‹ Variétés orientales historiques, géographiques, scientifiquesChapitre 49 sur 86 · DE M. ARIEL, DB PONDICUÉRT · texte numérisé non relu

DE M. ARIEL, DB PONDICUÉRT

plaire de Tédition indienne du MaMhhdratay complètent cette partie de la bibliothèque de M. Ariel.

La série des textes tamouls publiés dans Flnde se compose de trois cent soixante-quatre volumes, dont trois de format in-f ', vingt-huit in-4«, cent treize in-8», et cent vingt in-42 ou de plus petite dimension '. Cette série, sur laquelle votre attention mérite de se fixer, vous paraîtra considérable, surtout si vous songez avec quelles difficultés on parvient en France à se procurer même dts opuscules en cette langue, presque totijours d'un intérêt fort équivoque.

Quelques volumes de cette série ont particulièrement attiré notre sollicitude, tant par les ressources qu'ils offrent pour rétude de la langue tamoule que par leur intérêt au point de vue de Thistoire de la littérature encore si peu connue de l'Inde méridionale.

Un de ces volumes renferme une traduction française commentée et annotée du Daya Krama Sangraha de EL Sricrisna Tercalancara*, manuel de droit civil, principalement destiné à traiter de la Succession chez les Indiens, et qui parait être un des ouvrages les plus clairs

■ Il parait que la collection des livres imprimés en tamoul recueillis par M. Ariel n'est pas parvenue en entier à la Société asiatique, car, dans une lettre en date du 6 mai 1863, le savant archiviste dit que sa bibliothèque renferme déjà 6&0 imprimés et 450 manuscrits.

> Daya Crama Sangraha^ augmenté de notes et de passages du Mitacshara, et suivi de quelques observations sur l'adoption et le pouvoir testamentaire chex les Hindoux, par G. Orianne. Pondichéry, 1843; in-8*.

qu'ils aient composés sur la matière. C'est, comme la plupart des écrits de droit hindou , un livre basé sur les anciens codes religieux du pays, et dont le fonds appartient à ce que les indigènes appellent sroutiy loi entendue ou révélée, tandis que les développements nommés sntriti, loi conservée par la mémoire, comprennent ce que des législateurs considérés comme inspirés ont transmis y de génération en génération, à leurs disci«pies '.

De nombreux documents sur les origines, Thistoire et la condition des castes de llnde figurent dans la riche série tamoule de M. ArieP; malheureusement la plupart, publiés sans aucune traduction européenne, sont trop peu connus pour qu'il puisse en être fait une mention explicite dans ce travail.

Les ouvrages de littérature proprement dite sont de beaucoup les plus nombreux dans la série qui nous occupe, et, à part les versions tamoules d'ouvrages sanscrits, nous y voyons figurer des traductions tout à fait modernes de divers autres ouvrages orientaux et euro*

> Les Smriti, autremeDt désignés sous le titre de Dharma- Sdstra^ portent d'ordinaire le nom de leur auteur véritable ou supposé. C'est ce qui a lieu pour le Manava-Dharma-Sâstra, ou Lois de Manou, dont on doit une traduction française à M. Loiseleur- Deslongcbamps.

* On se bornera à citer Fouvrage suivant, comme l'un des plus étendus de la collection :

Treatise on Hiadoo Castes, or a GonTersation on ttie origin of Hindoo Castes, explained according to natoral philosopby, by Gtiarles Simeon. Madra», Moou ^mil Villaccom Press, 1852 ; in-A<* min. •

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péens. Les Mille et une Nuits, ce brillant produit de rimagination musulmane, dont on a donné des éditions complètes ou des extraits dans la plupart des langues du monde ', figurent également dans la littérature tamoule*. C'est un des ouvrages dont pourront se servir avec le plus de fruit les personnes qui voudront s'initier à la connaissance du plus important idiome de rinde dravidienne.

Un autre volume, qui porte en tamoul le titre de Nîdi nérH vilakkam^y « la Lumière du sentier de la vertu», nous donne le texte original et la traduction d'une sorte d'anthologie indienne, à laquelle l'éditeur a joint un vocabulaire pour l'usage des étudiants, de nombreuses notes et, en appendice, la liste des mots d'origine sanscrite renfermés dans l'ouvrage. Le style

' Une bibliographie des versions en toutes langues des Mille et une Nuits ne manquerait pas d'intérêt et serait plus étendue et plus variée qu^on ne le pense généralement.

^ La collection Ariel possède notamment les deux ouvrages suivants :

A, -^ Les Mille et ane Nuits, tradaiies en tamoul par GangâdharaTattiyar. S, L n. d.; in-16, sans titre (Collectioa Âriel, B, 51).

B. — Tbe Arabian Night*s Entertainments, carefully revised, and occasionally corrected from ibe Arabie to which is added a Sélection of new taies ; by J. Scott. Accompanied by an élégant translation in tamil, by P. Gnanapragasa Moodeliar. Madras, 1825; in-ft». (Le !•' vol.)

G. — The History of tbe Three apples, from the Arabian Night's Entertainments. To which is added a correct translation in tamil, by P. Saravana Moodeliar, grand-son to P. Gnanapragasa Moodeliar. Madras, Literary Press, 18i!»l ; in-52 de 61 pp.

3 T?ie Nidi nerH vilahham of Cumara Guru Para Tambirân, containing a hundred and two stanzas on moral subjects, by H. Stokes, Esq. Madras, Vepery Mission Press, 1830; in-8**.

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du Nîdi nefi vilakkam rappelle , par la forme , les petits poëmes composés par les Chinois pour Tinstruction de la jeunesse ' ; mais il a été écrit pour des personnes d'un âge plus avancé.

La plupart des ouvrages tamouls de cette série sont publiés sans traduction et sans la moindre note en langue européenne pour en faire connaître le sujet. Il est donc probable qu'il en est, parmi les plus importants, qui ont échappé à notre attention. Nous pouvons cependant compter au nombre de ceux-ci le Nân'avettiyân'kadœ, conte du sage Vettitjân (distributeur d'eau des villages), attribué à Tirouvallouva , l'auteur des Kour*al; le Tolkâppiyam (ancien poBme), par un disciple à'Agastya, auquel les Tamouls attribuent la création de leur idiome; une grammaire avec commentaire, par Natchindrkkiniya y célèbre grammairien indigène; le Périyopourânam (grand pourâna), renfermant l'histoire légendaire des nombreux saints çœva des provinces dravidiennes % etc., etc.

Enfin nous devons au moins mentionner quelquesuns des écrits du père Beschi^, Tun des Européens qui

» Voyez sur ces poèmes à la page 163 de ce volume.

' Il existe dans la collection Ariel plusieurs exemplaires de ces ouvrages, les uns imprimés, les autres gravés sur feuilles de palmier. M. Vinson, notre savant collègue de la Société d'Ethnographie, dont on connaît les profondes connaissances en tamoul, nous fait espérer une analyse détaillée de ces curieux écrits.

3 Constant- Joseph Beschi naquit en Italie, vers 1670, et entra dans la Compagnie de Jésus, qui l'envoya en mission apostolique dans rinde. Arrivé dans ce pays, il s'adoona à Tétude du sanscrit,

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