Archives Nationales. Z
3 . Archives de la Seine. Collection Lazare, t. LXXVI, p. 1064.
vrant la rue, M. Maublanc la divisa en deux parties et la coupure servit de façade au domaine. Lors des fouilles exécutées pour cette opération, on trouva un dallage en marbre et un plafond en forme de voûte, avec des arêtes sculptées, ce qui fit penser que l’immeuble avait été jadis une maison religieuse1.
Mlle Dangeville, née le 26 décembre 1714, mourut au mois de germinal an IV (1796).
Noël H allé, peintre du roi, avait possédé également une propriété à Vaugirard, rue Blomet, au lieu dit la Sablonnière. Conjointement avec Catherine Hallé, fille majeure, Marie- Anne Hallé, veuve de Jean Restout, aussi peintre du roi, il vendit ces terrains en deux parties pour y édifier des maisons, les 7 janvier 1762 et 27 janvier de la même année.
En 1787 et en 1791, ces immeubles étaient devenus des guinguettes portant les enseignes du Cheval Blanc et de l'Ecu de France 2.
Il nous faut indiquer aussi le château du marquis de Feuquières, qui avait sa façade principale rue Notre-Dame, aujourd’hui Desnouettes. Le clos se terminait rue de Sèvres par une haute terrasse. Cette immense propriété était longée par la rue des Prêtres, devenue la rue Saint-Lambert, et l'abbé Gaudreau nous indique qu’à son extrémité se trouvaient deux tourelles. Peut-être faut-il voir dans ces deux constructions quelque vestige de l’une des anciennes portes fortifiées de Vaugirard, dont nous avons parlé ailleurs.
L’an 1784, le i5 octobre, le marquis de Feuquières, demeurant à Paris, en son hôtel rue de Grenelle, propriétaire de différentes maisons, bâtiments, terrains et dépendances, sis à Vaugirard, obtenait de Jean-François-Geneviève de La Mon-
1. Archives de la Seine. Collection Lazare, XV* arrondissement, t. V, f* 1199.
2. Archives de la Seine. Lettres de ratification nos 428a et 93 ic.
tagne, avocat en Parlement, Lieutenant juge civil, criminel, de police et de voirie delà Prévôté de Vaugirard, justice de Messieurs de l’abbaye royale de Saint-Germain-des-Prés, l’acte de vérification de l’alignement à lui donné par les Trésoriers de France, d’une maison et terrain lui appartenant, construite à neuf, de fond en comble, sur le chemin qui conduit de Paris à Sèvres, et vulgairement appelé le chemin des Charbonniers. Cette maison et jardin étaient situés à l’encoignure d’un grand enclos appartenant également au dit marquis de Feuquières1.
La rue du Clos-Feuquières existe toujours, parallèle à la rue Saint- Lambert, allant delà rue Théodore-Deckàla rue Desnouettes, venant presque aboutir à l’endroit où était l’ancienne église Saint-Lambert. Le domaine en question s’étendait jusqu’à la rue Lecourbe, ancienne rue de Sèvres, ancien chemin des Charbonniers, entre les nos 261 et 269 d’aujourd’hui.
On trouve au dix-huitième siècle : « un mémoire pour le sieur Pelletier, ayant fondé une société pour la consommation des eaux grasses, épluchures de légumes, et le marquis de Feuquières, ayant loué des terrains à Vaugirard, pour 2.5oo francs par an2 ».
Il est permis de supposer que cette entreprise avait été établie dans les terrains appartenant au marquis de Feuquières, là où se trouve aujourd’hui la rue du Clos-Feuquières ?
Disons, enfin, pour terminercette suite de maisons notoires, que, le 3 août 1811, M. Henrion de Pensey, Président en la Cour de cassation, obtenait la permission de faire ravaler sa maison, sise à Vaugirard, Grande-Rue n° 72 3.