Lettre du 12 ortohre 108!), t. IX, p. 254.

^ « Il y en a ejni préfèrent la eliandelle à la hoiijjic, et (jni disent jtour raison (pie s’il toinhoit de la cire sur le hras, elle feroil pins de donlcnr <pie le suif. 11 v a trente-six ans (pie je lais des saijpiées à la Cour, je me suis toujours servi de lionjp’cs, et jamais cet accident ne m’est arrive. « Dionis, J). 554.

■' « Le baston qu’on mot à la main du malade (tant pour luy soustenir le bras que pour aider le eoulement du sanj; en le contournant et serrant) doit estre rond, de movenne {jrosseur, et aussi lonjj cpi’il sera besoin pour siqiportcr le

On donnera an malade quelque chose de rond dans la main, qu’il Iny faut faire tourner sans trop la serrer; il faut que ce soit par un mouvement réj^lé, qui puisse hâter le sang de se porter vers l’ouvertnre de la veine. Il y a quelques chirurgiens à Paris qui portent dans une poche faite exprès un hàton de la longueur d’un pied et demi garni de velours et même brodé. Ils le donnent à tenir au malade aussi-tôt que la piqueure est faite; ils prétendent que ce bâton n’est pas seulement pour le tourner dans la main, mais que le bout de ce bâton posant sur le lit sert à appuyer le bras du malade. Je n’ay point pratiqué cette galanterie, je me suis contenté de donner mon étuy, et même avant la saignée '.

x\ii début (lu dix-huilième siècle, ladocti'iue de la fré(|ucute saignée ii’avait guère perdu de sa vogue. Le Sicilien Maraua, visitant Paris vers 1700, écrivait : « Quand j’ai voulu assurer ([ue jamais ou ne m’avoit ouvert la veine, les chirurgiens de France n’ont pu me croire sans auparavant me voir nud^. « Tout était encore prétexte à saignée. Ainsi, au mois de juillet 1721 , Louis XV, alors âgé de onze ans, ayant eu un accès de fièvre, ou le « saigne du

bras, scion les diverses situations que l’on fera tenir au malade. » Pierre llcurtault (eliirurgicn', Traîcte de la phlébotomie, 1622, iii-18, J). 43.

* Dionis, p. 56()

^ LcUres, édit. Val. Dufour, p. 5.

LA VIF. P ni VF F D’AÜTHFFOIS.

bras à quatre heures apiès midi, et du pied à onze heures du soir*. » Les (jens ])rudents se l'aisaieiil sai{pier sans besoin au moins deu.v fois l’an, au printemj)S et à l’automne, et Paris restait la ville du monde ou la médecine réj)andait le plus de san^. La citation suivante date de 1 7d8 :

La plus {p'ancle diffîculté que messieurs les médecins de Paris ayeiit à surmonter en traitant les étranjjers et les personnes de province qui ont besoin de leur secours, est de les persuader de la nécessité de la sai^jnée autant de fois qu’ils jugent à propos de la leur ordonner... Les charlatans, qui sont en grand nombre à Paris, se décbainans sans cesse contre la saignée, pour s’élever au préjudice des véritables médecins, et vantans les remèdes dont ils se servent, (pi’lls font passer |mur nouveaux et extraordinaires, se succèdent les uns aux autres, et enga(;ent insensiblement beaucoup de personnes de toutes sortes d’états, même d’ailleurs fort spirituelles, à se déjyoùter de ce remède -.

La fameux llcc(jnel, dont j’ai parle ailleurs’^, resta jiis(|ii’à la (in fidèle au principe tjul avait {piidé toiile sa vie. Age de soixanteseize ans, et depuis longlemps accablé d’infir-

* Jonniul (le Barbier, 31 juillet 1721, t. I, p. 9().

* 11. -E. Meurisse, L'art de la saiijnée, p. 3.">.

^ Variétés (fastronomi(jucs, p. 1.33 01 suiv.

mités, lise Ht saigner trois lois dans les A'iiigt- ([uatre heures qui [)récédèrent sa mort*.

Eu somme, il l’aut arriver à la Révolution pour voir disparaître une pratique qui serait aujourd’hui regardée comme une monstruosité. jMercier pouvait dire, en 178:2 : « Il n’y a plus que (juelques chirurgiens de Saliit- Eôme, vieux et ignares, qui commandent encore ces saignées copieuses, ces horribles breuvages complicpiés que nos pères avaloient, malgré la répugnance invincible de la nature '. »

* :Niceron, Mémoires pour seruir à l'histoire des hommes illustres, t. XLI, p. 1)8, et D'' Saiicerottc, tlaiis la Nouvelle hioriraphie générale, t. XXIII, [). 713.

* Tableau de Paris, cliap. ccci.vii.

