Caliagncsius, Elotjia civium Cadomensium, p
* Les antiquités de la Neustrie, cdit. de 1588, liv. II,
parfaitement l’étoffe dite damas blanc1. La Flandre et la Hollande ne tardèrent pas à accaparer cette industrie. En une seule année (1662), elle importa en France onze mille aunes de linge de table; et lui créer à l’intérieur de sérieuses concurrences, était une des préoccupations de Colbert2. Vingt ans après, madame de Maintenon voulant établir à Maintenon une manufacture de « linge ouvré, » dût faire venir vingt-cinq ouvriers de Flandre, et réussit même à en « débaucher » d’autres qui travaillaient dans une fabrique de Courtrai 3.
Tout le monde peut avoir aujourd’hui du linge damassé aussi beau que celui dont se servait Louis XIV, mais ce qui constitua pendant plusieurs siècles le grand luxe d’une maison, a presque disparu, je veux parler de l’argenterie.
Dès le douzième siècle, les potiers de terre fabriquaient des plats et des vases de formes très variées et recouverts d’un grossier émail, C’était la ressource des pauvres. Mais au qua-
’ Voy. Morcri, Dictionnaire historique, t. Y, p. 322.
s Voy. Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. II, p. CCLX et CCLXII.
3 Lettres de madame de Maintenon, édit, de 1756, 6 octobre 1682, t. I, p. 225.
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torzième siècle déjà, on rencontre deshanaps, des gobelets, des cuillères d’argent , même chez les paysans aisés 1 . Le fait était rare pourtant. En général, ils se contentaient de vaisselle en terre ou en bois. Les bourgeois se montraient avec raison fiers de leurs ustensiles d’étain, parmi lesquels se rencontraient de véritables objets d’art.
La vaisselle d’or et d’argent était presque tout entière entre les mains de la noblesse, qui, ne pouvant ni faire le commerce ni prêter à intérêts, se créait ainsi une fortune mobilière facile à réaliser en cas de besoin, facile aussi à dissimuler ou à transporter. Comme nous achetons aujourd’hui des actions de chemins de fer, on commandait à l’orfèvre des plats d’or que l’on étalait sur les dressoirs : la vanité satisfaite tenait lieu de dividende. On ne saurait expliquer autrement la quantité de vaisselle précieuse qui figure dans les inventaires rédigés au moyen âge. Celle de Charles V représentait à elle seule un capital énorme. Pour ne parler que des plats et des écuelles, je vois qu’il possédait :
1 Voy. les sources citées par Simeon Luce, Histoire de Duguesclin , p. 60.
7 douzaines de plats d’or.
6 — r d’écuelles d’or.
33 — de plats d’argent.
70 — d’écuelles d’argent.
D’après des calculs approximatifs, l or et l’argent avaient, au quatorzième siècle, une valeur vingt-sept fois supérieure à celle qu’on leur attribue de nos jours. Si l’on voulait avoir l’équivalent actuel des chiffres que je viens de citer, il faudrait donc les multiplier par vingtsept; d’où l’on peut conclure qu’aucun souverain ne serait aujourd’hui assez riche ni assez fou pour réunir une vaisselle plate égalant comme prix celle de Charles Y, savoir :
2,268 plats d’or.
1,944 assiettes d’or.
10,692 plats d’argent.
22,680 assiettes d’argent.
On ne se rendait pas alors un compte exact des inconvénients que présentait cette immobilisation des métaux précieux. Mais quand, à force d’être converti en objets d’art, le numéraire venait à manquer, ainsi que l’or et l’argent nécessaires pour le renouveler, de sévères ordonnances étaient rendues, qui, le plus souvent, restaient lettre morte. Le « mercredi de avant Pasques flories » 1294, Philippe le Bel
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défend à toute personne n’ayant pas six mille livres de rente , de conserver « vessellement d or ne d argent pourboire, ne pour mengier, ne pour autre usaige l. » Le « jeudy devant la feste Saint-Loys » 1302, ordre à tous les nobles de porter à la Monnaie , pour être échangée contre des espèces, la moitié de la vaisselle d’or qu’ils possèdent2. Le 25 mars 1332, Philippe VI en exige encore le tiers, et il défend aux orfèvres de fabriquer de grands ouvrages d’or ou d’argent, h moins qu’ils ne soient destinés aux églises, « si ce ne sont vaisseaux à sanctuaire pour servir Dieu3. »
Il ne faudrait cependant pas croire qu’à dater de ce moment l’Église eût le monopole des objets précieux. D’abord, les ordonnances somptuaires se renouvelèrent périodiquement et toujours inutiles jusqu’à la fin du dixseptième siècle; puis, les fidèles surent très bien concilier avec une piétié fervente le luxe dont ils étaient avides. Ils firent mieux encore, ils utilisèrent au profit de cette passion, les exigences mêmes de la religion. Les orfèvres inventèrent pour le temps du carême une
1 Ordonnances royales , t. I, p. 324.
Ibid., t. I, p. 347.
