‹ VaugirardChapitre 164 sur 244 · Archives Nationales. Q* io83*-io · texte numérisé non relu

Archives Nationales. Q* io83*-io

maison de Saint-Honoré, à Paris, qui faisait la quête des vins dans la région1.

On supposera facilement, aussi, que les maraudeurs ne devaient pas manquer, emplissant la prison d’Issy au moment des vendanges.

Voici deux extraits du registre de la geôle de la Prévôté et Châtellenie d’Issy et Vaugirard, relevés par nous à ce sujet :

L’an mil sept cent quatre-vingt, le vingt et un septembre, huit heures du soir, a été amené et appréhendé par les gardes-nuit du terroir de Vaugirard, un particulier trouvé dans les vignes et dont moi geôlier sousigné me suis chargé comme étant sous les ordres de M. le Procureur fiscal de Vaugirard. Signé : Lecointre.

L’an mil sept cent quatre-vingt, le dix-neuf septembre, avons écroué ès prison de cette prévosté, un particulier arrêté par le garde du territoire, chargé d’un panier de raisin, que nous avons laissé à la charge et garde du geôlier qui s’en est chargé. Signé : Lecointre, Bargue2.

On sait que la coutume du ban des Vendanges remontait aux temps lointains de la féodalité. Pour la partie de la commune de Vaugirard dépendant, avant la révolution, de la justice de Saint-Germain-des-Prés, la publication en était faite par les soins de la Prévôté d’Issy et Vaugirard. Nous reproduisons l’acte de la dite Prévôté fixant au io septembre 1784 le ban des vendanges de cette année :

Nous, après avoir entendu le syndic et les habitans de Vaugirard, ainsy que les messiers en leur rapport, du consentement du procureur fiscal, avons fixé et fixons le ban des vendanges de la paroisse de Vaugirard à vendredy prochain, dix du présent mois, comme aussi après avoir entendu le sieur François Bonnamour, ancien syndic de la paroisse d’Issy, stipulant pour les habitans de la paroisse d’Issy, ainsy que les messiers aussy en leur rapport, avons pareillement fixé et fixons le ban des vendanges de la partie de Vaugirard dite la partie du canton de Vaugirard, audit jour vendredy dix du présent mois ; faisons défense à toutes personnes d’enfreindre le dit ban et de vendanger plus tôt, à peine de cinquante livres d’amende, confiscation de la vendange, chevaux, charettes et équi-

Page 1