LA CIIIRLIIGIE A L’IlOTEL-DIEU

Supei’Hcic de l’ Hôtel-Dieu. — Nombre de fonctionnnires et de malades. — Volume d’air accordé à chaque malade.

— Un malade, un ajjonisant et un mort dans le même lit.

— La démolition de l’IIôtel-Dieu est décidée. — Projets pour sa reconstruction. — Etat de l’Ilôtel-Dieu en 1786.

— llapport des commissaires delegués par l’académie des Sciences. — Chaque lit reçoit Jiis(pi’à six malades. — Le sommeil y est impossible. — La gale y est en permanence. — Convalescents mêlés aux malades. — 'boutes les affections confondues, même les contagieuses. — Paris infecté par l’Ilôtcl-Dieu. — Aucune épidémie pendant plus de cent ans. — Etat tles salles destinées aux maladies chirurgicales. — I..es opérations sont faites dans les salles, très pou réussissent. — -Mortalité comparée de r Hôtel-Dieu et d’autres hôpitaux. — La chirurgie à la Charité.

On sait quelles sont les coiulitions jtigées aujourcriuii indispensables pour la réussite des opérations chirurgicales. Les antiseptiques jouent un grand rôle avant, pendant et après. Tout ce qui pourrait se trouver en contact avec de la plaie est soumis à une scrupuleuse désinfection. Personne ne doit approcher le malade avec des vêtements qui ont été portés dans une salle d’autopsie ou de dissec-

T, A VIK PinVKK D’AUTKKI’OIS.

lion. Les mains de l’opératenr et de ses aides snbissent, ])endant trois minutes, avec de l’eaii cliande, dn savon et une brosse, un lava^je à tond, suivi d’un second lavajjc à l’cau pliéniquéc. Les instruments simples sont lavés à l’étlier, puis plongés dans une solution phéniquée, où on les re[)lace dès (jue l’opérateur les quitte. Les instruments compliqués sont immergés dans un bain d’huile ebauffée à LtO degrés. Le malade doit être placé dans une salle vaste et bien aérée; ])onr certaines opérations graves, rovariotomie par exemple, on fait enlever de la pièce les meubles, les rideaux, tous les objets susceptibles de recéler un grain de poussière. Enfin, on veut surtout que l’opéré soit isolé, éloigné d’autres malades, mis à l’abri de toute in- Hiience, de tout germe morbide.

Voyons comment ces conditions se trouvaient satisfaites à 1 1 lôtel-Dieu, le plus considérable des bôj)ltaux de Paris, celui où étaient prati([uécs le plus d’opérations.

L’I lôtel-Dieu occiq)ait une siqierficie d’environ 13,()()0 mètres carrés. Dans cet esj)ace on logea parfois, outre le nombreux personnel de service, jusqu’à 4,800 malades. De 1740 à 1752, ce nombre varia entre îi et

‘fir"

]3’;ij)r('s M ancsson Mallet. — 1 Hx-scptièine sièele.

V A li 1 1 ; T i: S C 1 1 1 R U a G I C A L E s .

4,000; il (lesceudit ensuite à 3,500, et, dans les dernières années du dlx-lmitième siècle, l’on comptait en moyenne à riIôtel-Dleu 470 fonctionnaires de tout ordre et 2,500 malades. Mais le corps de logis situé sur la place du Parvis était réservé à radministration, et ne comprenait que trois salles; la plus grande partie des malades étaient donc réunis dans le rez-de-chaussée et les trois étages du bâtiment donnant sur la rue de la Bûcherie *. On les y avait entassés à ce point que le volume d’air dont pouvait disposer chacun d'eux, était de 1 r”l0‘' dans certaines salles, de 9"’25® dans d’autres^; même, d'après Tenon de 7'”40‘= et de 5”90% « quantités qui approchent beaucoup de celles ou un homme ne peut pas vivre vingt-quatre heures. «

Quelle était la qualité de l’air si parcimonieusement dispensé aux malades?

Pendant son séjour en France, l’empereur Joseph II passa six semaines à Paris, dont il visita tous les établissements pul)lics. L’état de l’IIôtel-Dieu le révolta. Ayant vu dans le

' Tenon, Mémoires sur les hôpitaux (imprimés par ordre du r(ji\ p. lit et 17(i.

- Vov. ci-ilcssoiis.

^ l’age 18Ü.

LA VIF, FIIIVFE D’ A U T lî F, FO I S .

môme litmi malade, un ajjonisant et un moit eoucliôs côte à côte, fait qui n’avait rien d’exceptionnel, il courut à Versailles et Ht partager à Louis XV son indignation. Le roi ordonna aussitôt', que l’IIôtel-Dieu serait démoli et ses malades jiartaqés entre l’hôpital Salut-Tjouis et celui de la Santé, tous deux alors à peu près sans emploi.

