‹ Variétés littérairesChapitre 8 sur 47 · février · texte numérisé non relu

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quelques-unes très subtiles. L'abbè a réponse à tout, et il supplie Mme d*Épinay de donner la plus grande publicité possible à ces réponses. Il la conjure en même temps de ne pas laisser ralentir autour du nouveau-ne le zèle des amis importants, et même d*exciter la sympathie publique en racontant Thistoire lamentable de cet ouvrage « et dans quelles circonstances fâcheuses il a été conçu et avorté ». Lui-même ne savait pas ce qu*était ce livre, il n'avait pas pu le lire une seule fois de sang-froid avant de quitter Paris. « Cela ne fait rien au public, dit-il, avec toute sorte de câlineries; mais j'espère que mes amis le liront avec plus d'indulgence, et en un mot, pourvu que la lecture leur retrace le souvenir du son de ma toix, de mon dialogue, de mes gestes, voilà tout ce que je demande. Qu'on m'aime, car par la sang bleu ! je le mérite à tous égards, et ils ne reverront pas de longtemps à Paris un étranger plus aimable que moi^ » Dès sa naissance l'ouvrage était vivement attaqué, et l'abbé était d'une étrange sensibilité aux attaques. Il reçoit avec une certaine bravoure a la décharge des grenadiers et de la première file »; mais il supporte d'assez mauvaise humeur a le bruit des goujats de l'armée, qui est diabolique ». Dans un jour où la colère, l'humeur, l'inspirent, et, comme il arrive, l'inspirent mal, il écrit à Mme d'Épinay pour solliciter, par son intermédiaire, quelque signe de faveur du gouvernement, une médaille, une lettre, un applaudissement marqué et qu'on pût publier. Gela lui suffirait et suffirait à l'Europe pour témoigner qu'il n'a jamais eu en vue que de délivrer la France des conseils d'une secte de plats et imbéciles conseillers. 11 serait de la justice de M. le Contrôleur général de lui accorder quelque réparation d'honneur pour les sottises atroces qu'il a dû

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