HOPITAUX
L’ilôtel-Dieu. — Saint-Louis. — La Santé. — Les Gardes françaises. — La Charité. — Hôpital de Vaugirard. — Hôpital de la paroisse de Saint-Sulpice. — Hôpital de Gliareiiton. — Hospitalières de Saint-Julien et Saintelîasilisse. — Maison royale de .Santé. — Hôpital de la paroisse Saint-Jacques du Haut-Pas. — Collège de chirurgie. — La Charité Notre-Dame. — Les Teigneux. — Hospitalières de Saint-Joseph. — Hospitalières de.. Saint-
Mandé. — Hôpital de la paroisse Saint-Merri. — Hôpital
des Protestants. — Hôpital de la paroisse Saint-André
des Arts. Hospitalières de Saint-Thomas de Villeneuve.
— Les Mirainionnes. — Filles de la Sainte-Famille. —
Bénédictines du Saint-Sacrement.
Hôtel-Dieu.
J ai dit que l’Hôtel-Dieu renfermait en moyenne 2,500 malades'. Ils étaient partagés en 25 salles, dont voici le nom et la destination :
Salles des hommes :
Salle Saint-Denis, destinée aux fiévreux.
Salle Saint-Come, destinée aux militaires fiévreux.
Salle du Rosaire, destinée aux fiévreux.
Salle Saint- Chartes, destinée aux fiévreux.
Salle Saint- Antoine, destinée aux fiévreux.
Salle Saint-Rock, destinée aux enfants de 3 à 14 ans.
Salle Saint-Paul, destinée aux maladies chirurgicales.
Salle Saint-Louis, destinée aux fous.
Salle Saint- Jerome, destinée aux maladies chirurgicales.
Salle Saint-Yves, destinée aux prêtres malades.
Salle des Taillés, destinée aux calculeux.
Salle Saint-François, destinée aux variolés.
Salles des femmes :
Salle Sainte- Marthe, destinée aux fiévreuses.
Salle Saint-Fiicolas, destinée aux maladies chirurgicales.
V^oy. ci-dcs8u8, p. 3.5.
LA VIE PRIVEE D’AUTREFOIS
Salle Sainte-Martine, destinée aux fiévreuses. Salle Sainte-Geneviève, destinée aux folles.
Salle Sahite-Tlierèse, destinée aux enfants des deux sexes jusqu’à 3 ans.
Salle Saint-Joseph^ destinée aux femmes enceintes.
/ Salle des Accouchées, destinée aux accouchées. Salle des Nourrices, destinée aux nourrices.
Salle Sainte-Mar(jxierite , destinée aux femmes enceintes.
Salle Saint-Landry, destinée aux fiévreuses.
Salle Petit Samt-Landry, destinée aux fiévreuses. Salle Sainte-Monique, destinée aux fiévreuses et aux variolées.
Salle des Convalescentes, destinée aux convalescentes.
’ Le service chirurgical' se composait de 131 personnes, savoir : . ^
1 chirurg'ien-major.
12 chirurgiens.
2 chirurgiens gagnant-maîtrise.
' 1 oculiste.
1 herniaire.
90 élèves en chirurgie. Ils visitaient les malades quatre fois par jour, faisaient des pansements, des saignées, etc., etc.
Pour le spirituel, l’Hôtel-Dieu dépendait du Chapitre de Notre-Dame. Pour le temporel, il était l'égi par 7 chefs et 12 administrateurs. Les chefs étaient : L’archevêque de Paris. . .>
Le premier président du Parlement.
— — de la chambre des Comptes.
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D’après le plan de Lacaille, dressé en 1714.
Le premier président de la cour des Aides.
Le procureur général.
Le lieutenant général de police.
Le prévôt des marchands.
Parmi les administrateurs figuraient toujours un jurisconsulte célèbre et un fermier général.
Saint-Louis, rue des Récolleis.
Cet hôpital avait été construit lors de la peste de 1607, et on le réservait pour les épidémies; en temps ordinaire, il était à peu près sans emploi. Annexe de riIôtel-Dieu, les religieuses de cet hôpital allaient parfois s’y reposer et y respirer un air moins empesté.
