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LIVRES ÉLÉMENTAIRES

DES ECOLES CfflNOISES.

LE TSIEX'TSZE'iTEN,

Le Tsien-tsze-^en est le principal livre dont on se serve en Chine pour initier là jeunesse aux éléments des sciences, de l'histoire, et, en un mot, de toutes les branches de la littérature nationale. Il renferme, ainsi que rindique son titre, mille signes idéographiques qui ne se représentent jamais deux fois dans le corps du texte et qui sont combinés de manière à former des vers comprenant tous également quatre caractères. Le rhythme et la rime j ont été observés, malgré les immenses difficultés que présentait la rédaction d'un ouvrage classique dans de telles conditions.

L'auteur, Tchœou Hing-tszey fut chargé de composer ce curieux et singulier petit livre par l'empereur Wou-ti^

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fondateur de la dynastie des Liang % qui désirait réunir en un seul texte mille caractères qu'avait écrits un célèbre calligraphe de son temps, le ministre Wang Hi-tchi. Pour satisfaire au désir de ce prince, Thistoire rapporte que Tchœou Hing-tsze composa le Tsien-tszetven en une seule nuit, ce qui lui causa une telle fatigue que le lendemain, dit la légende, ses cheveux et sa barbe étaient devenus absolument blancs.

Au début de Touvrage, Fauteur trace à grands traits un tableau de la nature et de ses productions. Il traite ensuite des vertus des premiers souverains, des facultés de rhomme et de ses devoirs envers la société. Puis il passe en revue les splendeurs de la Chine, de sa cour, de ses palais, etc. Enfin il achève son travail par un coup d'œil rapide sur la vie privée des Chinois, l'agriculture et les arts.

De nombreuses traductions du Tsien'Uze'wen ont été publiées par les peuples qui avoisinent la Chine ou qui en sont tributaires. Nous possédons déjà plusieurs de ces traductions, notamment celles en langues mandchoue, mongole, coréenne, japonaise ■. Il en existe

' Règne de 502 à 550 de notre ère.

> Voici la liste des principales versions orientales du Tsien-tszewen qui existent, à ma connaissance, dans les bibliothèques de FEurope :

A. — Hoét-youen Têien-tsze'tDen. Belle édition appartenant au Recueil des livres élémentaires des Chinois, publiée en 1800. (Collection Klaprolh.)

B. — Sin-ts^ien-tchoung-ting Tsien-tsze-wen tsien-chou. Nouvelle édition commentée, in-S*". (Collection Klaproth.)

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également des versions tibétaines et siamoises, mais je ne sache pas que jusqu'à présent il en soit parvenu .d'exemplaire en Europe.

Les amateurs de paléographie chinoise trouveront un grand intérêt dans l'étude du Livre des mille ca* ractères, car les Chinois se sont appliqués à en donner des éditions dans tous les genres d'écritures anciennes et modernes qu'ils connaissent. Le dépar-

ti. — Goun-den Sen-zi-mon. Édition accompagnée de notes japonaises, par le docteur Mogami San-si. Yédo, 1515; in-8^ (Collection Siebold.)

L — Kwa-in-zyou-'tai Sen-zimon kô-mok. Édition avec les diverses formes de tous les caractères, une table des clefs chinoises en écriture antique et moderne, une liste des nanori ou prénoms japonais, et une version littérale japonaise par Nisi-kamé-son. Myako^ 1756; in-8». (Coll. Siebold.)

C. — Wang ycoutun-tchi-ckou Tsien-Uze-wen, Édition en lettres blanches sur fond noir, par le calligraphe Wang Yœou-tun ; in 8*. (Coll. Siebold.)

J. — Si'teï Sen zi-mon. Édition en quatre écritures différentes (kiai-hing-chou « écriture courante moderne », tsao-chou « écriture cursive », li-chou « écriture des bureaux », tchouen-chou «t écriture antique »), avec la notation des prononciations sinicojaponaises en écriture kata-kana, et la traduction japonaise du texte en écriture fira-kana; in- 12 oblong. (Bibl. impériale de Paris.)

K. — Ir-ts'ycm kour-tsàkour-wor. Édition avec la prononciation figurée et la traduction en coréen; ia-A'*, (Biblioibèque du Département asiatique, à Saint-Pétersbourg.)

On trouve également le Tsien-tsze-wen reproduit dans les annexes de divers ouvrages de philologie publiés en Chine et au Japon.

Aux éditions indigènes qui viennent d*étrc citées, on peut ajouter

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