PREMIER SABBAT
Il y avait autrefois un vieux sorcier , qui faisait périodiquement le sabbat dans un journal défunt, c'est-à-dire, qu'il y faisait les cornes à tout le monde , sans m'excepter. Ce garnement-là , c'était moi.
Je crois que je suis un peu oublié maintenant , surtout des personnes qui ne me lisaient pas dans ce temps-là , et qui forment bien certainement l'immense majorité des Français. Mais je parviendrai bientôt à gagner une seconde fois mes éperons sur un cbamp de bataille littéraire où il y aura, j'espère, beaucoup de blesses , peut-être même quelques tués , et cependant , personne de mort , comme dit le proverbe ; car il faut que tout le monde vive , et surtout les sots , puisqu'ils sont ici-bas pour nos menus plaisirs.
Pareil à nos vieux soldats , qui, rongeant leur frein sur l'autre borel de la Loire, ne demandaient que des cartouches et des Prussiens , je ne demande que des plumes et ces ridicules : de tout cela , Dieu merci , il ne manque pas encore d'oisons en France pour m'en fournir. Je me propose même incessamment de pu! lier la collection de mes œuvres diaboliques par souscription. Je dirai de plus , sans vanité , que tous les libraires de Paris se disputent déjà l'honneur d'y coopérer , tant ils comptent sur la malice humaine.
Ce n'est pourtant pas sans peine que je me suis dé-
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cidé à rentrer dans la carrière , après avoir passé quelque temps en province , oii l'on m'avait envoyé par une grande injustice. A Saint*Amand , que j'ai habité presque tout l'été dernier, je ne me suis pas permis d'autre passe-temps, que de faire l'éducation d'un honnête jouvenceau dont tous les journaux ont raconté l'histoire. C'est celui qui déterrait les paroissiens pour les manger, et que la justice qui n'est pas Thémis , vieut de troubler dans l'exercice de ses innocentes fonctions. C'était un petit homme romantique que je m'étais plu à former ; je lui avais fait lire les meilleurs traités d'anthropophagie, Han d'Islande , le Vampire et les Vampires , etc. Enfin , je suis rentré à Paris , et j'y végétais paisiblement , ne songeant à rien , car je ne songeais pas à mal , quand un de mes vieux amis de la nouvelle école est venu s'asseoir au coin de mon feu, avec l'intention d'y jeter de l'huile , comme on va le voir par le dialogue suivant qui s'est établi entre nous deux.
— Eh bien ! sorcier, qu'est-ce donc? vous restez oisif et muet ; vous vous préparez sans doute bientôt à brûler votre manche à balai en guise de bûche. Est-ce que vous auriez par hasard lancé tout votre venin ?
— Non , mais je suis devenu bénin.
— Et cependant les classiques lèvent la tête ! Tu dors , sorcier...
— Quel diable de verbiage venez-vous me conter? Qu'est-ce que cela me fait à moi ? vous savez bien que je n'ai jamais été ni classique ni romantique.
— "Vous, vous êtes romantique comme Satan lui-
même. Vrous ne vous en cloutez pas; mais les Classiques vous en ont donné le brevet.
— C'est une calomnie dont je les ferai bien repentir.
— A la bonne heure , mon petit sorcier ; fâchezvous. Un sabbat, morbleu ! un sabbat.
— Et où le fourrer , s'il vous plaît , au nom du ciel et de l'enfer? Il n'y a plus de Muse, plus dC Oriflamme, pJus de journaux romantiques , puisque romantique y a.
— Vous avez le Mercure.
— Je n'en veux point.
— C'est pourtant bien votre affaire, puisqu'il paraît périodiquement le jour du sabbat. Cela semble un fait exprès.
— Cette circonstance assurément serait bien faite pour me séduire. Cependant....
— Cependant quoi?
— On m'a sans doute donné aussi, à mon insu, un brevet d'éteignoir, parce que j'écrivais dans Y Oriflamme.
— Oui ; après ?
— Je pourrais donc vous dire que le Mercure est libéral, autant qu'il peut l'être; mais, comme je sais garder partout mon indépendance , ce n'est pas là ce qui m'arrête. N'est-ce pas MM*** qui le dirigent aujourd'hui ?
— On le dit ; ensuite ?
— Je pourrais donc vous confier qu'ils sont mes ennemis ; mais ce n'est pas cela non plus; c'est, au contraire , une raison pour qu'ils me traitent mieux
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que leurs amis , auxquels ils jouent quelquefois des tours pendables. Le fait est qu'ils ont plus de malice que moi , et plutôt que de m'exposer à me voir sans cesse humilié par un pareil voisinage, j'aimerais mieux me réfugier , je ne sais où ; à l'Académie , par exemple ; je n'aurais là rien de semblable à redouter.
