HOSPICES
La Saipctriorc. — Hicêtre. — Les Invalides. — La Pitié.
L’hôpital {{éiiéral. — Les Petites-Maisons. — Les Incurables. Les lÀnfants-Trouvés. — Les Quinze-Vingts.
Les Orphelins militaires. — La Trinité. — Les Filles
LA VIL PRIVEE D’AUTREFOIS
Saint(î-x\giiè8. — Le Saint-Esprit. — Asiles de nuit. —
■ Hospitalières de Saint-Gervais. — Les Gent-l'illes. — Maison de Scipion. — Hospice Sainte-Catherine. — ^ Filles (le la Providence. — Le Saint-Nom de Jésus. — Les ouvrières de Saint-Paul. — L’Enfant-Jésus, — P’ilature de la paroisse Saint-Sulpice. — Orphelinat de la Mère de Dieu. — Orphelinat lleaujon. — J.,es Prêtres de Saint-l’rancois de Sales. — Les Convalescents. — Orphelinat du Saint-Enfant Jésus et de la Mère de pureté. —
■ Maisons de veuves.
La SAt.PÊTIUÈRE.
En 1780, cet établissement renfermait 6,7:20 pauvres : filles et femmes enceintes, nourrices avec leurs nourrissons, enfants de tout à{^e, vieillards des deux sexes, fous furieux, idiots, épileptiques, teigneux, estropiés, aveugles, etc., etc. L'infirmerie possédait en moyenne 450 malades.
‘ Bicétre.
Hospice pour vieillards, et hôpital qui recevait des fous, des épileptiques, des aveugles, des paralytiques, des scrofuleux, des v<':nériens, etc.
En 1780, il abritait 3,124 pensionnaires, dont 788 malades.
La Pitié.
Ilosjfice destiné à des enfants mâles. Ou les acceptait dès l’âge de six ans, et on les gardait jusqu’à (juinze et même jusqu’à dix-huit ans. Ils étaient alors mis en apprentissage.
La maison renfermait environ 1,300 personnes. L’infirmerie comptait 300 lits.
La Pilié était le chef-lieu de I’IIôpital général. Créé en 1050, il se composait en 1780 de huit éta-
blissements, qui héber^jeaient environ 12,000 pauvres. C’étaient :
La Pitié, où étaient recueillis 1,300 pauvres.
La Salpêtrière, où étaient recueillis 6,720 pauvres.
Bicêtre, où étaient recueillis 3,12-4 pauvres.
Les Enfants trouvés du parvis Notre-Dame, où étaient recueillis 160 pauvres.
Les Enfants trouvés du faubourg Saint-Antoine, où étaient recueillis 396 pauvres.
Le Saint-Esprit, où étaient recueillis lOOpauvres.
L hôpital de Vaugirard, où étaient recueillis 128 pauvres.
La maison de Scipion , où étaient recueillis 72 pauvres.
Un garçon chirurgien et un garçon apothicaire y gagnaient maîtrise.
Les Invalides.
Trois mille militaires trouvaient asile dans cette maison. Elle possédait en général de quatre à cinq cents malades, soi{>ués dans 14 infirmeries. Les salles étaient vastes et assez saines. Le volume d’air accordé à chaque malade variait entre 30 et 48 mètres. Voici quelques chiffres :
Salle Saint-Joseph :
Pour officiers malades, 21 lits, 48"’10.
Salle Saint-Côme :
Pour blessés, 74 lits, 39”50.
Salle Saint-Louis :
Pour scorbutiques, 96 lits, 44»45.
Salle des vénériens, 17 lits, 42 mètres.
Salle des officiers convalescents, 24 lits, 39”50.
Salle du Bon-Pasteur^ 2i lits, 2î)'"G().
Salle Saint-Michel, 23 lits, 4G“25.
Salle Notre-Dame, 13 lits, 48"’10.
Les Petites-Maisons, rue de Sèvres.
A la fois hospice et hôpital, cette maison servai d’asile à 400 vieillards des deux sexes, qui versaient eu entrant une somme de 1,500 livres. Elle possédait, en outre, 22G lits pour malades.
Savoir :
150 lits, divisés en 7 infirmeries, et où étaient soijjnés («ratuitement les pauvres de rétablissement.
7 lits, pour des gardes françaises vénériens.
7 lits, pour des gardes suisses vénériens.