Cette mesure dut être ajournée. Mais l’élan ■était donné, et une foule de projets surgirent, les uns proposant la conservation de l’IIôtel- Dieu très agrandi, les autres préconisant sa reconstruction sur un autre emplacement.

Larmi ces derniers, le jiliis original était celui <le l’architecte Bernard Povel ; il consistait à élever, dans l’île des Gvgnes, un hôpital circulaire (pil eût pu recevoir ciinj mille malades, et dont toutes les salles eussent été isolées les unes des autres

Louis XVI invita l’Académie des Sciences à nommer une commission jmur examiner ce projet. Les memhres désignés par la savante compagnie furent : Lassone, premier médecin <lu roi, Daubenton, Tenon, Bailly, Lavoisier,

' LoUres patentes de 1773.

" Voy. Mémoires sur la nécessité de transférer et de reconstruire l' Ilôtel-üieu de Paris, 1785-1786, in-4“.

V A lU K 'r E S C 1 1 1 R U II G I C A L I-; s .

Laplace, Couloml) et Darcet, qui crurent devoir avant tout faire une élude ap[)rofondic des différents services de rilotel-Dicu. Ils le visitèrent de fond en comlile, et au mois ilc décembre 178G déposèrent leur rapjiort, éloquent tableau des horreurs dont ils avaient été les témoins. « Nous ne cbcrclions pas à émouvoir, écrivaient-ils, nous rendons un compte raisonné à rAcadémie, nous ne voulons exposer que des faits et des calculs. » Ils avaient bien raison, et cela sid'lisait, cor les faits étaient si navrants, les calculs rév(“laient des pratiques si révoltantes qu’ils jiarlaient assez d’eux-mêmes. Aussi l’émotion produite fut-elle immense, et cette fois elle ne resta pas stérile.

La tNnnmission s’exprimait ainsi :

La disposition générale de l’IIôtel-Dicn, la disposition forcée par le «léfant d’einplacenient est d’établir beaucoup de lits dans les salles et beaucoiq) <le malades dans les lits. Nous trouvons que sur vint-cinq salles de cet hôpital, il v en a six senleluent à deux rangées de lits : six en ont trois files, et treize ont quatre fdes; de sorte que plus de la moitié des salles est surchargée de ([uatre rangs de lits. Quatre de ces salles contiennent lOH ou MO lits. Nous citerons en exemple la plus chargée, ■celle de Saint-Charles, qui a lOI -grands lits et 9 pe-

LA VIL PIÎIVLK D’AUTIILFOIS.

tils. Il fUiil oljservcr que ces {ji'ands lits ayant reçu (jiielqiiefois t) malades, cette salle a pu en renfermer ()I5 et former à elle seule un hôpital entier, un hôpital assez considérahle dans un espace de moins do !20() toises carrées. 0i‘, que les lits contiennent (pielqnefois six malades, c’est ce dont il n’est pas possible de douter; le fait a été avancé par les administrateurs même de l’Ilôtel-Dien. J^e 6 janvier de cette année, Saint-tdiarles avait malades';

lits au moins contenoient chacun quatre personnes.

Sans doute des (jens eu santé, qui seroient au nombre de dans une même salle et couchés quatre dans un lit, se trouveroient fort mal à leur aise. Et c’est un fait que si des (jeus en santé avoient le droit de se plaindre de cette affreuse disposition, les malades doivent en être repoussés jiar la répu- (fuance et n’y être amenés que par le désesjioir. C’est un fait que, cpielle que soit riusensihilité des misérables <[ue la nécessité y condamne, le spectacle des maux dont ils sont de toutes parts environnés, et dans le lit qui les avoisine et dans leur propre lit, ajoute au sentiment de leurs maux. C’est uu fait que les morts y sont mêlés dans le même lit avec les vivans; et quand cette association des malades dans un lit ne feroit que rendre plus fréquentes les méprises des remèdes et des alimens,

' « Il y a pent-ètre des jours où la salle Saint-Cliarles esl plus eliaijjéc. Nous u avons pu nous procurer ipie (juchpiesuues (les feuilles du luouvciuent, et nous ne jiouvons citer (pie celles que nous avons sous les yeux. « (iVote des com~ iiiissuires.)

V A ni E T E s c 1 1 1 n U n G I ( ; A E i; S .

ce (lancer siifFiroil pour en proscrire rnsa(je...

