lalUa vistara, ou le Développement des jeux
a, Spécimen du Gjra-tcher-rol-pa. Partie du chap. tu contenant la nai»tance de Çakya-lloanL Texte tibétain, traduit en français et accompagné de notes, par PH.-ËD. Fodcadx. Paris, 1841 ; gr. in-8*. (Texte autographié.)
b, Rgya-tcber-rol-pa, ou Développement des Jeux, contenant l'distoire du bouddha Çakya-Mouni, traduit sur la Tersion tibétaine du Bkah-hgyour et reTU sur roriginal sanscrit, par Ph.-Éd. Fodcaux. Paris, Imprimerie impériale , 1847^8; 2 Tol.in4i«.
c, Bibliotheca indica (une édition sanscrite do Lalita Tistara a été publiée dans ce recueil). Calcutta, 185S; in-8».
9. ^ Souvarna prabhâ, explication de divers points de la doctrioe, avec légendes.
LA PARABOLE BOUDllHIQUB DE L'ENFANT JGAEÉ. 151
Sous le rapport narratif et au point de vue des enseignements qu'il renferme 9 le Saddharma poundarika et le Lalila visiara sont, dans la liste des Dharmas, surtout dignes de notre attention. Le premier, que les orientalistes désignent sous le nom de Lotus de la bonne Loi, nous est connu par la traduction qu'en a donnée Eugène Burnouf dans sa collection malheureusement inachevée de documents sur l'histoire du bouddhisme indien. Le second, le Développement des jeux, contient la vie divine et humaine du dernier bouddha Çakya-Mouni; il a été traduit en français par le savant et modeste professeur qui présente aujourd'hui à l'appréciation du monde savant la version tibétaine de l'un des chapitres les plus curieux du Lotus de la bonne Loi ', version à laquelle il a joint une fidèle interprétation qui permet d'établir un parallèle entre la traduction sanscrite et la traduction lamaïque, et d'en constater les variantes. Afin de rendre ce travail plus facile, il a donné en interlinéaire les deux versions de ce morceau, et les a reproduites lui-même sur la pierre lithographique de la façon la plus satisfaisante.
Les traductions en diverses langues que l'on peut se procurer des livres sacrés ou philosophiques des Indiens sont toujours dignes de la sollicitude des orientalistes;
> Parabole de Venfant égarée formant le chapitre lY du Lotus de la bonne Loi, publiée pour la première fois en sanscrit et en tibétain , lithographiée à la manière des livres du Tibet , et accompa* gnée d'une traduction française d'après la version tibétaine du Kanjour, par Ph.-£d. Foucaux. Paris» 1854; in- 8*.
152 LA PARABOLE BOUDDHIQUE DE L'ENFâNT ÉGARÉ.
car, outre qu'elles peuvent présenter parfois des passages omis dans le texte original, ou au moins des variantes importantes, elles facilitent considérablement rinterprétation de ces livres, dont le sens, souvent obscur, réclame non-seulement un instinct supérieur des choses métaphysiques, mais encore des connaissances variées en philologie et en grammaire.
A part la version tibétaine du Lotus de la bonne Loi, il existe, en phisieurs langues étrangères, des traductions de ce remarquable ouvrage. La Bibliothèque impériale de Paris possède, entre autres, un exemplaire de l'édition chinoise intitulée Miao-fa-lien-hoc^king «Livre sacré de la fleur de lotus de l'excellente Loi ■. » J'en extrairai un passage qui, mis en regard de la traduction faite par M. Foucaux sur le texte tibétain, montrera suffisamment comment on a su rendre l'original indien sur le plateau de l'Himalaya et dans le bassin du fleuve Jaune. Ce passage est celui où l'enfant égaré, après s'être abreuvé de toutes les amertumes de la misère, se retrouve par hasard et sans s'en douter au seuil de la maison de son père qui pendant son absence a acquis d'immenses richesses :
> Il.exisle une autre version chinoise du Lotus de la bonne Loi qui doit se rapprocher beaucoup plus du texte sanscrit traduit par Burnouf que celle de la Bibliothèque impériale. Elle porte le titre de Tching-fa-koa-king (en 7 livres), titre qui répond au sanscrit Saddharma poundarika.
Enfin il existe un autre ouvrage sur le Lotus de la bonne Loi, désigné dans les recueils bibliographiques chinois sous ce titre : Miao-fa-Uen-hoa-kinglun, par Vasoubandhou ; en 2 livres.