18 lits, pour des particuliers vénériens.
44 loges, pour fous furieux des deux sexes.
Pour toute la durée du traitement, les gardes françaises et les gardes suisses devaient payer 30 livres, les particuliers 1G5 livres. La pension annuelle pour chaque fou était de 300 livres.
Un chirurgien était logé aux Petites-Maisons. 11 avait sons ses ordres un élève chirurgien gagnant maîtrise.
Les 1ngurabi.es, 7'ue de Sèvres.
15 salles, renfermant 42Glits, 181 pour hommes et 247 pour femmes. Les salles, toutes à peu près semblables, avaient 33 mètres de longueur, sur 7"’80 de largeur et G"’G0 de hauteur; les malades, au nombre de 30 en moyenne, disposaient donc d’environ 57 mètres cubes d’air.
Le personnel se composait de 74 personnes. Un chirurgien était logé dans la maison.
On changeait chaque mois les draps et les taies d’oreiller.
Tout individu admis aux Incurables avait le droit d y rester jusqu’à la fin de ses jours. Ceux qui pouvaient marcher sortaient deux fois par semaine.
On n’acceptait ni les vénériens, ni les fous, ni les épileptiques, ni les scrofuleux.
Les Enfants trouvés, rue Neuve-^otre-Dcane, dans la Cité.
On y recevait, à toute heure du jour et de la nuit, tous les nouveau -nés qui y étaient j)résentés. Les enfants sains étaient mis en nourrice, et c’est la Normandie et la Picardie qui en acceptaient le plus. Les petits vénériens étaient envoyés à l’hôpital de Vaugirard. Les autres malades étaient traités dans la maison, qui possédait environ 160 lits.
Les enfants placés eu province y restaient ordinairement jusqu’à l’âge de sept ans. En 178G, leur nombre se montait à 15,000, pour chacun de qui l’hospice payait 40 livres par au.
On ne connaît que depuis 1G70 le nombre des enfants trouvés. Il fut :
Entre IG70 et 1740, de 13,134.
— 1741 et 1750, de 33,5G3.
— 1751 et I7G0, de 45,81 1.
— 17G1 et 1770, de 57,905.
— 1771 et 178:2, de 7G, 735.
— 1783 et 178G, de 23,0GG.
En 12Gans, l’hospice reçut donc 250, 07i enfants.
LA VIE PRIVEE D’AUTREFOIS
Les années les plus chargées furent :
L’année
avec 7,076
enfants,
compta :
enfants
trouvés en
Enfants
TROUVÉS, fanbottrg
Saint-^
Annexe de l’hospice existant dans la Cité, Les enfants y étaient envoyés à l’âge de neuf ans. Les uns étaient placés en apprentissage, les autres vieillissaient comme domestiques dans l’établissement. Il s’y trouvait 394 lits, 218 pour garçons, 17G pour fdles.
En 1772, on réunit à cette maison les revenus et les pensionnaires de l’orphelinat dit des Enfants ronges, situé dans la rue de ce nom et qui datait du seizième siècle.
VARIETES CIIIllURGICALES.
\ ers 1795, l’hospice des Enfants trouvés chang^ea de destination et fut transformé on annexe de 1 Hôtel-Dieu. 11 est devenu, en 1853, hôpital Sainte- Eugénie.
Les Quinze-Vingts.
Cet établissement, transporté rue de Gharenton en 1779, avait 300 lits destinés à des aveugles, tant hommes que femmes.
Les Orphelins militaires, quai des Célcsüns.
Etablissement créé eu 1773. Ou y élevait gratuitement 200 orphelins, fils d’officiers ou de soldats.
La Trinité, rue Saint-Denis.
Pour être admis dans cette maison, il fallait être né à Paris en légitime mariage, être orphelin de père ou de mère, avoir au moins huit ans et n avoir pas dépassé douze ans, être dé)à secouru par une paroisse.
13G enfants, 100 garçons et 30 filles composaient cette maison. On les élevait, on les instruisait et on leur apprenait un métier. Cent vingt boutiques ou échoppes servaient d’atelier; ou y attirait de bons ouvriers, à qui le roi accordait gratuitement la maîtrise après qu’ils avaient passé quelques années à enseigner leur état à un enfant. Celui-ci, de son côte, acquérait la qualité de fils de maître, ce qui facilitait son établissement '.