Comment dormir dans ces lits à deux, que l’on snrcliarjje de quatre et six malades; on tantôt chaque malade a 13 pouces' et tantôt 8 pouces et demi^ d’espace en lar^jeur; où il ne sauroit être que sur le côté, on il ne sauroit se tourner sans heurter celui qui le serre, sans réveiller en lui le sentiment de la donleur? Eh! comment ne serait-on pas sans cesse afjité dans ces misérables lits? J^a (jale, comme on sait, n’y est-elle pas éternelle? Ea chaleur de quatre ou six malades n’y rend-elle pas les douleurs plus âcres et les démangeaisons plus insupportables? Cette chaleur, d’ailleurs, n’y fait-elle pas éclore, n’y entretient-elle pas la vermine? Cette chaleui' ne développe-t-elle pas encore la fétidité qui ne peut manquer d'exister dans ces lits, et qui devient j)lus insuppoitable dans la situation opposée des malades, couchés les uns au pied, les autres à la tête? Le sommeil ne pénèti'e donc point, ou du moins il pénètre rarement, imparfaitement, dans ces lits d’amertume et de douleur. Oue penser d’un hôpital où des mallïeureux ainsi entassés dans le même lit ne peuvent obtenir ce sommeil désirable que lorsqu’ils se concertent pour que les uns se lèvent et veillent une partie de la nuit, tandis que les autres dorment?

Mais ce n’est pas assez que ces [;rands lits soient une source de dé^joùtset de mal-aise, ôtent le repos et le sommeil : ils troublent encore la marche de la

‘ Environ 35 cenliinètrcs.

Environ 23 centimètres.

LA VIE PRIVEE D’AUTREFOIS

nature. L’iiomiiie quia besoin d’une chaleur douce est enflaiinné par la fièvre brûlante de son voisin; celui-ci l’arrose et le refroidit de sa sueur; en niôine temps, la sueur critique de ce fiévreux est troublée, et lui-même est refroidi par l’attouchement do celui qui n’est pas à son de(jré de chaleur. Cet état de trouble mutuel dure jusqu’à ce que la température moyenne soit établie, et que les malades aient pris un dep,ré de chaleur qui no leur est point naturel, et qui est contraire à tous...

Les convalescens sont mêlés dans toutes les .salles avec les malades, par conséquent avec les morts et les mourans. Ils sont donc sans cesse exjiosés, ou à des rechutes toujours fâcheuses, ou à reprendre une nouvelle maladie à la place de celle (pii a été [’uérie. Un convalescent doit du moins, avant de retrouver ses forces, traîner et lau(;uir lonjjtemps en respirant le même air que les malades, et eu habitant ce séjour de dé{>oùl, de mal-aise et de tristesse. Et comme on estime (jue, sur le nombre des malades d’un hôpital, il y en a le tiers en convalescence, eu évaluant à 2,50!) le nombre journalier et nu)yen des malades à l’I lôtel-Dieu, il y a chaque jour 830 convalescens dévoués à cette espèce tle supplice...

Tous les malades sont mêlés, quelle que soit l’affection qui les amène, et aiumne distinction n’est faite, même pour les maladies contagieuses. IjCS femmes atteintes de la petite vérole sont bien réunies, mais dans une salle occupée aussi par une foule de fébricitantes.

On peut imaginer ce qu’au milieu de l’entasse-

VARIÉTÉS CIIIRUIIGICALES. 4t

ment des ét;ip,es, des salles et des malades, doit produire l’association de toutes ces maladies dans le même lieu; tout ce qui résulte, pour répandre la conta{}it)n : d’un air infecté par des fièvres contap,ieuses; de l’échange des draps, des chemises le j)lus souvent mal lessivées ; des linges c[ue l’on chauffe en grand nombre, et qui retirés d’un malade sont portés à un autre; des pots à boire rincés à la hâte, et qui dans la distribution passent d’un galeux à un qui ne l’est pas. Un malade arrivant est souvent placé dans le lit et dans les draps d’un galeux qui vient de mourir. Si un malade échappe à cette suite de dangers, les hardes qu’on lui rend sortent d’un magasin commun où tout est confondu comme dans les salles; ces hardes ont pu se charger de la contagion, elles la lui commuuiquerout au sortir do riiôpital. La gale est presque générale et elle est perpétuelle à l’Ilôtel-Dieu; les chirurgiens, les religieuses, les infirmiers et infirmières la contractent, ou en pansant les malades, ou en maniant leurs linges. Les malades guéris qui l’ont contractée la portent tlans leur famille, et l’Ilôtel-Dieu est une source inépuisable d’où cette maladie se répand dans Paris...

Les malades, à la Salpêtrière et aux Incurables, ont chacun 7 toises et demi cubes' d’air à respirer; à la Charité, il y a telle salle où ils ont 7 toises- et telle auti’e où ils en ont 10*; tandis qu’à l’IIôtel-

' Environ 55"'50'’.

- Environ 52 mètrc.s.

•* Environ “V mètres.

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