‹ Variétés orientales historiques, géographiques, scientifiquesChapitre 58 sur 86 · PADMINI · texte numérisé non relu

PADMINI

KatirahéisyçLp

Celle qui est jolie comme le bouton du lotus, (iont le corps a l'odeur du lotus fleuri, un parfum divin, dont les yeux sont timides comme ceux de la gazelle et rouges aux paupières > dont les deux seins inappréciables ressemblent à des fruits du vilva;

Celle dont le nez e^t pareil au bouton du sésame, qui vénère et adore sans cesse les brahmanes, et son père et les dieux, qui a réclat des pétales du lotus azuré ou la splendeur du tcham-paka, dont Tombelle d*amour est telle que le calice épanoui du lotus;

C^lle qui marche doucement avec grâce, comme le royal cygne; qui , délicate , a la taille ceinte de trqig plis, I9 vqix ^\\

218 LA BlfiUOTHiQUE TAMOULE

cygne, une toilette élégante, qui aime les aliments doux , purs, légers; qui a une pudeur extrême , à qui plaisent les blanches fleurs et les blancs vêtements ; Celle-là est une PadminL

La femme qui a les yeux purs comme le lotus blanc, les dents charmantes comme le jasmin , la taille mince ceinte de plis, la chevelure onduleuse, longue, épaisse, le nez extrêmement fin, les mains et les pieds roogeâtres, le sein ample et de belles hanches, est une Padmini;

Elle a un visage qui sent le lotus, la PadmM, de belles joues ; elle marche lentement ; elle a ce qui est caché petit (profond) de six doigts ; elle se platt à Taumône, au bien; elle agît purement, elle aspire aux paroles des sages ;

Elle aime les vêtements blancs ; elle est dévouée, ornée de bijoux à perles; elle aime les blanches fleurs; elle est aimable et recherche les aliments doux ;

Elle fuit rassemblée des malhonnêtes gens; elle est honorée par tous les bons. Le Pon/cAd/a , doué de qualités analogues, doit avoir en partage la Padmini.

De petites pièces de poésie tamoule se rapprochent de celles qu'on vient de lire, témoin celle-ci, qui est extraite de YAsadikkâvaé :

Combien est grand le charme que m*a donné la belle aux longs yeux de cyprès ^ sur le beau mont Asadi, où règne le dieu aux cinq flèches ' !

' On entend sous ce nom le dieu de lamour, le Kdmadéva (dieu des désirs) des Indiens, le Tpwç des Grecs. Ce dieu, suivant quelques auteurs, était fils de Vichnou , une des trois incarnations de Brahmà, et de Lakchmi, déesse de la beauté. 'Suivant un autre récit, il fut produit d'abord dans le cœur de Brahmâ, et apparut sous la forme d'une belle fenmie que le dieu créateur regarda avec une voluptueuse émotion. On le représente ordinairement comme

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