I.A VI K P HIV K K D’Al' T H K F( ) I S
pi'Ciul par le nez, qui fait lannovcr alionclam- Miciit, et dont la pliiole de quaire prises se vend un louis d’or ‘ . *
Ce remède, comme ou voit, u’élait ]>as à la portée de fout le monde, non j)lus <pie celui (pii consistait à frotter la dent malade avec une dent de mort'^, procédé très en faveur dans les campajjnes.
On s’était préoccupé aussi de rendre moins douloureuses les opérations. Certains charlatans possédaient, nous dit-on, nu procédi* anesthési(jue d’une action plus puissante fjue le protoxyde d’azote ou la cocaïne. Le docteur Th. Sonnet de Conrval , (jnl a publié contre les charlatans un livre très curieux nous divulgue en ces termes les ingénieuses pratiques auxquelles l’un d’('ux avait recours :
Pour décevoir et attirer le peuple plus facileluent sous le voile de charité et de courtoisie, et pour s’aclialaiider et se mettre eu crédit, il tiroit et arrachoit les dons de ceux qui eu vouloient faire tirer, sans prendre aucun argent dosa peine ; usant
' (le lUéjjny, Le livre cotumode pour 1002, t. I,p.l72, et I . Il, |). 1 78.
® J.-lt. 'lliicrs, Traile des xuperctitlau!:, C'iVii. do 1007, t. I, p. 37.").
^ Suivre rniitre les charlatans et pseudoinédecins enipyriijucs, 1010, iii-8'’.
VARIKTKS cm RrnGir.Ai.ns.
à cestc fm d’iiu jjrand et merveilleux artifice de les tirer et ari-aclier sans exciter aucune douleur, nv mesme sans user d’aucun instrument on polican ‘ que de ses deux doijjts, à sçavoir le pouice et l'index. ^lais pour descouvrir la tromperie et la trouver en son (jiste, avant que d’arracher la dent que le patient vouloit faire oster, il la touchoit de ses deux doigts, au bout de l’im desquels il mettoit subtilement, en babillant, un pende poudre narcotique ou stupéfictoire, pour endormir et eiqjonrtiir la partie, afin de la rendre stupide et sans aucun sejitiment. li,t a l’antre doijjt il mettoit une poudre; merveilleusement caustique, laquelle estoit d’opération si soudaine qu’en un moment elle fiisoit esquarre et ouverture en la {j^encive, desebaussant et desracinant tellement la dent qu’aussi tost qu’il la toueboit de ses deux doiyts seulement, il l’an'aeboit, et quelquefois tomboit sans y toucher.
(Juebju’un de leur caballe me [)ourra icy peut estre objecter que si ainsi eust esté que ledict charlatan eust use d’une poudre caustique, (ju'elle n eust peu opérer et faire ouverture dans la j'jencivc sans exciter quelque douleur, et que n’en sentant point, cette subtilité estoit esventée et hors de toute apparence de créance. A quov )e respond qu il estoit impossible que tel accident peut arrivei‘, parce que la partie sur laquelle ayissoit ladicte pouldre estoit lors stiqjide et privée de sentiment, a -cause de la susdiefe pouldre narcotique qui v avoit este mise à mesme temps que la caustique,
' l*élican.