3 Ibid., t. II, p. 80.
vaisselle spéciale , d’argent niellé , qui figurait bien un service de deuil 1 .
On connaissait déjà la dorure et l’argenture, et ces opérations étaient pratiquées avec beaucoup d’habileté. Les statuts des métiers interdisaient seulement le fourré. En 1396, un orfèvre de Paris faillit être expulsé de la corporation, parce qu’il s’était permis de donner un revêtement d’or à un hanap d’argent2.
Louis XI, dans un accès de dévotion, ayant promis d’entourer par une grille d’argent la châsse de saint Martin de Tours, nomma en 1478 des commissaires « pour prendre et saisir toute la vaisselle qu’on pouvoit trouver à Paris et aultres villes. » C’est Jean de Troyes qui nous le dit3, et il fait preuve ici de son exagération habituelle; à moins pourtant que, sous prétexte d’honorer saint Martin, le madré souverain n’ait cherché à remplir ses propres coffres. En effet, la grille offerte par le roi au Bienheureux est estimée deux cent mille francs, et l’on aura une idée de la quantité de vaisselle qui devait alors exister en France, si l’on se rappelle que dans le butin fait sur
1 Celui de Charles V se composait de 25 pièces.
2 Voy. G. Fagniez, Eludes sur l’industrie, p. 262.
3 Chronique } édit. Michaud, t. IV, p. 338.
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Charles le Téméraire à la bataille de Granson, figuraient « trois cents magnifiques services d’argent1. » En somme, bien que les commissaires désignés par Louis XI eussent ordre de « payer raisonnablement » la vaisselle confisquée , chacun s’empressa de cacher la sienne. « Et à ceste cause, ajoute Jean de Troyes, de là en avant, quand on aloit aux nopces où on avoit accoustumé d’y en veoir largement, n’y estoient trouvez que beaulx verres et esguières de verre. »
Après la mort de Louis XI, la vaisselle reparut, et en telle abondance, qu’aux États de Tours (1483), Jean de Rely déplorait ce luxe comme un malheur public2. Aussi, dès 1506, Louis XII en interdit la fabrication3. Mais la riche noblesse ne se laissa point arrêter pour si peu : ne pouvant plus acheter de vaisselle en France, elle en fit venir de l’étranger, et le roi fut obligé de révoquer son ordonnance 4.
Les présents faits par les rois aux dignitaires, ainsi qu’aux souverains et aux ambas-
1 Commynes, Mémoires, édit. Dupont, t. II, p. 21.
2 Ordre des Estats tenus a Tours soubs le roy Charles VIII , p. 24.
3 Ordonnances royales, t. XXI, p. 338 et 341.
4 14 juin 1510. Ordonnances royales, t. XXI, p. 419.
VARIÉTÉS GASTRONOMIQUES. il
sadeurs étrangers, dans les circonstances où on leur offre aujourd’hui quelque vase de Sèvres, consistaient presque toujours en vaisselle d’or ou d’argent. Christine de Pisan raconte que Charles Y ayant chargé Bernard de Montlhéry, un de ses officiers, de remettre cinq cents francs d’or à un gentilhomme qu’il voulait récompenser, Bernard ne tint aucun compte de cet ordre. Le roi, alors, « par un de ses sergens d’armes, envoya prendre la vaisselle d’iceluy général1. » Louis XI, recevant les envoyés anglais à Dampierre , les festoya et «leur donna belle vaisselle2. » Le même souverain ayant eu la fantaisie d’emprunter à la Faculté de médecine un volume très rare , cette demande émut beaucoup la Faculté. Elle tint de nombreuses réunions, et finit par décider qu elle ne prêterait cet ouvrage que sous bonne caution, savoir : douze marcs de vaisselle d’argent, et un billet de cent écus d’or qu’un riche bourgeois , nommé Malingre, consentit à souscrire pour le roi 3.
1 Fais et bonnes meurs du sage roy Charles, cdit. Michaud, t. I, p. 629.
2 G. Chastellain, Chronique, édit. Buction, t. I, p. 23.
3 Commentaria Facullatis medicinæ parisiensis, t. II,
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Les ustensiles d’or et d’argent continuant à servir de réserve métallique, c’est à elle aussi que les souverains continuaient à avoir recours quand 1 argent monnayé venait à manquer.
On ne peut songer sans tristesse aux trésors artistiques qui ont été ainsi anéantis.
En 1521, François Ier fait saisir partout la vaisselle d’argent. Il n’excepte même pas celle des églises 1 .
