‹ Variétés orientales historiques, géographiques, scientifiquesChapitre 12 sur 86 · GHIA-LOUNG ET LES FRANÇAIS EN COGHINGHINE · texte numérisé non relu

GHIA-LOUNG ET LES FRANÇAIS EN COGHINGHINE

Le Roi Très-Chrélien promet et s'engage de seconder de la manière la plus efficace les efforts que le Roi de la Gochinchine est résolu de faire pour rentrer dans la possession et la jouissance de ses États.

Pour cet effet, Sa Majesté Très-Chrétienne enverra incessamment sur les côtes de la Gochinchine, à ses frais, quatre frégates avec un corps de troupes de 1200 hommes d'infanterie, 200 hommes d'artillerie et 250 Gaffres ; ces troupes seront munies de tout leur attirail de guerre, et nommément d'une artillerie compétente de campagne.

Le Roi de Gochinchine, dans l'attente du service important que le Roi Très-Ghrétien est disposé à lui rendre, lui cède éventuellement, ainsi qu'à la couronne de France, la propriété absolue et la souveraineté de l'île formant le port principal de la Gochinchine, appelé Hoi-nan^ et par les Européens Touron ; et cette propriété et souveraineté seront incommutablement acquises dès l'instant où les troupes auront occupé l'île sus-mentionnée.

Il est convenu en outre que le Roi Très-Ghrétien aura, concurremment avec celui de la Gochinchine, la propriété du port susdit, et que les Français pourront faire sur le continent tous les établissements qu'ils jugeront utiles, tant pour leur navigation et leur commerce, que pour garder et caréner leurs vaisseaux et pour en construire. Quant à la police du port, elle sera réglée sur les lieux par une convention particulière.

Le Roi Très-Ghrétien aura aussi la propriété et la souveraineté de Poulo-Gondor.

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