LA PARABOLE BOUDDHIQUE DE L'SNFANT ÉGARÉ
je viens de rencootrer tout à coup; je n'ai rien à faire ici :
allons-nous-en donc là où est la demeure des pauvres; c'est là que j'obtiendrai de la nourriture et des vêtements sans beaucoup de peine. Je suis resté ici (assez) longtemps; puissé-je n'être pas arrêté ou mis en prison, ou encourir quelque autre disgrâce ! Qu'ensuite le pauvre homme, en proie aux frayeurs qui se succèdent dans son esprit, ne reste pas là et s'éloigne à la hâte...
Tut saisi de terreur. Cet homme (dit-il) est peut-être roi> ou bien il appartient à la classe des rois. Ce n'est pas là que je pourrai trouver à m'employer et à subvenir à mes besoins. Il vaut mieux que j'aille dans un pauvre village, près d'un fermier : là j'obtiendrai des vêtements et des vivres. Si je reste longtemps ici, on en viendra peut-être à me faire violence et à m*obliger à la servitude. Pensantainsi, ilprit la fuite...
Le Lotus de la bonne Loi renferme une série de paraboles bouddhiques^ parmi lesquelles celle de l'Enfant égaré est , en réalité , une des plus intéressantes. L'introduction qui précède le volume de M. Foucaux contient une série de détails relatifs aux Dharmas en général , et plus spécialement à celui qui renferme l'épisode qu'il nous fait connaître sous sa forme tibétaine. On y trouve également un résumé de la Maison embron sée^ parabole que Bouddha raconte et explique à ses disciples; enfin le savant traducteur y présente un parallèle de l'allégorie de l'Enfant égaré des livres bouddhiques avec celle de FEnfant prodigue de l'Évangile, qui, malgré quelques rapports assez singuliers, sont au fond fort différentes l'une de l'autre.
La traduction claire et suffisamment littérale de M. Foucaux, jointe aux notes qu'il a réunies pour faci-
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liter la lecture du texte de la Parabole, est un nouveau secours pour l'étude du tibétain, qui sera apprécié à sa juste valeur par les orientalistes, et surtout parles personnes qui suivent le cours du savant professeur à la Bibliothèque impériale.
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