Les pensionnaires de la Trinité étaient dits Enfants bleus, à cause de la couleur de leur robe et de leur bonnet.
‘ \ oy. Comment on devenait patron.
LA VIE PllIVEE IVAUTIiEFOIS,
Dans le cortège de tous les {jraiids enlerreinents figuraient alors un certain nombre de pauvres, dont la présence était destinée à donner une haute idée des bonnes œuvres accomplies par le défunt. Faute de pauvres vraiment secourus par lui, on louait ordinairement, pour jouer ce l’ôle, des orphelins, les enfants bleus ou les enfants rouges le plus souvent. Chaque douzaine d’enfants se payait environ trois livres.
A la Trinité, chaque enfant couchait seul, et les lits étaient eu fer.
Les Filles Sainte-Agnès, rue Vlâtrière.
La maison recevait des jeunes filles pauvres, qui y étaient instruites et nourries, mais n’y logeaient point.
Cent filles, en moyenne, profitaient de cette hospitalité.
Le Saint-Esprit, place de Grève.
Hospice destiné à cent orphelins et orphelines. Il fallait, pour pouvoir prétendre à une de ces places, être enfant légitime, être né et avoir été baptisé à Paris ou à Versailles, être orphelin de père et de mère. I.es garçons n’étaient pas admis après dix ans, les fdles après huit ans. On apprenait aux garçons la lecture, l’écriture, rarithmétique et le dessin ; aux filles, la lecture, l’écriture et la couture. Tous restaient dans la maison jusqu’à leur entrée en apprentissage.
Les parents ou amis qui présentaient l’enfant devaient verser pour son admission cent cinquante
D’après Le grand propriétaire de toutes choses, édition de 155G, in-folio.
VAIUETi: s CHIUUllGICALES.
livres, mais ou les rendait au petit pensionnaire à sa sortie.
Les liospiT.vEiÈuEs de Saixt-Gervais et de Sainte- Anastasie, me du Temple.
Maison fondée en 1171. On y accordait l’hospitalité, pendant trois nuits consécutives, à tous les hommes qui sc présentaient et on leur donnait à souper. La moyenne était de cent par nuit.
Cet asile comprenait 22 lits, savoir : Au rez-dechaussée, 10 grands lits, sous chacun desquels était un tiroir que l’on dégageait le soir; au premier, 7 grands lits, et 5 petits destinés à une seule personne. Ces lits se composaient d’une paillasse, un lit de plume, un traversin, deux draps et deux couvertures.
Au souper, chaque pauvre recevait une livre de pain, une écuellée de soupe, une portion de viande ou de légumes.
Les Cent-Fieles ou Notre-Dame de la Miséricorde, rue Censier.
Maison créée en 1623 par Antoine Séguier, qui lui donna seize mille livres de rentes. On y admettait des orphelines, natives de Paris, et elles y étaient gardées depuis Page de six ans jusqu’à vingt-cinq.
La maison les mettait en apprentissage et s’occupait de les marier. Les compagnons, apprentis de Paris, qui épousaient une de ces filles, étaient reçus maîtres sans chef-d’œuvre et sans frais.
Les lits étaient en fer. Vers 1786 les revenus
2(it2 LA VIE PRIVÉE D’AUTREFOIS.
(liiiiinués ne permettaient plus d’admettre que 80 j)ensionnaires.
La maison de Scipion, rue de la Barre.
Hospice fondé en 1622 par Scipion Sardini, riche financier, qui le destina à des vieillards infirmes.
En 1636, cette maison fut donnée à l’ilôpital {jénéral ', qui y établit sa boulan{jerie, sa boucherie et sa fonderie de chandelles.
Vers 1786, la maison de Scipion avait encore 72 pensionnaires.
L’hospice Sainte-Catherine, rue Saint-Denis.
Asile de nuit destiné aux femmes®. Toutes celles qui se présentaient étaient héber{jées pendant trois nuits consécutives.
Deux salles au rez-de-chaussée renfermaienl 16 grands lits, pouvant contenir chacun quatre personnes, et 5 petits lits pour une seule personne.
La maison recevait en moyenne 65 pauvres par jour.
Elle était dirigée par des sœurs Augustines qui s’étaient, en outre, donné pour mission d’ensevelir et de faire enterrer les indigents décédés en prison, ainsi que les gens noyés ou trouvés morts dans les rues de Paris.
