‹ Variétés orientales historiques, géographiques, scientifiquesChapitre 53 sur 86 · DE H. ARIEL, DE PONDIGHÉRT · texte numérisé non relu

DE H. ARIEL, DE PONDIGHÉRT

quatre védams, savoir : le Randjou-védam , V Ezour^vêdam , le Sama-vêdam et Vj^darenvana-védam '. De ces quatre védams sont sortis plusieurs autres védams.

« Après avoir créé toutes ces choses , et jouissant de tout le pouvoir, nous oubliâmes FÊtre suprême, et nous créâmes neuf autres bramas (patriarches) , qui sont : Atrt, Baradouaja^ Fissouamitray Ingaricha, Pollastia^PouUaa, Croiom^Djadcha et f^achxsta *, Ensuite nous créâmes huit dieux qui sont ceux qui président aux huits points cardinaux de cet univers, qui sont : Naroudi, Noudana, Sanàtana, DJanatkoumdra et leurs enfants, qui furent huit dieux; huit autres furent créés après, nommés Achtavasou^ qui sont : Fichnou, Sùma^ Praàhava^ Praboikha, etc.

« Dix autres esprits célestes furent après créés, savoir : Svayambhouva y Svarotchicha^ Outtama^ Tâmasa, Raïvata^ TchakcUoucha, Faïvasvafay Souriasavami, Dakckasavarniy Indrasavarni, Rouddrasavarni ; et après deux autres, Datta et Fkidatn.

« Ensuite il est sorti de moi Sànkara^Mourouga^ Narada , Baydchadiou, [AyrbrandoUy Pinaqui, Pavanécroupa, Cap" pary, Nabbavouf] , et de plus Narava, les Ecadaçaroudra, Canapati , ChanmoukOy Falrava, Firabhadra, »

Une notice de M. Ariel, sur le suicide religieux et sur les vœux sanguinaires des Indiens, bien qu'elle soit écrite sur des lambeaux de papier le plus souvent diffi-

» Les quatre Véda^ savoir : Rig-védutt la science des h3rmnes », Yadjour-vêda « la science de l'adoration )>, Sâma-véda « la science de l'apaisement », Atharva-véda «< la science de la conciliation ».

* Ou, suivant une autre nomenclature (huit) : Atri^ Bharadhwacya, Angira, Poulastya^ Poulaha, Kratou, Dakcha, Vasichta. (Voy. Lois deManou, I, 35.) La liste du texte est celle des Ci vaistes : Airi, Bharadvadjc, Viçvdmitra, Anffira, Poulastya, PoulahOy Kratou, Dakcha, Vuiichta.

200 LA BIBUOTHÈQU£ TAMOUL£

ciles à déchiffrer, m'a semblé également de nature à être insérée dans ce rapport. En yoici les principaux passages :

Depuis quelque vingt-cinq ans, la civilisation brahmanique , longtemps respectée dans son intégrité, a peu à peu tu disparaître une grande partie des horreurs dont elle était souillée par des préjugés séculaires et les aberrations du fanatisme. Uœuvre difficile et dangereuse d'extirper ces affreux usages, de guérir cette double plaie du suicide et du meurtre religieux, qui caractérise d'une manière si repoussante le paganisme indien, est aujourd'hui presque accomplie; et le voyageur qui rien-» drait étudier ici ce point de vue de Fancienne couleur locale ne rencontrerait ni satis brûlées avec le cadavre de leurs maris, ni thags s'étranglant dextrement par dévotion, ni ràdfjpouts immolant leurs filles. Les pèlerins ne s'étendent plus sous les roues du char de Djagamàth; ils ne se noient plus à Sâgor; ils ne s'enterrent plus au ras du sol sans certitude de n'y rester que le temps nécessaire pour recueillir une honnête aumône. Les faits d'autrefois ne se présentent qu'isolés et à de longs intervalles : OD peut même dire qu'ils ont cessé comme condi-^ tion sociale.

Le gouverneur de la Compagnie et les missionnaires anglicans rivalisent d'efforts pour répandre au sein des provinces de l'Inde, à côté de l'amélioration dans les mœurs, les bienfaits de l'iDstruction et les lumières du christianisme. Dans les lieux les moins accessibles, qui servent de retraite aux derniers débris des populations autochthones, le génie civilisateur va trouver ces tribus intéressantes et les soustraire à la barbarie. C'est ainsi que nous avons vu et voyons encore chez les Mairs, les Bhills, les Santals, les heureux effets de la sollicitude étrangère et les travaux de la vie agricole remplacer chez eux l'habitude de la rapine et du brigandage.

A côté de ces succès s'en prépare un autre qui aura toute l'importance de la suppression des satis ^ des thags et des in-> fantiçides. Nous parlons de l'abolition qui ne peut mander

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