Archives Nationales. S
BARRIÈRE DES PAILLASSONS, de l’enceinte des Fermiers Généraux D'après l’aquarelle de Palaiseau, exécutée vers «819
sion, sans avoir rien faict ny exécuté de ce qu’il promettoitde faire, sans aucun tiltre ny contract valables.
A la vérité, le sieur de Maupcou avait bien offert de donner en échange une pièce de terre destinée à remplacer le cimetière qu’il prenait, mais cette pièce ne contenait que 14 à i5 perches au lieu de 3o que possédait le terrain incorporé. Elle était, de plus, située en un lieu incommode, éloignée de la vue, hors du village, entre deux chemins, exposée à tous les passants.
La fermentation fut grande, à Vaugirard, en présence de cette main mise quelque peu arbitraire. Par deux fois, les habitants démolirent les travaux de clôture exécutés autour de leur ancien cimetière. Les choses eussent probablement plus mal tourné pour M. de Maupeou, si « M. Mareschal, Conseiller à la Cour des Aydes, patron laïc de ladite église de Vaugirard, » homme considéré et vénéré, n’avait prêché le calme et le respect du lieu.
Une phrase du mémoire semble indiquer que ledit cimetière était désaffecté depuis une dizaine d’années:
Est à remarquer quoyque le dit sieur de Maupeou puisse dire et alléguer, qu’il n’y a pas dix ans qu’on a enterré des corps au dict cimetière dans lequel on enterra quantité de corps durant les pestes et maladies contagieuses qui arrivèrent à Paris et aux environs il y a 32 et 33 ans.
Ce qui marque, pour ces épidémies, l’année approximative de 16281.
Quoi qu’il en soit, à la fin du seizième siècle, le cimetière sert toujours et, en raison de sa situation, est désigné sous le nom du Cimetière d’en haut. Le 2 juin i5y3, en effet, Jean du Tillet, seigneur de la Bussière, cède à Robert Barat, écuyer, une maison à Vaugirard, contenant deux corps d’hô-