Les Filles de la Providence ou de Saint-Joseph, rue Saint-Dominique.
Elles recevaient dès l’âge de dix ans des filles
’ Voy. ci-dcssus La Pitié.
® Voy. ci-dcssus Les IIospiTALiènES de Saist-Gebvais
VA R 1 1:T K s CHIRURGICALES.
pauvres, qu’elles gardaient jusqu’à ce qu'elles eussent atteint dix-huit ou vingt ans. Elles les mettaient en état d’entrer soit en religion, soit comme domestiques de confiance dans de grandes maisons.
Après avoir été pendant longtemps très prospère, cet établissement ne pouvait plus, en 1786, accepter qu’une cinquantaine de pensionnaires.
Le Saint-Nom de .Iésus, faubonnj Saint-Laurent.
Maison fondée en 1653, par saint Vincent de Paul et desservie par des sœurs de la Charité. Elle servait de retraite gratuite à des vieillards, qui ne devaient être ni infirmes ni mariés. Elle disposait de 36 lits, 18 pour hommes et 18 pour femmes.
L’établissement possédait un grand nombre d’outils, qui étaient à la disposition des pensionnaires, presque tous artisans.
Les OuviiiÈRES de Saint-Paul, passade Saint- Paul.
Asile fondé par le curé de Saint-Paul. On y élevait gratuitement trente à quarante jeunes filles pauvres, à qui l’on enseignait divers métiers, le blanchissage et le raccommodage de la dentelle, la broderie, la tapisserie, etc.
Des religieuses de la Charité dirigeaient ce petit établissement, dont une princesse de Rohan avait été la principale bienfaitrice.
L’Enfant-.1ésus, rue de Sèvres.
Orphelinat fondé par la reine ^larie Leszcinska et dirigé par des religieuses de Saint-Thomas de ATlleneuve.
LA VIE PRIVÉE D’AUTREFOIS
On V gardait, depuis huit ans jusqu’à vingt, 28 orphelines qui devaient prouver trois degrés de noblesse du côté de leur père et deux degrés du côté de leur mère.
« On préfère celles dont les parens ont été au service du Roi. On leur donne un entretien et une éducation dignes de leur naissance. On les occupe en même teins aux différens soins que demandent la boulangerie, les basses-cours, les laiteries, le blanchissage, le jardin, l’apolbicairerie, la lingerie, les fileries et autres objets du ménage : ce qui les rend propres à devenir de bonnes mères de famille et à savoir gouverner les biens de campagne. L’habitude où elles sont de soulager, par mille petits services, les pauvres femmes et filles qui travaillent dans cette maison, les rend plus affables, plus humbles, plus officieuses et plus propres à la société. Elles sont vêtues de noir et en robes de Cour; quand elles sortent pour aller chez leurs parens, elles sont toutes en blanc. »
L’Enfant-Jésus est aujourd’hui l’hospice des Enfants malades.
La Filature de la paroisse Saint-Sulpice, rue des Vicilles-TiiUeries, était une annexe de l’Enfant- Jésus. Seize orphelins y étaient élevés. En outre, on y recevait de pauvres femmes que l’on occupait à filer du coton et du lin. Elles arrivaient à la mai- ■son le matin, elles y étaient nourries et rentraient le soir chez elles. On compta jusqu’à quatre cents femmes ainsi secourues, mais ce nondire était fort diminué en 1780.
Un établissement de même nature avait été créé en 1777, rue de Bourbon-Villeneuve, par le lieutenant général de police.
La Fii.ature de la paroisse Saint-André-des- Arts. Voy. ci-dessus, page 20.
L’Orphelinat de laiMère de Dieu, rue du Vieux- Colombier.
IMaison destinée à des orphelins et à des orphelines, enfants légitimes nés et baptisés sur la paroisse Saint-Sulpice. Admis dès le maillot, on les mettait en apprentissage vers douze ou treize ans, et l’établissement ne cessait de les surveiller.
11 y avait M lits, G pour les garçons et 38 poulies filles. Les indigents seuls étaient reçus gratuitement, les autres devaient verser en entrant une somme de cent livres.