Destiné à 800 malades, l’hôpital Saint-Louis était divisé en huit salles, contenant 254 grands lits, 45 petits lits et 7 barcelonncttcs. La plus vaste salle, pouvant recevoir 200 malades, mesurait 17 mètres de longueur sur 7"'G0 de largeur et 7'”G0 de hauteur ; la moyenne d’air accordée à chaque malade était donc d’environ 33 mètres cubes.
La Santé ou Sainte -Anne, faubourg Saint- Marcel.
Cette maison avait la même origine et la môme destination que l’hôpital Saint-Louis. Elle pouvait recevoir environ GOO malades, et n’était pas occupée en 178G.
Hôpital des Gardes-Françaises, rue Saint-Dominique.
Fondé par le duc de Biron, colonel des Gardes françaises, cet hôpital était un des mieux organisés de Paris. Fiévreux, scorbutiques, galeux, variolés.
LA VIE PRIVEE D’AUTREFOIS
dysentériques, vénériens, blessés étaient isolés les uns des autres, et on agissait de même pour leurs vêtements dans la lingerie.
Le service de santé comprenait deux chirurgiens en chei', un aide-major et six élèves. Il y avait un infirmier pour six malades.
2fi4 lits, sans comprendre ceux du personnel. Pas de rideaux aux lits. Deux salles de bain.
La Ciiauiti':, rue des Saints-Pères.
Cet hôpital appartenait à un ordre religieux qui avait eu saint Jean de Dieu pour fondateur. Les frères se donnaient pour mission «de retirer, nourrir, traiter, panser et médicamenter les pauvres. »
Ils furent appelés à Paris par iMarie de ^lédicis, qui installa, en IG02, un supérieur, un chirurgien, un apothicaire et un infirmier dans une maison de la rue Bonaparte actuelle, alors nommée rue de la Petite-Seine. Quatre ans après, IMarguerite de Valois ayant eu besoin de cet emplacement, elle le leur acheta, et ils allèrent s’établir près de là, aux environs d’une petite chapelle dédiée à saint Pierre. Celle-ci avait donné son nom à la rue où elle était située, et on l’appelait déjà, par corruption', rue des Saints-Pères. Le plan dressé par 3Iérian vers U) 15 indicfue à la fois la situation de la chapelle et du second domicile des frères de la Charité. Ceux-
* « La cliapcllc de Saint-Pierre étoil appelée Saint-Père, comme on fait encore à Chartres, à Auxerre et en beaucoup d’autres lieux; elle a donné son nom à la rue que l’on nonune aujourd’hui, ])ar corruption, rue tics Saint-Pères. « Lcbeuf, Histoire du diocèse de Paris (1754), t. 1, p. 445.
jl) aj)res le plan de Mathieu Mcrian, dressé vers 1615.
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D’après le plan de J. Gomboust, dressé vers 1647.
ci acquirent, en 1638, de vastes bâtiments 61ev(?s à l’est de la chapelle et ils y créèrent l’hôpital actuel.
J’ai parlé plus haut ‘ de cette maison, qui en 1786 possédait 208 lits divisés en 6 salles, savoir :
Salle Saint-Louis. — Fiévreux ordinaires. 89 lits. • Salle Saint-Michel. — Fiévreux et convalescents. 17 lits.
Salle Saint-Augustin. — Convalescents. 29 lits. Salle de la Vierge. — Maladies chirurgicales. 34 lits.
" Salle Saint-Raphaël. — Maladies chirurgicales. 15 lits.
Salle Saint-Jean. — Fièvres putrides. 24 lits.
Ces salles, vastes et bien aérées, eussent pu recevoir jusqu’à 290 lits.
Hôpital de Vaugirard.
A l’origine, l’on y admettait seulement les femmes enceintes, les nourrices et les enfants vénériens. Vers 1787, on le transféra de la rue de Vaugirard dans la rue du Faubourg Saint-Jacques, où on lui attribua les bâtiments d’un couvent qui avait appartenu à des Capucins. On y accueillit dès lors tous les vénériens des deux sexes. Il renfermait 128 lits.
