‹ VaugirardChapitre 25 sur 244 · Archives Nationales. S · texte numérisé non relu

Archives Nationales. S

tion des propriétés, pour les années 1716 à 1737, 1746 à 1787 et 1787 à 1790 K

Dans le fief de Sainte-Geneviève, ainsi que nous l’avons dit plus haut, se place la seigneurie de Grenelle.

Si un certain nombre des territoires et lieux dits de cette seigneurie, comme par exemple le Gros-Caillou, s’étendaient jusque dans les faubourgs parisiens, il est constant que beaucoup de ses héritages et chantiers appartenaient à Vaugirard et formaient presque la moitié du village. Elle entre donc, on ne saurait le contester, du moins pour partie, dans le cadre de ce livre, c’est-à-dire dans l’histoire de cette localité.

Son domaine propre comprenait une maison seigneuriale, une ferme et douze pièces de terre.

Dans une relation des pertes subies par l’abbaye de Sainte- Geneviève, écrite par l’abbé au Prévôt de Paris pendant la Ligue, quinze jours avant l’assassinat de Henri 111, on lit :

La ferme de Grenelle et les grains d’icelle du tout ruynez par le dit camp et depuys bruslée.

Dans une autre relation, écrite au Prévôt de Paris, en juillet 1689, par Foulon, abbé, au sujet des mêmes déprédations, se trouve cette mention :

plus les grains de leur ferme de Grenelle ont esté pour la pluspart soyez

en vert par les gojas et soldats, et baillez aux chevaulx ayant au précédent emporté au veu d’un chacun l’herbe d’environ quarante arpens de pré que les dits supplians s'estoient reservez pour la provision de leurs chevaulx, de sorte qu’au présent, tant sans fault qu’il leur soit resté moyen de fournir aux grandes charges ordinaires et aux levées qui se font par les quartiers ou dizaines de ceste ville qu’ilz n’ont moyen de vivre ny mesmes de continuer l'ausmosne qu’ilz ont faict distribuer à plus de deux mil pauvres par chacune sepmaine despuis speciallement le moys de Janvier1 2.

Page 1