‹ VaugirardChapitre 180 sur 244 · Archives Nationales. Z · texte numérisé non relu

Archives Nationales. Z

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En 1786, Mlle Dangeville n’a pas encore quitté notre commune, et l'on remarque sa signature, fruste et inexpérimentée, au bas d’un procès-verbal dressé par le Lieutenant de la Prévôté d’Issy et Vaugirard,le3 septembre de cette année, à propos d’un vol commis dans sa maison :

Sommes ensuite montés dans un salon de compagnie au premier étage de la dite maison ayant vue sur le jardin, où étant nous y avons trouvé et est comparue par devant nous Dame Marie-Anne Botot Dangeville, majeure, demeurant dans la maison où nous sommes. Laquelle, après que lecture lui a été faite par notre greffier de la déclaration ci-dessus du dit Brunet, nous a dit qu’elle n’a aucune connaissance des faits y énoncés, sinon qu’elle a entendu dire par les gens de sa maison qu’il lui avoit été volé dans la nuit de vendredi au samedi dernier quatre sacs à avoine de coutil, une serviette et un torchon, qu’elle ne connoît et ne soupçonne en aucune manière les auteurs, fauteurs, complices et adhérants du vol dont il s’agit, déclarant qu’elle n’entend se rendre partie civile et a signé : Marie-Anne Botot Dangeville L

En juillet 1790, Mlle Dangeville habite Paris, rue de Bourgogne ; elle est en procès avec le sieur Delahaye, jardinier, pour non-paiement de loyer d’une maison et marais situés à Vaugirard lui appartenant1 2.

Le citoyen Glaizat, membre de la Convention, représentant de la Drôme, acheta cette propriété comme bien d'émigré et la revendit au docteur Bonnet, son ami, originaire du même département. Ce fut de ce dernier que M. Maublanc acquit l’immeuble, au prix de 92.000 francs, en 1841, et sur l’emplacement duquel il ouvrit, en 1843, une rue qui porte aujourd’hui son nom. M. Maublanc, ancien avocat, né à Vaugirard en 1779, y mourut, en 1848, laissant un fils qui fut membre du Conseil municipal de Paris et du Conseil général delà Seine3.

La propriété était parallèle à la rue de Vaugirard ; en ou-

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