‹ VaugirardChapitre 17 sur 244 · Archives Nationales. Z · texte numérisé non relu

Archives Nationales. Z

furent adjugés le io janvier i6j5 à Me Penon, moyennant la somme de i.65o livres1.

On voit encore dans un acte authentique que les religieux de Saint-Germain-des-Prés ont baillé à titre de loyer et prix d’argent, du premier jour de septembre prochain, an présent 1649. jusqu’à sept ans et quatre mois accomplis, à Jean Gouret, l’exercice, fruits, profits, revenus et émoluments du greffe et tabellionagede la châtellenie d’Issy et Vaugirard, leurappatenant comme seigneurs châtelains des dits lieux. A la charge par le preneur de faire le dit exercice bien et dûment sans y commettre aucun abus, ni malversations, moyennant cent livres tournois par année2.

La châtellenie, on le sait, était, dansla juridiction féodale, le fief du châtelain, là où s’exerçaient les droits que le seigneur possédait sur les territoires de son fief. Le tabellionage était l’expédition authentique des actes notariés dressés dans la châtellenie.

La seigneurie d’Issy et Vaugirard était aussi une prévôté ayant à sa tête un prévôt, un lieutenant de prévôt et deux procureurs fiscaux, l’un pour Issy, l’autre pour Vaugirard. Il y avait également un voyer pour l’ensemble de la seigneurie, et chaque procureur fiscal avait un substitut.

Nous croyons intéressant de reproduire ici quelques extraits de pièces manuscrites concernant ces différentes fonctions :

Nous, Grand prieur et religieux de l’abbaye royale de Saint-Germain-des- Préz a Paris, ordre de Saint-Benoit, Congrégation de Saint-Maur, Seigneurs châtelains hauts, moyens et bas justiciers, voyers, censiers de la terre et Seigneurie d’Issy et Vaugirard, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut, Savoir faisons que sur le bon et fidèle rapport qui nous a été fait de la personne de M. Louis Claude Picard, avocat du Parlement, et de sa capacité, prudhommie,

Page 1