Archives Nationales. Z
rard, des vignes, luzernes, prés, bourgognes, sainfoins et terres ensemencées !
Nous trouvons, en 1684, la coutume d’une malfaçon dans la culture de la vigne — intentionnelle ou non — que les autorités ne manquaient pas de réprimer. Dans son procèsverbal du 4 septembre de cette année, Louis Delasalle, « messier et garde-vigne du terroir de Vaugirard », arrête trois personnes qui « soignoient et coupoient les bourgeons de vigne et qui leur faisoient un tort notable en les coupant jusque sur le vieux bois 1 ».
Au commencement du dix-neuvième siècle, la culture de la vigne était devenue presque nulle à Vaugirard. Dans un rapport du Directeur des Contributions du Département de la Seine, daté de 1810, ce fonctionnaire prédit la fin prochaine de l’exploitation des vignobles. Ils entraînaient, en effet, des frais considérables de culture, ne produisaient que fort peu, et ne donnaient qu’une mauvaise qualité de vin, dont la consommation se faisait dans la commune et ne suffisait même pas à ses besoins 2.
11 semble bien, d’ailleurs, que dans les temps modernes, la culture de la vigne s’y soit transformée en culture maraîchère, en horticulture et en entretien de vaches laitières. Et l’on peut constater, en consultant la liste des corps d’états de Vaugirard, dans l’almanach de la commune pour 1882, que l’activité des habitants se porte principalement vers les métiers de plein air, vers les occupations campagnardes et champêtres. On n’y compte pas moins, en effet, de 1 25 jardiniersmaraîchers, 85 nourrisseurs-laitiers et 46 blanchisseurs. Nous voulons parler, bien entendu, de patrons et chefs d’exploita-