— Considérez donc cependant que tout prononcé qu'on soit, comme romantique et connue libéral', les royalistes et les classiques respectent ceux qu'ils craignent. Dès qu'ils publient quelque chose , c'est un chorus universel d'éloges. Or , on ne les doit pas toujours à son talent seul; par le temps qui court, le talent seul ne fait pas de ces prodiges !
— Je ne le suppose pas.
— Et vous-même, sorcier, dans le temps de votre gloire et de vos sabbats , vous avez fait imprimer un petit ouvrage anonyme , que tout le monde savait être de vous. De tous ceux que vous harcelez journellement, personne alors n'a osé vous draper, et ce n'était pourtant pas faute qu'il ne prêtât largement à la critique. It est donc bon quelquefois de se faire craindre , dans la république des lettres comme ailleurs.
— Il est vrai que j'ai deux opuscules à faire paraître incessamment, et je ferais bien de me remettre, dès à présent, à chanter pouilles aux gens, afin de me ménager leur indulgence. Mais mon absence m'a rouillé, et je ne sais plus qui je dois mordre. Je vous ferai un sabbat, si vous me fournissez un sujet intéressant.
— Le grand barde Baour ! faites-le repentir de sa dernière satire.
— ]S'a-t-elle pas déjà assez ennuyé le public ? On en
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jrç4 le MERCURE
a parle d'ailleurs dans un des derniers numéros du Mercure
— Justement; mais pour qu'on n'y revienne plus, tuez-le de ce coup-ci.
— C'est impossible; il a résisté trente ans aux épigrauimes de Lebrun, à l'indifférence des lecteurs, aux bâillemens du parterre ? Et puis , tout est dit sur son compte, trouvez-moi quelque chose de piquant et de neuf, qui ait rapport à lui.
— Voloutiers ; vous direz que c'est un...
— Non, parbleu! D'abord , ce n'est pas neuf; mais ensuite, comme vous devenez mauvaise compagnie, mon ami ! On dirait que vous ne voyez plus que des gens de lettres de la bonne école. Rappelez-vous les fameux Je ne dis pas cela du Misanthrope. Le penser , soit ; mais le dire.... fi donc !
— Vous ne me laissez pas achever; il y a un trait fin là-dessous.
— Quelle finesse !
— Oui; car il nous reproche de ne. pas savoir l'orthographe, et pour lui prouver que nous l'avons apprise, tous lui direz son fait en trois... Devinez, sorcier; je vous le donne en trois à vous-même.
— En trois lettres , probablement.
— Vous lui direz qu'il n'est qu'un... en trois mois*.
— Pas trop mal , mon cher ; mais il est dur de faire passer pour tel M. Baour, en vers; en prose, à la bonne heure ; les Contes d'un philosophe grec et sa conversation sont là.
* M. Baour a publié jadis des satires intitulées : Deux mots et Encore un mot.
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— Eli bien ! vous fui conseillerez do lire le Voyage autour de ma Chambra , et de se bien pénétrer de la distinction savante que M de Maisfre y établit entre l'aine et la bête. Il verra alors quelle est la partie de lui-même qui se mêla du travail d'esprit, et il s'apercevra peut-être qu'il a reçu de la nature, pour aligner des syllabes, ce que possédait l'auteur du Lépreux pour se brûler les doigts en faisant son café.
— Et son ame, que fait-elle pendant ce temps-là?
— Elle s'occupe à expédier par la poste des exemplaires de la Jérusalem , aux souverains qui n'ont pas pu en avoir lors de la première édition.
— Mauvaises plaisanteries !
— Dans les bêtes il y en a de fort distinguées. Que diriez-vous, si nous l'appellions un aigle?
— L'ironie serait forte.
— Il ne trouverait pas au contraire le coup d'encensoir assez bien lancé ! Mais j'en viens au plus grand de mes griefs. Écoutez ces vers bouffons :
Auger d'un coup de foudre
A frappé votre Muse et l'a réduite eu poudre;
Voyez dans une note que «< la Muse française était » un journal où les romantiques se grattaient à qui » mieux mieux les uns les autres, tandis qu'ils lan- » çaient le coup de pied de l'âne aux pauvres classi- >■ ques aux abois. >■> J'ouvre celte Muse , et j'y lis textuellement, après une citation de vers assez longue, surtout au gré des lecteurs :
« De pareils vers répondent victorieusement à toutes » les critiques. Cette poésie semble née sous la baguette » même d'Armide. Elle rend avec une merveilleuse
• fi*
» perfection tout l'éclat du modèle ; le miroir de 1a » magicienne ne reproduirait pas plus fidèlement ses » attraits, et nous aimons à prédire que l'ouvrage » dont ce morceau est extrait, vivra aussi long-temps » que la langue française. » Le tout suivi d'une autre période d'éloges plus emphatiques encore, s'il est possible. Quel est le malheureux classique qu'on maltraitait ainsi ? M. Baour.
