HENBRIK HAMEL ET SA CAPTIVITÉ EN CORÉE
située entre le Japon et la Corée et dépendant de ce dernier royaume.
Au bout de quelques jours, Hamel et ses compa* gnons furent faits prisonniers par des soldats coréens. Ils eurent ensuite une entrevue avec un Hollandais nommé Jean Jans WeitevréCy qui, à la suite d'un naufrage, avait été retenu captif en Corée. La joie de retrouver si inopinément un compatriote leur fit oublier un instant la triste condition dans laquelle le sort les avait plongés ; mais leur joie fut de courte durée, car ils apprirent bientôt par lui qu'une coutume rigoureuse et cruelle ne voulait pas que l'étranger qui avait mis le pied sur le sol coréen en pût jamais sortir.
Par la suite, les malheureux naufragés eurent à souffrir toutes sortes de corvées et de mauvais traitements de la part des mandarins, et cela d'autant plus que quelques-uns d'entre eux avaient tenté de s'échapper du royaume sur un léger esquif.
Mandés près du roi de Corée, ils traversèrent les provinces de Tsyœn-la et de Ts'young-ts'yœng, d'où ils gagnèrent la capitale, nommée Sior '. A l'audience, ils apprirent officiellement l'arrêt irrévocable de leur
par 33*» de latitude nord et par 124*» de longitude orientale, méridien de Paris. Voy. dans ce volame p. 75, et pour plus de détails l'encyclopédie japonaise Wa-kan-san-saï-dzou-yé, liv. XIU, f® 18.
' C'esVévidemment le même nom que Seoul^ donné à la capitale de la Corée (voy. mes Études asiatiques ^ p. 108), un seul caractère servant à noter, en coréen comme en japonais, les sons I et r de nos alphabets.