Archives Nationales. LL 1049 f
censive de Saint-Germain-des-Prés, payait 20 livres de rentes annuelles et perpétuelles à l’Abbaye1.
Ces pressoirs étaient vraisemblablement ceux dont il est question dans les baux précités.
On connaît la valeur de la dîme des vins au dix-septième siècle, par un arrêt du Parlement, du 14 août 1626, faisant défense aux religieux de Saint-Germain-des-Prés de prendre, louer ou exiger des manants et habitants de Vaugirard, pour leurs droits de dîme, plus de 4 pintes pour chaque muid de vin2 3.
Lors de l’acquisition des carrières de Vaugirard pour la construction de l’École militaire, il fallut payer à Messieurs de Saint-Germain-des-Prés: « gros décimateurs », le montant de la dîme du vin sur 11 perches i5 pieds de vigne. Cette dîme est ainsi calculée dans le procès-verbal du i5 mai 1 756, signé de Gabriel, architecte du Roi :
Laquelle dixme sur la vigne nous avons estimée, année commune, sur le pied de quatre muids par arpent de récolte, à raison de quatre pintes de vin, mesure de Paris, par chaque muid, faisant seize pintes par arpent, à cinq sols la pinte, ce qui revient par chaque arpent, année commune, à la somme de quatre livres, et produit pour les n perches i5 pieds, 9 sols 5 deniers de revenu, dont le fond au denier 20 monte à la somme de 9 livres, 8 sols, 4 deniers s.
En dehors de la dîme que le vigneron avait à subir, il y avait aussi les quêtes organisées par les congrégations pour obtenir le vin destiné à leurs monastères, ce qui mettait souvent en fureur les habitants. Témoin cette instruction conduite par le Prévôt d’Issy et Vaugirard, contre « des quidams » ayant, le 18 octobre 1786, injurié un capucin de la