Désigné parfois sous le nom d’hôpital des Capucins, il est devenu hôpital du Midi, et depuis 1836 l’on n’y reçoit plus que des vénériens.
Hôpital de la paroisse Saint-Sulpice, rue de Sèvres.
' Voy. p. 51.
Fondé en 1779, par IMine Nccker, leniine du célèbre ministre, il était divisé en 8 salles contenant 128 lits, dont G8 pour hommes et GO pour femmes. La mortalité y était de 1 sur 7 pour les hommes et de 1 sur 5 pour les femmes, proportion énorme due au peu de place accordée à chaque malade. La moyenne d’air dont chacun pouvait disposer ne dépassait (juère 27 mètres, elle était seulement de 20™35 dans la salle des convalescentes.
, La maison recevait chaque. année environ 2,000 malades. Les lits, lar(jesde l^SO, étaient composés d’une paillasse et de deux matelas, et toujours occupés par une seule personne.
Personnel lo(jé : 1 médecin, 1 chirurgien, l élève chirurgien, 1 chapelain, 1 sacristain, 3 infirmiers, 2 infirmières, 1 jardinier, 1 portier, 12 sœurs de la Charité.
Cet hôpital porte aujourd'hui le nom de sa fondatrice.
Hôpital de Ciiahenton.
Il possédait seulement 12 lits gratuits. Les fous et les épileptiques, au nombre de 82, payaient une pension qui variait entre GOO et G, 000 livres.
Hôpital de Saint-Julien et Sainte-Basilisse, ou Hospitalières de la IMiséricorde de Jésus, rue Motiffetarcl.
IMaison créée en 1G53. On y trouvait 43 lits destinés à des femmes, mais 37 seulement étalent fon-
dés. On recevait dans les autres des malades pouvant payer 30 francs par mois.
Chaque fondation de lit était fixée à 10,500 li-
vres.
Les lits étaient installés dans cinq salles voûtées et spacieuses. Dans l’une d’elles, chaque malade disposait d’environ 57™35 cubes d’air. IMais la maison était entourée de potiers, et la fumée de leurs fourneaux rendait ce voisinage insalubre.
, Personnel logé : 15 religieuses, 7 sœurs, 15 domestiques, soit 37 personnes pour 43 malades. Maiso.n uoyale di; Santé, roiite d'Orléans.
Cet hôpital, fondé en 1781, était destiné à des officiers et à des ecclésiastiques; il devait recevoir
20 lits pour les premiers et 22 pour les seconds. En 1789, une salle seulement était terminée, celle des officiers, l'dle avait environ 27 mètres de longueur sur 7™80 de largeur et 5™5Ü de hauteur, chaque malade disposait donc de 57 mètres cubes d’air.
Personnel logé : 1 aumônier, 4 frères de a Charité, 1 infirmier, 10 domestiques.
llÔPITAI. DE LA PAROISSE SaINT-JaCQUES DU HaUT-
Pas, rue du faubourg Saint- Jacques.
Etablissement créé, vers 1780, par les soins de Jean-Denis Cochin, curé de la paroisse. On y comptait 34 lits, 16 pour hommes et 18 pour femmes. Le dortoir destiné aux femmes mesurait environ
21 mètres de longueur sur 6"'75 de largeur et 5 mètres de hauteur; le volume d’air attribué à chaque malade ne dépassait donc pas 37 mètres.
Devenue dans la suite hôpital Saiut-Jacques, cette maison porte aujourd’hui le nom de son fondateur.
Collège de chirurgie, rue des Cordeliers. ,
- Sorte de clinique chirurgicale établie pour 22 malades, 12 hommes et 10 femmes.
LA VIE PRIVÉE D’AUTREFOIS
Louis XV fonda les six premiers lits en 1774. Au mois de juin 1783, Louis XVI en ajouta 6, et la même année, La Martinière, premier chirurgien du roi, fit les fonds des 10 autres.
