‹ Various Periodicals: La Minerve françaiseChapitre 8 sur 12 · CHAPITRE XXir · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXir

Sj-mptômes d'union.

Je connais deux espèces de fraternité : la première réunit tous les citoyens d'un même état , la seconde réunit le» peuples entre eux ; celle-là est l'objet que se proposent les gou\ernemens sages, celle-ci est le but que cherchent à atteindre les hommes éclairés. L'alliance des peuples a long-temps passé pour une chimère ; serait-elle au moment de se réali'ier? IJAllgemeineZeilimg., après avoir déploré ces longues inimitiés nationales qui ont coûté tant de sang à ri'.urope, ajoute ces paroles remarquables: Nous attendons l'ouverture de la chambre des députés de France comme si c'était la représentation nationale de notre pays;

n'avons-nPUî, [iis laison ? Les vrais intérêls des peuples ne peuvent êlre séparés. Chaque victoire remportée par l'esprit humain, dans quelque étal que ce soit , est un gain général.

Un journal anglais, le Star professe la mcme doctrine; la cause de la liberté , dit-il, est la même sur toute la surface de la terre ; les peuples doivent repousser tout ce qui tendrait à les désunir. Les patriotes français nous en donnent l'exemple ; ils célèbrent à Paris l'honorable mémoire de sir Samuel Komilly.

Le correspondant parisien du Times remarque que les hommes divisés d'opinions peuvent néanmoins être Unis par leur amour pour le bien: cet aveu est précieux pour les hommes qui savent d'oii il part; aussi croyons-nous devoir le consigner ici et en prendre acte pour l'avenir; l'habitude de la décence et des égards, dit ce journaliste, s'établit peu à peu parmi nous; elle ne s'y perdra point , pourvu que le gouvernement se renferme franchement dans la charte; il n'a pas d'autre chemin devant lui; le reste est un abîme. J.-P. P.

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