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I.A VIF, PIUVFE D’AUTREFOIS

que (le\ cnalL cette paille.

Coiiuiie il n’v a pas de cour assez viistc à Fllôtelhieii qui perniette de brùlercette quantité énorme de paille sans s’exposer à mettre le feu, on la Irauspoile à Saint-Louis '. Il en est de même de la plume des lits-, de cette plume imprégnée de miasmes morbifiques, la plupart contagieux : on la transporte par charretées à Saint-Louis, où elle est séchée, triée et battue, et où les coutils sont trempés et lavés dans la fontaine placée au milieu de la cour. La contagion portée de l’Ilôtel-Dieu à Saint- I^ouis, est rapportée de Saint-Louis à l’Ilotel-Dieu, et en revenant infecter de nouveau le lieu d’où elle est partie, elle traverse deux fois la ville avec un double danger pour les babitans. Les morts de rilôtel-Dieu sont aussi transportés, les nuits, variolés, gangrenés et autres, à travers Paris 11 sort donc de rilùtel-Dieu des convois tantôt de paille infecte, tantôt de plume imprégnée de miasmes morbifiques, tantôt de cadavres^.

* ilû|iital alor.s annexe de l’Hôtcl-Dieu.

- Les lits (le rilùtel-Dicu avaient jiour garniture une paillasse et un lit de jiluines. « L’infection et l’huiuidité se retranelient dans les tuvaux et dans les barbes des plumes, cl après avoir été lavées, séchées et battues, ces plumes conservent en partie les princij)cs morbificptes dont on a vtmlu les dé|ionillcr. »

^ Imi moyenne, il mourait à l’Ilôtel-Dicu 4,700 personnes par an. J, es corps, cousus dans une serpillière, étaient entasses sur un vaste chariot, disposé pour cimpiante cadavres, et qui arrivait au cimetière de Clamart vers cim[ licurcs du matin.

* Comparez cette description de 1 1 lôtcI-Dieu avec celle

VARIETES ClI I RLllGICALES.

L’Hôtcl-Dieii, épouvantable loyer d’infeclloiî, situé au centre même du Paris d’alors, seud)lalt doue prendre à tâche de disséminer dans toute la ville des germes délétères, d’ inonder sans cesse de redoutables microbes ses rues sales et étroites. Eh bien, la santé y était excellente et les épidémies n’y étalent j)lus connues. De 1099 à 1892, on n’en pourrait citer aucune h Et quand réapparaissentelles, (piand le choléra et l’inlluenza commencent-ils à A'enir périodiquement tlécimer Paris? c’est après qu’il a été partout assaini, après qu’on y a répandu à Ilots Pair et la lumière, qu’oii y a élargi les rues et multiplié les vastes scpiares, a])rès (jue l’IIôtel-Dieu a été purilié, c’est enlin lorsque les lois de riivgiène ont été mieux connues et mieux observées.

Notez que la Seine était jadis aussi empestée qu’aujourd'hui, et que les Parisiens n’avalent guère d’autre eau à boire. Pendant nue lon-

t[u’en a donnée le cliirnrj'ien Tenon. J’en ai publié un cxti'ait dans L’ liytjiène, p. 181 et suiv.

* L’académie îles Sciences écrivait en 1786 : » La cause des épidéndes proprement dites semble détruite dejniis que Paris est pavé et que la proj)reté y est mieux entretenue. Paris est certainement devenu plus sain; et une preuve sans réplique, c’est qu’il n’y a point eu d’épidémie dans ce siècle déjà si avancé. » Page 106.

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