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jH’éclcux (liclaiiie, et il se montre assez sceptique sur l’eiii[)Ioi des moyens thérapeutiques. Il constate en jiassant que les dames redoulaient surtout « la noircissure des dents » et ne se souciaient jioint de la douleur; « non plus <pie le vulqaire, « |)rétend-il.
Ce qui me porterait à croire <]ue Henou exagère un jieu l’indifférence de ses contemporains pour cette insupportable souffrance, c’est la multitude des drogues qu’on ne cessait de lui opposer. Quelques recettes méritent une mention spéciale.
Olivier de Serres préconisait remploi du coton imbibé d’buile, et il cite entre autres celles de poivre, de girolle, de sauge, d’aspic, <le }>avot, de mandragore et de jusqulame*.
Le chirurgien charitable^ appliquait sur la tenqie un emplâtre de gomme élémi, avec (piebpie portion de poudre de cantharides : c’est chose merveilleuse de l'effet de ce remède. «
Gui Patin traitait le mal de dents par la saignée. Il écrivait le 11) juin KIGI à son ami Falconet : «.l’eus hier une grande douleur de <lents, laquelle m’obligea de me faire saigner
^ Théâtre d’affi {culture, in\h. de 16iG,liv. Vlll, p. 817.
* Par .I.-A. Giicriu, lü-W, in-12, p. 108.
VARIKTÉS CH I UUUGICARES. 13.>
du côté luéine ; la douleur s’arrêta tout à coup, coiniue par une espèce d’eiicliauteinent. J’ai dormi toute la nuit. Ce matin la douleur m’a un peu repris, j’ai fait piquer l’autre bras, l’eu ai été [;uéri aussitôt «
En IG(d) seulement, on soiqqea à utiliser le tabac contre rodontalgie. L’auteur du Médecin des pauvres écrit alors ^ : « L’esprit de nicotiane ou pétuii est nu merveilleux remède pour apaiser la tlouleur des dents. «
Contre la carie, il v a deux remaripiables spécifiques, l’urine et les crottes de cbat sauva{je. Ceci nous est affirmé par le ebirur- {^ieu b. Martin, auteur d’une Dissertaiion sur les dents^, ipii fut approuvé par deux docteurs régents de la Faculté de médecine.
En l()92, Blégny, ajioticaire ordinaire du Uoy, » guérissait la carie au moyen d’une essence végétale; et à cette même date, un sieur Uebel , établi rue Tireboudin disait avoir apporté d’Égvpte « une eau qui appaise sur le cbamp la douleur des dents, qui se
* Tomc! 1 1 f, |). IÎ77.
* In-12, |). 117.
^ Paris, IÜ7D, in-18, p. 6V.
* Elle avait porté un nom encore moins élcjjant avant de devenir rne Marie-Stnart. Voy. A.-E., Ltudes sur le plan de Paris de I.ÎVO, p. 272.