— Quel est le coupable romantique qui a osé signer de pareilles faussetés ?
— M. Alexandre Soumet.
— C'est cela ; j'aurais dû m'en douter. Ce pauvre Soumet ! je l'aime de tout mon cœur. Je vous en demande bien pardon pour lui ; vous sentez bien qu'il n'en a jamais pensé un traître mot. Il n'était pas académicien encore ; c'était le cardinal de Moutalte au conclave; à présent le voilà Sixte -Quint; il s'est redressé , il a jeté ses béquilles , et il dit d'une grosse voix : Ego sum papa.
— Papa ! papa ! tout cela n'excuse pas l'ingratitude de M. Baour. Que dira-t-il pour s'en justifier ?
— Il dira qu'il a encore fait faire cette fois ses notes par MM. Buchon et Trognon.
— Il devrait se souvenir que ces deux hommes de talent ont pris leur revanche. Mais, puisque l'adulation est un mets trop fade pour lui, essayons de la franchise , de la franchise absolue , sans détour , sans ménagement.
— Vous me faites trembler.
— M. Baour en veut beaucoup aux jeunes auteurs , parce qu'il les soupçonne de n'avoir pas pour lui au fond du cœur toute l'admiration qui lui est due ; il ne
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se doute certainement pas de l'excès auquel ces malheureux poussent l'irrévérence à son égard. Il faut qu'il le sache enfin.
— Là , là ! doucement !
— Sorcier, les romantiques vous font l'honneur de vous choisir pour leur organe. Ils vous chargent par ma voix de le lui apprendre.
— Grand merci de l'honneur et de la commission! Allez le lui apprendre vous-même.
— Non, c'estvousquiluiraconterez toutendouceur, sans vous fâcher, que nous ne lui reconnaissons que le talent d'aligner des syllabes, en comptant sur ses doigts jusqu'à douze; que loin de le croire immortel , malgré son titre de quarante, nous adhérons à l'ancien distique d'Andrieux; que nous le tenons pour bien et dûment mort et remort; et que si nous , de notre côté, nous avons un remords , c'est de ue lui avoir pas toujours dit ses vérités avec candeur.
— ■ Je ne dirai jamais cela , mais je publierai notre entretien en dernière réponse à son dialogue.
Et là-dessus, mon colérique ami s'éloigna; et je m'acquitte ici de ma promesse. J'espère que ce sabbat innocent tombera sous les yeux ou plutôt sous les lunettes de M. Baour. J'ai remarqué que si peu lu qu'on fût quelquefois , le bonheur voulait toujours qu'on le fût par les gens à qui l'on adressait des complimens aigres doux.
Le Tartufe moderne , par M. de Mortonval *.
On l'a dit bien souvent, notre siècle est plus grave que le siècle dernier ; ce n'est pas que nous ne tenions à nous amuser; nous trouvons, ainsi qu'un des personnages du roman dont nous allons rendre compte, que la vie est courte , et nous consentons volontiers à rire pour mieux la charmer ; mais nous voulons que l'amusement du passé nous laisse autre chose qu'un souvenir vide de toute instruction, et nous aimons à railler surtout ceux que nous haïssons ou que nous méprisons. De-ià le succès des romans historiques et la vogue extrême que depuis quelques années ont obtenue toutes les réimpressions et représentations de ce bon M. Tartufe. L'auteur du nouveau roman, M. de Mortonval , qui, dans un premier ouvrage, nous avait donné une peinture fidèle et animée des mœurs espagnoles, vient nous entretenir d'un Tartufe contemporain. Son héros est l'abbé Laurent, l'un des commisvoyageurs de la tartuferie.
La scène du roman se passe au printemps de 1824, dans un village situé pri s de Lyon. Le personnage avec qui l'on fait d'abord connaissance , est M. Lenoir , bon et digne curé, remplissant exactement tous ses devoirs, adoré de ses paroissiens , et tolérant sans indifférence ; peut-être un peu janséniste, et fort ami de madame de Paranges , vieille dame au caractère ferme, or-
* Trois volumes in-12. Chez Dupont et Roret , libraires, quai des Augustins.
gueilleux ; du reste très-pieuse et charitable , disciple dévouée de Janséuius, et se plaisant à introduire le fils de son jardinier el la lîlle de sa vieille femme de chambre dans tous les mystères de la grâce, de la délectation victorieuse et du plaisir délibéré.