En 1554, Henri II, manquant d’espèces « pour ses affaires de la guerre, » enjoint aux Parisiens de lui livrer toute leur vaisselle : on lui en apporte pour trois cent soixante mille livres, en échange desquelles il constitue des rentes aux déposants2. Vingt ans après, Bodin se plaint que les progrès du luxe et l’abondance de la vaisselle d’argent, aient fait hausser le prix de toutes les denrées : « La pluspart, dit-il, ont des couppes, assiettes, esguières, bassins et autres menuz meubles d’argent3. » Mais Bodin ne fut pas plus écouté que ne furent obéies les ordonnances somp-
1 Journal d'un bourgeois de Paris, p. 135.
3 F clibien, Histoire de Paris, pièces justificatives, t. V, p. 287.
3 Discours sur les causes de l'extrême cherté r/ui est aujourd’hui en France, dans Cimber etDanjou, Archives curieuses,
t. VI, p. 441.
tuaires rendues par Louis XIII et Louis XIY 1 . Le grand roi les réitère, toujours inutilement, en 1672 et en 1687; puis, l’argent monnayé se faisant de plus en plus rare , une déclaration du 16 décembre 1689 interdit aux orfèvres « de fabriquer et d’exposer en vente aucuns ouvrages d’or excédant le poids d’une once. » Il est, en outre, prescrit aux églises2 et « à toutes personnes qui auront chez eux des ouvrages d’argent défendus, de les porter aux hostels des monnoyes, pour estre convertis en espèces, et estre payés à raison de 29 livres 10 sols par marc de vaisselle plate, et de 29 livres pour la vaisselle montée3. »
Si tout le monde se fût prêté à cette combinaison, le numéraire eût abondé. En février 1679, l’évêque de Strasbourg, offrant un repas au Dauphin, on admira dans la salle à manger trois buffets couverts d’argenterie, et dont un seul portait quinze douzaines d’assiettes de vermeil4 Mais la noblesse montra peu d’empressement à obéir, et comme « les monnoyes se trouvoient quasi sans aliment, » le roi
1 Voy. Delamarre, Traité de la police, t. I, p. 395 et s.
s Voy. C. Rousset, Histoire de Louvois, t. IV, p. 378.
3 Gazette de France, n° du 24 décembre 1G89, p. 616.
4 Mercure cjalant, n° de février 1679, p. 308.
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sentit bien qu’il lui fallait donner l’exemple. Il s’y résigna dans une certaine mesure, à la grande admiration des contemporains. Le 1 1 décembre , madame de Sévigné écrivait à sa fdle : « Sa Majesté, Monseigneur et Monsieur ont envoyé tous leurs meubles d’argent à la Monnoie , cela fait beaucoup de millions, et redonnera de T espèce qui manquoit. « Le 18, elle écrit encore : « Que dites-vous de l’exemple que le roi donne de faire fondre toutes ses belles argenteries? Notre duchesse du Lude est au désespoir : elle a envoyé les siennes, et madame de Chaulnes sa table et ses guéridons , et madame de Lavardin sa vaisselle d’argent qui vient de Rome l. »
Il ne faudrait pas prendre trop au sérieux ces bavardages, puisque moins de vingt ans après, le sacrifice put être renouvelé, et cette fois pour tout de bon. Le nombre des grands seigneurs qui s’étaient soumis à l'ordonnance était très restreint; quant au roi, il s’était borné à aliéner des meubles et des objets d’art provenant de ses appartements : tables, guéridons, fauteuils, balustrades d’alcôve, coffres, garnitures de cheminée, girandoles,
1 Tome IX, p. 348 et 359. — • Voy. aussi le Journal de Dangeau, 3 décembre 1689, t. III. p. 33.
nefs, caisses d’orangers, brancards, crachoirs, etc. Tout compte fait, on obtint ainsi trois millions, au lieu de six sur lesquels on comptait1. Et moins de neuf ans après, le service du maréchal de Boufflers au camp de Compiègne, se composait de quatre-vingt-six douzaines d’assiettes, tant en vermeil qu’en argent 2.
Au mois de juin 1709, un nouvel appel était fait à la noblesse. Le nom des personnes qui envoyèrent leur vaisselle à la Monnaie, fut mis chaque jour sous les yeux du roi, et la liste en fut publiée dans le Mercure galant 3. Tout bon courtisan dut donc obéir, en dissimulant d’ailleurs avec soin ce qu’il possédait de plus précieux4. On avait compté sur le zèle de la riche bourgeoisie, on s’était figuré que « personne n’oseroit plus manger dans de la vaisselle d’argent quand les principaux seigneurs du royaume n’y mangeroient plus5. » 11 fallut renoncer à cet espoir.
