‹ VaugirardChapitre 184 sur 244 · Bibl. Nat., Estampes. Destailleur. Paris, t. VI, p · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., Estampes. Destailleur. Paris, t. VI, p

VAUGIFARD

âges. Nous ne donnerons, cependant, que ceux dont les sources paraîtront inspirer quelque confiance.

Au dire de l’abbé Lebeuf, Vaugirard comptait, en 1709, le chiffre de 98 feux, d’après le dénombrement de l’Election de la généralité de Paris. Celui de 1745 en accusait ii5‘.

Le Mémoire de 1717, publié par Bournon, dans les Additions à l'abbé Lebeuf , donne 700 personnes pour 126 familles et ç5 maisons.

Dans le travail de Darigrand, cité plus haut, on voit qu’en 1788 Vaugirard comptait 377 feux.

Une pétition de l’année 1792, relative à l’élection d'un juge de paix, mentionne le chiffre de 2.762 citoyens.

En i8o5, on y comptait : hommes mariés ou veufs, 026 ; femmes mariées ou veuves, 555; garçons de tout âge, 412; filles de tout âge, 5oy; défenseurs de la patrie, 23 ; total : 2.023 habitants2.

Le 1" novembre 1810, nous trouvons le chiffre de 3.401, se décomposant de la manière suivante, par hommes et femmes, et par rues :

Rue de Vaugirard : 638 hommes et 680 femmes ; rue de Sèvres : 372 hommes et 403 femmes; rue Blomct, 169 hommes et 178 femmes; rue de l’Ecole : 1 38 hommes et 129 femmes; rue de la Procession : 67 hommes et 72 femmes ; rue Copreau : 18 hommes et i5 femmes ; rue du Parc : 20 hommes et 22 femmes; rue des Paillassons : 19 hommes et 24 femmes; rue Saint-Lambert: 14 hommes et 17 femmes; rue de Grenelle : 8 hommes et 11 femmes; clos Feuquier (sic) : 3 2 hommes et 32 femmes; dans la plaine de Grenelle, la Cunette et Javel :

1. Histoire de la Ville et du diocèse de Paris, par l’abbé I.ebeuf. Edition Féchoz, t. I, p. 484.

2. Annuaire administratif et statistique du département de la Seine, pour l'an X/II, i8o5, par Allard,

46 hommes et 48 femmes ; dans la chaussée du Maine et plaine de Vaugirard : 1 1 3 hommes et 1 16 femmes

Dans le recensement du 3o juillet 1825, on trouve 6.526 habitants, savoir : hommes, 1 .6ç3 ; garçons, 1 .446 ; femmes, 1 .868 ; tilles, 1.519.

Dans ce nombre, dit le document, sont compris les individus occupant des habitations non agglomérées, situées dans des écarts de la commune, savoir: 7 maisons isolées faisant suite à la rue de Sèvres, à partir de la maison longue pierre : 35 individus. 1 5 maisons isolées faisant suite à la rue Notre-Dame, à partir de la maison Ganda : 70 individus. La maison du chemin de Javel : 23 individus. Port de la Cunette : 1 58 individus. Boulevard des Fourneaux : 47 individus. Chaussées du Maine et de Vanves : 284 individus. Rue de la Gaîté : 77 individus. Plaine de Grenelle : 75 individus. Plaine de Vaugirard : 20 individus. Total : 739 individus *.

D’après le recensement du i5 août 1 83 1 , établi à la suite de la séparation de Grenelle, la population se répartit de la façon suivante, pour 687 maisons et 2.o83 feux ou ménages :

Garçons, i.83o; hommes mariés, 1.378; veufs, 1 38 ; filles, 1 .76 5 ; femmes mariées, 1 .384 ; veuves, 200 ; total : 6.696 individus3.

Le recensement du 8 décembre 1841 donne 9.377 habitants pour 1.039 maisons et 4.076 feux ou ménages, savoir :

Garçons, 2.175; hommes mariés, 2.359; veufs> 121 i filles, 1.745; femmes mariées, 2.426; veuves, 55 1 4.

Pour un recensement précédant l’année 1848, nous ne trouvons pas de détail, mais seulement le chiffre des habitants, qui est de 1 3.686.

A partir de cette époque, si l’on en croit un travail très documenté établi par un maire de la commune, M. Thibouméry, au moment de l’annexion de 1869, le chiffre des ha-

bitants monte avec une progression croissante et continue.

En 1848, 16.41 1 ; en 1849, 18.882 ; en i85o, 19.129; en 1 8.5 1 , 18.882; en 1862, 2o.i52; en 1 853, 21.141 ; en 1864, 26.979 ; en 1 855, 26.228; en i856, 27.598; en 1857, 32-7i5;en 1 858, 35.36 1 ; en 1889, 37.584.

Dans ce travail, M. Thibouméry s’exprimait ainsi, à propos de l’accroissement de la population de sa commune :

Chassées de Paris par la cherté des subsistances, et surtout par celle des loyers, nombre de familles peu fortunées, d’employés, de petits rentiers, d’ouvriers, sont venues demander à la banlieue ce que leur refusait le séjour de la capitale, la vie à bon marché *.

Il n’est que juste d’indiquer que l’accroissement des chiffres budgétaires s’élève en raison directe du chiffre de la population. Le premier budget détaillé de Vaugirard que nous rencontrons, est celui de l’année 1814. 11 s’élève à la somme de 1.371 fr. 60 en recettes, savoir : impositions foncières, 1.141 fr. 1 5 ; contributions personnelles et mobilières, 23o fr.45. Les dépenses s’élèvent à 1.369 fr- ^7, se décomposant ainsi ; entretien des Compagnies de réserve, 11 fr. 43; dotation des Invalides, i3 fr. 71; location de la maison commune, 00; entretien de la maison commune, 60 francs; abonnement au Bulletin des Lois, 6 francs; registres de l’état-civil, 120 fr. ; timbre du registre-journal, 6 fr. 60; timbre du compte communal, o fr. 83; frais de mairie, 420 francs; afficheur et tambour, 60 francs ; exemplaire de l’instruction générale sur la conscription, 11 francs; logement de l’instituteur, 100 francs; entretien des rues et chemins, 5o francs ; entretien de l’horloge, 60 francs; logement du curé, 3oo francs; dépense des tables décennales, i5o francs1 2.

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