L’Orphelinat Beaujon, du Roule.
l' ondé en juillet 1784, par ^Nicolas Beaujon, riche financier cpii lui légua vingt-cinq mille livres de rente. 11 était destiné à recevoir 24 orphelins, L2 garçons et 12 filles, que l’on admettait dès l’âge de six ans. Ils en sortaient vers treize ou quatorze ans, pour commencer leur apprentissage, dont les frais étaient encore supportés par l’établissement.
Le dortoir des garçons et celui des filles mesuraient chacun IB^dS de longueur, sur 5“’35 de largeur et 4'"25 de hauteur, la quantité d’air dont disposait cluKjue enfant était donc d’environ 32 mètres cubes.
Une infirmerie et une apolhicairerie installées
LA VIL PRIVLL D’AUTRLFOIS.
clans un des bàllmenls étaient surveillées par des sœurs de la Cliarilé. On y pansait, à certains jours, tous les pauvres cpii se présentaient.
Personnel loyé : G sœurs de la Charité, 2 maîtres d’école (frères des Ecoles chrétiennes), 2 doinesticjues, 1 portier.
La Convention Iransforma en hôpital cette maison, cpii contient aujourd’hui plus de 400 lits dont 180 de chirurjjie.
Les Pkêtiies i>e Saint-François de Sales.
^Maison fondée en 1702, rue du Puits-I’IIermite, et transférée en 1753 à Issy.
Elle contenait 22 lits desliiu's à de pauvres prêtres.
il On ne leur fournit ni meuhles, ni lingue, à l’exception des draps et serviettes, ni hahits , ni hianchissage, ni hois, ni chandelles. Le tout à moins qu’ils ne soient absolument pauvres, car la règle est que ceux cpii obtiennent une place et c|ui n’ont aucun bien sont fournis de tout en général par la maison, et on leur laisse encore les honoraires de leurs messes.
Tous les sujets mangent à un réfectoire, et y sont servis par portions. Au reste, la nourriture en général y est honnête et suffisante, tant pour la quantité de viande que pour la boisson. Mais il seroit à souhaiter que la maison fut en état de fournir aux besoins des vieillards; car, comme elle ne donne point de hois aux prêtres clans leur chambre, ceux qui n’ont pas le moyen sont obligés d’aller se chauffer à un poêle qui est dans l’inhrmerie. »
Les Convalescents, rue du Bac.
Fondée en 1652, celte maison était une annexe de la Charité, qui y envoyait ses convalescents. On les y {fardait huit jours, durant lesquels ils avaient toute liberté de sortir pour chercher du travail. La vie y était très lar{>e. Chaque pensionnaire recevait par jour une livre de viande, deux livres de pain et une bouteille de vin.
« La fondation défend d’y recevoir :
1“ Des prêtres, parce qu’ils ont leurs messes pour vivre.
2" Des soldats, parce qu’ils ont leur paye.
3“ Desdomestiques, parcequ’ilsontleurmaître. »
Les fondations de lit coûtaient dix mille livres. Il y en avait 22 en 1788. Dix-huit d’entre eux étaient réunis dans une môme salle, qui mesurait 19">25 de longueur sur 7"’20 de largeur et 4™7() de hauteur. Chaque convalescent disposait donc d’environ 37 mètres cubes d’air.
L’Orphelinat du Saint-Enfant Jésus et de la ^Ière de pureté, cul-de-sac des Vùjncs, dans la rue des Postes.
Cette maison était administrée par des Filles de Saint-Thomas de Villeneuve. Elle était destinée à 15 orphelines, que l’on y acceptait dès l’àge de sept ans, et que l’on y conservait jusqu’à vingt ans.
Maison de veuves, rue Moyilmartre.
Huit petitslogements destinés à depauvres veuves. Ils se composaient, en général, d’une chambre, un cabinet et un caveau pour le bois. Les plus commodes s’obtenaient à tour de rôle et par ordre
LA VIL PIUVLE D’AUTREFOIS
craucieiiiieté. Les titulaires n’avaient d’autre avantage que le logement.
Maison ue veuves, rue Saint- Sauveur .
Huit petits logements destinés à de pauvres veuves de la paroisse Saint-Sauveur. (Voyez l’article précédenl). Cette fondation datait de 1425 et émanait d’un bourgeois nommé Jean Chenart. Ses héritiers en étaient restés propriétaires.
Maison de veuves, rue du Sentier.
Vingt petits logements. (Voyez les deux articles précédents).