Aperçu rétrospectif, etc., loc. cit., p. q
Le dernier budget, celui de 1 858, se classe parmi ceux des villes importantes et s’élève, en recettes, à 36.3.482 fr. 28 et, en dépenses, à 24.3.712 fr. 19 b
En parlant ici de la garde nationale de Vaugirard, notre intention n’est pas, on le pense bien, d’aborder un historique de ce corps joyeux et encombrant qui fut, pendant le deuxième quart du dix-neuvième siècle, l'amusement guerrier et quelque peu bouffon de la bourgeoisie française. Nous n’en rapporterons que les renseignements rencontrés sur notre route, et concernant spécialement la commune de Vaugirard.
L’article 81 de la loi du 22 mars i83i mettait à la charge des municipalités les appointements des adjudants-majors lorsque la fonction ne pouvait être exercée gratuitement. En 1 832, le budget de la garde nationale de Vaugirard était établi de la façon suivante : traitement de l’adjudant-major, i.ooofr. ; solde des six tambours, 3.285 francs, soit chacun 5q5 francs environ; équipement et entretien des tambours, 600 francs; frais d’impression, 620 francs ; fournitures de bureau, 5o fr. ; éclairage du poste, 400 francs; chauffage du poste, 200 fr. ; paillasses, 100 francs; supplément de solde du tambour-major, 100 francs ; dépenses imprévues, 100 francs ; total : 6.455 francs2.
Nous ne voulons pas omettre de reproduire ici le récit d’une preuve d’abnégation et de courage civique de la part des officiers de la garde nationale de Vaugirard, qui leur mérita, en i83q, les effusions du bon roi Louis-Philippe, véritable père de ces milices :
La 6e compagnie du 6e bataillon de la 3e légion de la banlieue (Vaugirard) était