« On ne reçoit dans cet hôpital que les maladies chirurgicales les plus graves; parmi celles-ci, de préférence, celles ou qui ne sont pas connues ou qui sont les moins connues, et pour lesquelles on n’a pas encore de traitements ouverts. Tous les professeurs et les autres personnes habiles de la compagnie s’assemblent dans les cas les plus graves : le plus exercé d’entre eux, dans chaque genre de traitement difficile, est en général celui à qui il est confié. Ce qui n’empêche pas qu’il y ait un chirurgien en chef à tour de rôle, pris parmi les professeurs, lequel est tenu de rédiger les observations de son semestre, et de les porter sur un registre commun appartenant à la compagnie. Car le but de cet établissement étant de profiter des lumières du corps entier pour étendre les progrès de l’art à l’avantage de l’humanité, il importoit de rassembler les procès-verbaux de ces séances de pratique. Ces mêmes procès-verbaux renferment les observations détaillées jour par jour de l’état du malade et des moyens employés, soit pour le soulager, soit pour le guérir. Ainsi, les succès, les non-succès, les résistances des maux, les vues heureuses ou fausses, les fautes commises, les découvertes dans les signes des maladies, dans les moyens curatifs, tout doit y être porté.
C’est encore là qu’il s’agit de vérifier les méthodes établies, pour continuer, ou de les adopter.
OU de les réformer, ou de les perfectionner, selon que l’expérience en démontre la nécessité. Et comme les hôpitaux sont, dans les mains des chirurgiens, des moyens de guérison ; comme les élèves en chirurgie qu’on y admet sont des jeunes gens à avancer pour l’utilité publique, il suit que l’hôpital du collège de chirurgie, en embrassant chacun de ces objets, offre des recherches, des moyens d’instruction de la plus grande importance. »
« Quand un homme de la lie du peuple est frappé d’une maladie chirurgicale, grave ou extraordinaire, il devient l’objet des soins les plus attentifs. Plus la nature s’est montrée impitoyable à son égard, plus la chirurgie s'empresse à lui offrir des secours, et il en trouve de plus constans et de plus délicats que n’en pourroit obtenir un millionnaire avec tout son or.
C’est un spectacle remarquable que de voir tous les hommes de l’art rassemblés autour d’un misérable qui a une fracture particulière. 11 est heureux dans son malheur; il guérit, parce que l’accidenta manifesté un cas privilégié. S’il n’avoit eu qu’une fluxion de poitrine, on l’eût jeté à l’Hôtel-Dieu. »
Les lits étaient en fer, et chaque malade avait plus de 59 mètres cubes d’air à respirer. Les 12 hommes étaient réunis dans deux salles au rezde-chaussée, les 10 femmes dans deux salles au premier étage. Dimensions de chaque salle d’hommes contenant 6 lits : longueur l'"70, largeur 5™85, hauteur 5”35.
Personnel logé : 1 aumônier, 1 inspecteur, 1 in-
LA VIE PRIVEE D’AUTREFOIS
firmier, 2 infirmières, 1 cuisinière, 1 lingère, 1 élève en chirur{jie.
^ Certains jours de la semaine, on pansait gratuitement dans cet hôpital tous les pauvres qui se présentaient.
Hôpital de la Charité Notre-Dame, cul-de-sac des Minimes^ près de la place Royale.
Maison fondée vers 1G30 et desservie par des religieuses Augustines dites hospitalières de Notre- Dame. On y trouvait 22 lits destinés à des femmes malades.
Les Teigneux, rue de la Chaise.
Établissement créé vers 1650 et appelé aussi hôpital Sainte-Reine. Il possédait 21 lits, 11 pour les garçons et 10 pour les filles. Ces lits, longs de 1"’65, larges de 0"80, étaient en fer et sans rideaux.
On recevait les enfants dès l’âge de deux ans, mais le plus grand nombre de ceux qui se présentaient avaient entre neuf et dix ans. On voyait rès rarement des malades ayant atteint la trentaine.
Le traitement durait de quatre mois à deux ans, six ou huit mois en moyenne. 11 était dirigé par un sieur de La Marlinière, qui n’était ni chirurgien, ni médecin ; ce spécialiste avait succédé à d’autres membres de sa famille qui, depuis plus de cent ans, soignaient les teigneux dans cette maison.
