Archives Nationales. L
Le i3 mars 1 535, une autre vigne avait été donnée, par le même, à son dit neveu, alors bachelier en lois, au même lieu.
Barbe Huguin, veuve de Claude Hotemen, marchand orfèvre, bourgeois de Paris, donne à Jean Jacquetel, procureur au Châtelet, une rente établie sur des vignes situées à Vaugirard, le 8 mai i5q3.
Marie de Beuzelin, veuve d’Audebert Valton, receveur de Nantes, donne à Pierre Valton, écolier, étudiant de l’Université de Paris, son fils, des vignes situées au terroir de Vaugirard, le 25 juillet 1544.
Gilles Le Jeune, marchand bourgeois de Paris, donne à Jean Lejeune, son frère, la moitiéde ses droits sur des vignes sises à Vaugirard, le 11 mars 1 538.
Pierre d’Auneau, brodeur, demeurant à Saint-Germain-des- Prés-lès-Paris, cède à Jean Carbonnois, son neveu, ses droits sur des vignes au même lieu, le 18 juillet i55o L
Nicolas Destas, seigneur de Bry-sur-Marne,en partie, donne à Robert Destas, avocat en Parlement, seigneur de Bry, en partie, une maison et des vignes à Vaugirard, le 3o janvier i56o.
Catherine Morise, veuve de Jacques de La Vergne, bourgeoise de Paris, donne à Marie de La Vergne, veuve d’Antoine Ramonnet, bourgeois de Paris, et à Jeanne de La Vergne, femmedejacques de Sens, commissaire du Châtelet, ses filles, les rentes produites par des vignes sises à Vaugirard, le 27 novembre l5Ô22.
On trouve également dans le volume des Actes notariés , publié par M. Ernest Coyecque, les renseignements suivants :
1. Inventaire des registres des Insinuations du Châtelet de Paris, par Émile Campardox et Alex.Tuf.tey, Paris. Imp. Nat., 1906, n°3 87, 88, io32, 1455, 2105, 3527.
2. Archives Nationales. Inventaire analytique des insinuations du Châtelet de Pans. Y, t. Ier, n°s 6049 et 6688.
Marché passé entre Jacques Ferrebouc et Martin Régnault, pour labourage de vignes situées sur les carrières de Vaugirard, avec fourniture d’échalas ; octobre 1 524.
Bail par Jean Petit l’aîné, libraire juré de l’Université de Paris, à Denys Miot, laboureur, d’arpents de vignes situés à Vaugirard, près le Repousoner de la Croix; décembre i528.
Dans le contrat de mariage de Claude Ferrebouc, fille de Jacques Ferrebouc, libraire à Paris, se trouve la donation d’un tiers d’arpent de vignes sis sur les carrières de Vaugirard, et loué à Thiersault ; mai 1529.
Vente par Raoulin Berthault, faiseur d'esteufs à Saint- Marcel, à Pierre Sery, greffier au bailliage de Sainte-Geneviève, de rentes à prendre, notamment, sur un arpent de vignes sis au lieu dit « Gamelle », aboutissant au chemin des Vaches ; mai 1544 *.
Les religieux Blancs-Manteaux, qui étaient des moines de l'ordre de Saint-Benoît, congrégation de Saint-Maur, y possédaient des vignes importantes, qu’ils louaient à des vignerons et laboureurs de l’endroit. Du seizième au dix-huitième siècle, on trouve des baux et ventes de terres où poussait le raisin, et situées sur divers points du terroir et dans les lieux dits : la Garenne, les Brières, Malassis, la Haulte-Main (sic), le dessous de la Croix, les Fourneaux, le fond de Marivaulx, le Long Rayon, les Plantes de T Hôtel-Dieu
L’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés, de laquelle dépendaient de nombreux territoires, et par conséquent de nombreuses vignes, à Vaugirard, concédait à des tiers, à bail et ferme, la dîme qui lui revenait sur les vignes et pressoirs à vin
1. Recueil d'actes notariés relatifs à l'histoire de Paris et de ses environs, au seizième siècle, par Ernest Coyecque, pp. 107,201,217, 58 1 .
2, Archives Nationales. S. 36g6, 3675, 3677, 3686 et Q1 2 126.
situés dans sa censive. Voici l’extrait d’un bail passé le 3i juillet 1413 concernant une location de cette nature :
Yvonnet La Boué, laboureur, demeurant à Vaugirard, confesse avoir prins et retenu a titre de loyer d’argent, pour les vendanges premières venans, des religieux, abbé et couvent de Saint-Germain-des-Prez, comme le plus offrant et dernier enchérisseur, les pressoirs et dixmes de vin du dit Vaugirard, pour en jouir en la manière accoutumée, cette prinse faite parmi le prix et somme de 7 livres tournois que pour ce le dit preneur en promet et gage payer aus d. Seigneurs et les Receveur et Procureur ou au porteur des d. le jour Saint-Remy.
Le même bail était passé en faveur de Guille Le Blanc, le 29 août 1497, au prix de 17 livres tournois et dans les mêmes conditions *.
Nous trouvons aussi un contrat de même nature, comprenant seulement la récolte de l'année : « ès vendanges prochaines », passé le i3 août 1 5 r 6, devant de Calais, notaire, moyennant la somme de 10 livres. Les religieux étaient tenus de garantir un pressoir au vigneron, et de le fournir d’ustensiles avec les droits de vin.
Le 24 août 1619, deux pressoirs avec toutes les dîmes de vin sont loués à bail à Jean Tiersot et Michelot Lesaige, laboureurs à Vaugirard, pour la somme de 28 livres tournois 1 2.
Un document du dix-septième siècle nous apprend que les pressoirs de la localité étaient logés dans la maison d'un habitant. Robert Chappelain, marchand bourgeois de Paris, y demeurant, rue Saint-Paul, reconnaît, en effet, le 23 juin 1641, être propriétaire et détempteur d'une maison, lieux et appartenances, situés grande rue de Vaugirard et proche l’église, maison close de murs, dans laquelle il y a deux pressoirs, l’un à arbre, l’autre à roue, et qui sont les pressoirs banaux de la seigneurie du dit Vaugirard. Cette maison se trouvant dans la