M. de Lierville , protestant, véritable philosophe chrétien , vient s'établir dans ses biens avec sa fille Pauline , son fils Jules, dont il a ménagé le mariage avec la baronne Michot , bien qu'il le soupçonne d'une autre inclination , et son neveu et pupille Émilien , catholique , et de l'esprit duquel les jésuites se sont emparés. M. de Lierville ouvre une rue au travers de son jardin , ancienne propriété de l'église, pour faciliter les communications , et voulant établir une manufacture dans le château de M. de Valbains , qui est venu l'habiter pour traiter de la vente. M. de Yalbains, franc aristocrate, déleste le despotisme et les jésuites ; il veut la liberté , mais au profit de l'aristocratie , de la naissance , des richesses et des talens ; il est maire de son village , et il veille d'une manière ferme et intègre au bien de ses administrés. Bientôt arrive l'abbé Laurent , fourrier des missionnaires ; il vient annoncer leur arrivée et leur préparer les voies. I! prêche , et le village , auparavant si paisible , se divise en deux factions. Maurienne, conducteur de la cariole, qui chaque jour va à Lyon, et madame veuve Simone, meunière du village, sont à leur tête. Les Mauriennistes tiennent pour le curé, pour la rue Lenoir, pour la manufacture et contre les jésuites. Le sénat de la faction Simone, composé de toutes les matrones du village , est toujours prêt à voter contre les détenteurs de la vigne de NaOoth , la rue Lenoir et pour les jésuites. Ces
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deux partis, après avoir essayé alternativement toutes les chances , se réunissent lorsque l'abbé Laurent est parvenu à faire destituer le curé. Tous redemandent ce digne homme ; les Mauriennistes parlent de se faire protestans ; mais M. de Lierville, protestant lui-même, leur persuade de garder la religion de leur enfance. M. de Valbains est allé à Lyon travailler à la réintégration du curé ; celui-ci revient tandis que les missionnaires repartent, et la révolution se fait au profit des Mauriennistes. Leur chef est un habile politique; l'abbé Laurent lui a dit devaut le curé que son mariage était nul, parce que M. Robert, prédécesseur de M. Lenoir, qui l'avait béni, était assermenté/ que sa femme était une concubine et ses enfans des bâtards. Voyant que sa faction avait eu plusieurs déserteurs , il s'avance, après vêpres , vers le curé qui sortait de l'église avec l'abbé Laurent , et le prie de publier les bans de son mariage avec JacquelineClaret, jeune fille de seize ans. La femme de Maurienne accourt ; tout le monde s'assemble ; Maurienne explique le fait. L'abbé Laurent est confondu, mais point insulté; et après avoir essuyé les reproches du curé, Maurienne rassure sa femme et se retire avec ses partisans , dont le nombre s'est accru de plusieurs Simonistes.
Le chevalier de Mesleau , vieux gentilhomme qui joue un rôle important dans le roman lyonnais, est un reste de la société éteinte du dernier siècle. S'occupant très-gravement de futilités , doué de la plus élégante impertiuence , n'ayant poursuivi dans sa vie qu'un seul but, son amusement , il va semant partout les tracasseries : ce caractère est tracé avec finesse.
Nous nous abstenons d'indiquer l'intrigue et la ma-
nièrc dont elle se noue, parce qu'il nous semble <jue sa nouveauté fait l'un des mérites de notre auteur.
D'autres personnages dont nous n'avons pas parlé sont remarquables par leur originalité : c'est surtout madame de Laverrine, contemporaine du chevalier de Mesleau^ qui ne connaît de plaisirs champêtres que les tracasseries et le jeu. Cette vivante relique du vieux temps, meurt en riant et après avoir refusé le ministère de l'abbé Laurent, qui , à son tour, refuse luimême les derniers sacremens et la sépulture en terrr sainte à la pieuse madame de Paranges, dont le seul péché est de ne vouloir pas renoncer à ses opinions jansénistes.
Nous renvoyons à l'ouvrage pour y lire une piquante dispute qui s'établit entre madame de Paranges et l'abbé Laurent : elle est pleine d'énergie et de vérité : Allez, porte a"enfer , lui dit en finissant le moderne Tartufe. — ■ Allez, Jésuite! lui réplique son antagoniste qui enfin a trouvé une réponse à une invective que Pascal avait cru laisser sans réplique.
Le nouveau roman est destiné à avoir un succès de vogue. Vérité de mœurs, de caractères, originalité dans la composition , style animé , telles sont les qualités qui distinguent M. de Mortonval. Un critique sévère pourra lui reprocher quelques longueurs dans le premier volume, quelques incorrections , quelquefois de la sécheresse dans le style , et surtout l'invraisemblance des funérailles de l'impie Laverrine. Du reste , l'auteur a vu les hommes, les a bien observés, et il sait les peindre avec justesse et impartialité. Il nous paraît appelé à donner une suite de romans utiles sur les mœurs françaises contemporaines.