En réalité , l’aliénation de la vaisselle d’or
1 Dangeau, Journal, 12 décembre 1689, t. III, p. 38.
■ Mercure galant, n° de septembre 1698, p. 175.
3 N°* de juillet et d’août 1709, p. 281 et 421.
4 Voy. les Mémoires de Saint-Simon, t. VI, p. 411 et s
5 Journal de Dangeau, 6 juin 1709, t. XII, p. 433.
LA VIE PRIVÉE D'AUTREFOIS
produisit 400,000 francs, et celle de la vaisselle d’argent 1,400,000 francs : « c’est toujours quelque chose, « écrivait philosophiquement madame de Maintenon au duc de Noailles1. La vérité est qu’au grand profit de l’art, l’opération fut mal conduite, et donna des résultats ridicules. En effet, dès 1690, on estimait à cinq cents millions de valeur des espèces monnayées et à deux cents millions la valeur de l’argenterie. La moitié de cette somme était représentée par des couverts de table, car déjà chez les bourgeois aisés et dans les hôtelleries bien tenues, on trouvait des cuillères et même parfois des fourchettes d’argent2. Il résulte d’une enquête officielle faite cinquante-cinq ans après, que dans la seule ville de Paris, il y avait alors environ cent cinquante millions d’argenterie ; et le rapporteur ajoute : « Les Parisiens aiment la vaisselle d’argent et en font des amas, pour la plupart qui sont en
1 Lettre du 22 juin 1709, t. IV, p. 110. — « Le total ne monta pas à trois millions, » écrit Duclos. 11 ajoute que cette mesure fut prise contre l’avis du chancelier de Pontchartrain et du contrôleur général Desmarets. Ils « représentoient que cette foilde ressource manifestoit notre misère aux ennemis sans y remédier. » Mémoires secrets, édit. Michaud, t. XXXIV, p. 450.
2 Voy. Gourville, Mémoires, édit. Michaud, t. XXIX, p. 583.
gain de fortune, au lieu de s’acquérir des rentes, comme font les peuples des provinces 1 . »
La confiscation, aussi bien que les enquêtes, n’avaient donc point diminué la passion des Parisiens pour la vaisselle d’argent. Comme au treizième siècle , chacun convertissait ses économies en plats, en couverts, en vases de tous genres, qui pouvaient devenir une ressource dans les moments difficiles. Toutefois, après les crises de 1689 et de 1709, ce genre de richesse se vit moins affiché ; même dans les grandes maisons, la faïence et la porcelaine furent peu à peu adoptées pour l’usage ordinaire. En 1709, Louis XIV ayant « remplacé son service d’or par de la vaisselle de faïence2, » Saint-Simon raconte que « tout ce qu’il y eut de considérable se mit en huit jours en faïence. » Le duc d’Antin, empressé de faire sa cour, vint « à Paris choisir force porcelaine admirable, qu’il eut à grand marché, et enlever deux boutiques de faïence qu’il fit porter pompeusement à Versailles3. »
1 Voy. A. de Boislisle, Mémoires des intendants, t. I,
2 Lettres de la princesse Palatine , 8 juin 1709, t. I, p. 114.
3 Mémoires, t. VI, p. 414 et 415.
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Tous les grands seigneurs n’acceptèrent pas ce sacrifice avec résignation. Dans les vieilles maisons, la vaisselle d’or et d’argent portait gravées en creux, soit les initiales, soit les armoiries du maître 1 ; elle constituait une propriété à part, qui ne devait pas sortir de la famille et se transmettait toujours à l’aîné2. Aussi en prenait- on un soin extrême. Nous savons qu’au seizième siècle , on employait pour la nettoyer la craie ou charbon blanc, qui n’était autre que notre blanc d’Espagne : c’est ce que 1 on appelait crayer la vaisselle. Pour les pièces communes et les cuivres, on se servait de sablon d Étampes 3. Au siècle suivant, les procédés se sont perfectionnés, et le sablon est proscrit. On recommande de laver les couverts avec de l’eau de son et de les écurer avec de la cendre de foin. Pour enlever les taches très tenaces qu’y laissent parfois les
1 La vaisselle (le Charles VIII était marquée d’un K et d’un S sur un semis de fleurs de lis. Voy. Y Inventaire d Anne de Bretagne , dans la Bibliothèi/ue de l'école des chartes, année 1849, p. 163.
2 Explication des chiffres de renvoi de la planche cicontre :
Fig. 1, surtout. — 2, vase à crème. — 3, soupière. — 4, cuvette de toilette. — 5, saucière. — 6, moutardier. — 7, vase de toilette. — 8 et 9, coffres de toilette.
3 Voy. L annonce et la réclame, p. 164 et 168.
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