ET ACCOUCHEURS
ï. Les premières sajjes-fcmiiics. — Les ventrières aux treizième et quatorzième siècles. — Les ventrières de l’ilùtel- Dieu et celles du Châtelet. - — llapport en justice par une ventrière sur un cas de viol. — Statuts octroyés aux sajjcsfemmes vers 1580. — Patrons îles sa{jcs-femmes. — Conditions exijjées d’elles pour obtenir l’autorisation d’exercer. — Moyens d’instruction. — Examen et serment. — Ensei{{iies. — Devoirs professionnels. — liecoinmandations relatives aux sacrements. — Dénonciations. — Sagesfemmes condamnées pour exercice illégal. — Empiétement des barbiers sur' les privilèges du Châtelet. — Liste des sages-femmes exerçant à Paris en 1001.
IL Louise bourgeois. — Comment elle est amenée à s’établir sage-femme. — Ses études, ses débuts. — Se présente à l’examen ordinaire. — Les sa{{es-femmes supplient la Faculté de leur accorder un cours d’obstétriipie. — L’Ilôtcl-Dieu. — Statuts de 1699. — Apprentissage exij'é. — Certificat de catholicité. — Jnfy> ^''^is d’examen. — Les limbes. — liaptéme ou ondoiement des nouveau- nés; devoir des sages-femmes. — Serment qu’elles prêtent à leur curé. — Infanticides et avortements. — La tour du lindie. — Mlle do Guerebv et le sonnet de l’avorton. — Sage-femme pendue. — Dernières années de Louise bourgeois.
On peut alfirmer que les premières sajjesfemmes furent de bonnes âmes qui, ayant
i.A VIK l>KlVi:i- D’AL’TltK FOIS.
aidé plusieurs \oisiiies en travail, avaient aequis ainsi f|uel(jue expérienee des aceouelieinents. De là à tirer parti de leur petit savoir, il n’y a\ait jias loin. Celles (jui exereèrent ee métier reeurent tl’aliord le nom de ventrières, et il y avait à l’aris en 1292 au moins deux ventrières :
Micliiele, la ventrièi’c.
Emeline, la ventrière.
La première demeurait rue 8aint-!Marlin, la seconde rue des EcoulTcs'.
Barthélemy de Glanvlllc, dans son De proprictaiibus reriun, écrit vers 1350, consacre à la « ventrière ou sa(]e-l’emmc » un paragraphe assez curieux :
La ventrière, écrit-il, est une reinnie qui a l’art cl’ayder à la femme quand elle enfante, à fin qu’elle ayt l’enfant léfjèrement, et (pie l’enfant ne soit en péril. Geste ventrière oiiq;' le ventre de la femme (]ui enfante d’aucuns oi^piemens pour faire yssir*^ l’enfant plus tost et à moins de douleur. Ouand l’enfant naist, elle le rec'oit et luy couppe le nombril du lony de quatre doifjlz, et le noue; et puis elle lave l’enfant pour en oster le saiq;', et après elle le frotte de sel et de miel pour seicher et con-
' Rejjùlres de la Taille de 1292, j>. 62 et 114.
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