Sainte Reine était invoquée contre la teigne h
* Voy. Les médecins.
Hospitalières de Saint-Joseph, rue de la Roquette. , i
Etablissement fondé eti 1639 parles hospitalières de la Gliarité Notre-Dame, mais les deux maisons devinrent distinctes en 1691. Leur chapelle était placée sous l’invocation de saint Joseph. ;
Cet hôpital avait 20 lits destinés à des femmes. Ils étaient réunis dans une seulesalle, qui mesurait 29 mètres de longueur sur 9 mètres de largeur et S^hOde hauteur : chaque malade disposait donc d’environ 44™45 d’air. La plupart d’entre elles devaient payer trente livres par mois, mais quelques lits, provenant de fondations pieuses, étaient gratuits.
Hospitalières de Saint-Mandé.
Etablies d’abord à Gentilly, elles se transportèrent en 1705 près du bois de Vinceunes. Elles possédaient 16 lits seulement, qui avaient 1"’75 de long sur 1”65 de haut : c’étaient les plus courts et les plus élevés qui existassent dans les hôpitaux de Paris.
Destinés à des femmes, ces 16 lits occupaient une seule pièce dont voici les dimensions : longueur 41 mètres, largeur 7'”80, hauteur 4"’05, volume d’air pour chaque malade, près de 78 mètres.
Trente-quatre religieuses desservaient cette maison, à laquelle attenait un parc de soixante arpents.
Hôpital de la paroisse Saint-IMerri, au cloître Saint- Merri.
Fondé en 1683 par Viennet, curé de Saint-Merri, il était composé de trois salles contenant 14 lits, 8 pour hommes et 6 pour femmes.
LA VIE PRIVÉE D’AUTREFOIS
’ Huit sœurs de la Charité prenaient soin des malades.
Hôpital des Protestants.
Établi d’abord rue du Four-Saint-Gerinain, il fut ensuite transporté rue de Sèvres. 11 avait été fondé par des ouvriers selliers allemands, et était sous la protection de l’ambassadeur de Suède, Entretenu par des souscriptions particulières, on y facilitait aux étran(jers incurables le retour dans leur pays.
Les vénériens et les galeux n’y étaient point admis.
Huit lits.
Hôpital de la- paroisse Saint-André des Arts, rue des Poitevins.
Créé en 1779 par Desbois de Roebefort, curé de la paroisse, il possédait 8 lits seulement, 4 pour hommes et 4 pour femmes.
Do plus, on recevait dans cette maison 25 jeunes filles indigentes, à qui l’on apprenait à filer, que l’on nourrissait, et qui rentraient le soir dans leur famille.
Cinq sœurs de la Charité desservaient ce petit établissement.
Hospitalières de Saint-Thomas de Villeneuve, rue de Sèvres.
'' C’était un couvent de filles, et il datait de 1700. Je le mentionne ici parce que les religieuses pan-* saient chaque matin à dix heures tous les malades des deux sexes qui se présentaient au couvent, et les gardaient ce -jour-là à dîner. En outre, trois
jours par semaine on y saifjnait les pauvres, et après l’opération chacun d’eux recevait une tasse de bouillon.
IMira.mionnes ou Fii.les de Sainte-Geneviève, quai de la Tournelle.
Ces reli(jienses se consacraient à l’instruction des jeunes filles indigentes, mais en même temps elles donnaient leurs soins aux blessés des deux sexes. Elles pratiquaient les saignées, pré|)araient des onguents et autres médicaments qu’elles distribuaient gratuitement.
biu.Es DE EA Sainte-Famille du Sacré-Coeur DE Jésus, à La Villctte.
Une demoiselle Bertbelot leur avait légué le « secret d un remède pour la guérison des abcès, coupures, foulures, clous, panaris, etc. 5> La communauté en fournissait parfois aux indigents, mais comme elle était elle-même très pauvre, elle en faL sait aussi le commerce. Le prix des pots variait entre 24 sous et 6 livres.
Ce médicament était aussi déposé chez les Bénédictines de 1 Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement établies rue Saint-J,ouis, au Marais.