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UNE DES MISÈRES DE LA VIE PARISIENNE

Les provinciaux à Paris. — Le compatriote rais à contribulion. — Promenade forcée au Jardin des Plantes. — Les hauts faits de l'ours Martin. — Visite d'agrément à Thôpital de la Pitié. — Le Panthéon et ses tombeaux. — Les nécropoles du Luxembourg et de TOdéon. — Ascension aux tours de .Notre-Dame. — La Morgue, TAcadémie, le Musée égyptien et autres curiosités parisiennes. — Le chapitre des commissions.

Vous êtes votre maître et vous allez sortir! Tout à coup, on frappe à votre porte, on entre ! 0 ciel ! c'est la province qui entre chez vous, suivie de son mari, de sa fille aînée, de son gendre futur et de ses deux petits garçons !

On est de Paris, il faut faire les honneurs de sa ville; en revanche, on vous fera les honneurs de la ville d'Argentan ou de la ville de Nevers, quand vous irez. Donc, mettez-vous en route ! Tous ces provinciaux ont compté sur vous pour les traîner à la remorque à travers toutes les curiosités parisiennes.

La première chose que le provincial voudra voir, c'est le Jardin des Plantes : un beau jardin si vous voulez, mais perdu dans un des angles de Paris, sentant la botanique et la bête fauve, lieu d'asile qui sert de rendez-vous aux amours bourgeois de l'École de droit et de l'École de médecine. C'est au Jardin des Plantes que l'étudiant mène la femme qu'il respecte, de même qu'il conduit au jardin du Luxembourg la femme qu'il afTiche. Au Jardin des Plantes, nos gens de province ne veulent rien perdre; ils contem-

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