‹ Variétés chirurgicalesChapitre 15 sur 51 · LA VIL PKIVLL D’A U T HL F O 1 S · texte numérisé non relu

LA VIL PKIVLL D’A U T HL F O 1 S

LaurcMit .Ioiii)ert, médecin de Henri 111, nous a conservé le texte de (rois rapjiorts rédi{;és dans des cas semhlaliles. L’un d’eux, destiné au (Jliàtclcl, est ainsi conçu :

Nous, iMai loii Teste, Jane de ^leaus Jane <le la Gni[>ans et ^Madeleine de la Lippue-, inafi-ones jurées de la ville de !*aris, certifions à tous <pi’il apartiendra, que le 14“ jour de juin par l’or-

doimauce de Monsieur le Prévost de Paris ou son lieutenant en ladilte ville, nous sommes transportées en la rue Lrepaut®, où pand pour ensei{jne la l'antoufle ; ou nous avons veue et visitée llanriete Policière, jeune filhe â{;ée de quinze ans ou anviron, sur la plainte par elle laite au justice contre Simon le l>ra(;ard, duquel elle lia dit avoir <'-lé forcée et déflorée. Et le tout veu et visité au doit et à l’œil, nous trouvons qu’elle lia...

Et ainsi, nous dittes matrones, cerlilions estre A'ray, à vous M. le Prévost, au serment qu’avons à la dillo ville

Les règlements relatifs à l’exercice du métier de sage-femme furent imprimés on réimprimés vers 1580. La pla([uctte, d’imc extrême

' Jeanne de Meanx.

* Une l’iiélipeaux , anjourcThui comprise dans la rue llcauinur.

^ L. Jonbert, Lneurs populaires, édit, de 1579, in-S", p. V97.

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rareté, qui compose cette édition est intitulée : Statuts et reiglemcns ordonnez pour toutes les matronnes ou sai'ges femmes de la ville, faulxbourqs, prevosté et vicomté de Paris, accoustumez de tout temps estre (fardez et jurez par lesdictes matronnes avant d' estre admises à iexercice de leur estai^ . Ces statuts coiupreiiueut viii{j;t-quatre articles très curieux et (|ui nous révèlent l’organisation complète de cette petite communauté.

Elle était placée déjà, comme celle des chirurgiens, sous le patronage de saint Côme et de saint Damien. L’article premier oblige les sages-femmes à visiter au moins une fois j)ar an l’église consacrée à ces bienheureux martyrs. (I Elles doivent, par leur intei'ccssion, sn[)pller la bonté de nostre Sauveur de leur <loimer grâce de bien, fidellement et charitablement exercer leur vocation à l’endroit de tontes femmes, soyent pauvres, médiocres ou riches. «

fjes conditions à remplir pour obtenir l’autorisation de s’établir sont stipulées avec soin.

Les aspirantes étaient tenues avant tout de « faire paroistre leur demeure, leur vie, con-

* Petit in-8®, s. I. n. d.

G2 I,.V VIK l'IllVKK D’AUTIIKFOIS.

vcrsalion vertueuse, et soubz (juelles maistresses ou mères elles ont appris Testât*. >' 11 u’existait doue offlciellemeut aucun cours, aucun moyeu d’instruction Toutefois, il était foit clia({ue année, par Tuu des cldrur- ,”ieus du Châtelet, nue « anatomie de femme pour Tinstructioii de ce qui est de la practique des sai(]es Idmmes, où elles seront averties se trouver, si elles eu ont commodité^. »

Ces premières formalités accomplies, les aspirantes étaient iuterro[;ées j)ar le médecin, les deux chirurgiens et les deux matrones jurées du Châtelet'*.

Si l’épreuve leur était favorahle, elles prêtaient serment entre les malus du prévôt de Paris'’, et pouvaient, huit jours après, « mettre et apposer, au devant de leurs maisons, enseignes de saiges femmes, comme ont les autres : <|ui sont une femme j)ortant un enfant, et un petit garçon ])ortant un cierge, ou un berceau, avec une Heur de Ivs si hou leur semble**. «

’ .Article 3.

■ Voy. ci-dessous.

^ Article 19.

* .Article V.

’ .Article 5.

“ Article 7.

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