‹ Variétés orientales historiques, géographiques, scientifiquesChapitre 59 sur 86 · DE M. ARIEL, DE PONDIGUERT · texte numérisé non relu

DE M. ARIEL, DE PONDIGUERT

Le pic de la montagne, le lae , les eollines situées près du lac, la forêt, Tarbrisseau, en voyant tout cela, il me semble que c'est elle !

D'autres fois la poésie tamoule descend au genre en-

UB beau jeane homme , quelquefois à cheval sur un perroquet , accompagné de nymphes dont Tune porte sa bannière, qui consiste en un poisson sur un champ rouge. Les poètes racontent que ce dieu ayant lancé une flèche à Ci va pour développer en lui une ardente passion pour son épouse ParvatI, Çiva, furieux de cette attaque, le réduisit en cendres, ou, suivant d'autres auteurs, en une pure essence mentale, au moyen d'un rayon de feu qu'il darda de son œil central; mais bientôt Çiva, se radoucissant, annonça que l'Amour renaîtrait sous la forme de Radjouma, fils deKrichna, et dans le sein de Màyà, déesse de TlUusion. L'arc de l'Amour est fait avec des fleurs, la corde en est formée d'abeilles, et ses cinq flèches portent chacune au sommet un bouton de fleur consacré ou présidant à l'un des cinq sens. C'est le maître ou seigneur des Apsaras « nymphes ». — Conmie dieu du Désir, il porte le nom de Kdma « désir», ou Kdmadéva « Dieu du désir », Kdmana a celui qui désire». On le nomme aussi: Rdma « celui qui est heureux », Ramanay Ramati ou Ramila « celui qui fait désirer », Çringfùira'yofU « qui a pour matrice la passion», Bagaraéjou «qui est le lien de la passion », Ragavmta « qui est la tige de la passion », Ragatchauma « qui pulvérise par la passion » (?), Ratandritcha « qui attire la femelle à la copulation », Manmatha « qui agite le cœur », Madana « qui rend fou », Darpdka « qui enflamme », Kandarpa « qui enflamme Brahmà •, Manasidja « né dans le cœur», Tchittadjanma ou Manotttfjamma « né de la pensée » , TchUtabhou « qui est par la pensée » , Monobhou « qui est par l'esprit », Manasiçaya ou ffridtchaya « qui dort dans le cœur », Manouyoni a qui a pour matrice la pensée », Ananyaâja ou Atmdbhou « qui n'est pas né d'un autre», Atmayoni m qui n'est pas sorti d'une autre matrice », Smara «qui fait souvenir », Ananga « sans corps », Makarahétou, Ijéchakétana, MinahUana ou Makaradkwadja « qui a pour bannière un poisson » , Pouchpadanou^ PouçhptUchapa , Kausaumakarmauka ou Pauch-

2M LA BlBUOTHiQUB TÂMOULE

fantin et se complaît dans les jeux de langage ou d'harmonie imitative , témoin ces passages :

IDAÊKKÀDAft.

Sur un arbre voisin du bord d'une rivière , une oomeille était perchée. Ka^ka^hay disait-elle. — En bas se trouvait un berger sans flèches pour Tattefudre..,.. Tt,tt^ tty finsait-il.

Une femme, belle parmi les femmes, montée sur un éléphant^ 8*agitait ( adakkikkudakkikhardttattadcpihi) , ruminant, mâchonnant, les tempes ruisselantes : m, m, m; m, my m; m^m, murmurait Téléphant.

Les kur*ai sont taillés n^euus comme un grain de moutarde creusé et gorgé des sept océans.

Dan^ trois fortes liasses nous avons trouvé Tébauche d'une Grammaire comparée des langues dravidiennes

paçaraçana « qui a des flèches ornées de fleurs » , Panchavana , Panckaçara ou Panchéchou «qui a cinq flèches» , PQUchpakéUm « qui a pour symbole une fleur », Soundara « le Beau », Mara « le Destructeur n^içwara « le Maiire », Çamàntaka « le Destructeur du calme ( religieux ) », Iradja « qui est né de Teau » , Ratiramana ou Ratipati «• répoux de la Volupté». — En tibétain, suivant M. Foacaux, on emploie également, pour désigner FAmour, toute une série d'expressions variées, dont les principales sont : Dodpa « le Désir», Dodpaïlah « le dieu du Désir », Ganuûi-dagpô « Tcpoux de la J<Me», RgaS'bied « celui qui rend vieux », etc. — Ajoutons enfin les appellations suivantes tirées du tamoul : OurouvUi « sans forme », Vénildn » le dieu de la canicule », Tingalvenkudxyôn' « celui qui a un blanc parasol de lune », TéiCdaV Vérin* an* « celui qui a pour char le vent du sud », KarouppouvilU « qui a un arc de canne à sucre », Vél « jeune hoimne de IS à 20 ans », etc.

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