Archives Nationales. L
le couvent de Saint-Germain-des-Prez de Paris a notre vie la maison de Valgirard avecques les terres, les vignes, les issues toutes et les appartenances de icelle ensemble la justice de la d. ville de Valgirard tant seulement pour le prix de 3o livres parisis à vendre et à payer au d. Abbé ou a son commandement en l’abbaïe de Saint-Germain dessus d. chacun an a la feste Saint- Remy tant comme nous vivrons sans plus et avons volust et encore volons que après nostre decez la d. maison avecque toutes ses appartenances si comme il est dessus dit, vienne assiere asdits Religieux en aussi bon point ou en meilleur et aussi paisible comm' elle etoit en la main des d. Religieux au temps qu’ils nous la baillarent et avons volu et encore volons que se nous passons en la Sainte Terre d’outremer, la dite maison avec toutes ses appartenances demeure et remaigne en la main des d. Religieux jusques nous soyons reppariez, et a notre reppaise nous raions la d. maison avec les appartenances dessus d. pour la d. ferme si comme il est dit dessus, et promettons en bonne foy garder et tenir les choses dessus d. et pour garder les et accomplir plus fermement nous avons obligié et obligeons nous et nos hoirs, nos biens et les biens de nos hoirs meubles et non meubles présens et a venir as. d. Religieux pour tant comme il leur porroit appartenir, se les choses dessus d. et chacune par soy n’étoient tenues et gardées par nous et par nos hoirs as d. Religieux et en témoin de ce nous leur avons donné les présentes lettres scellées de notre scel l’an de N. Sgr mil deux cens quatre vingt et douze la dernière semaine de janvier *.
L’analyse ci-après, d’un acte du Parlement, indique l’une des attributions de cette justice de Vaugirard, ainsi concédée à Raoul de Clermont, et dont l’exercice donnait au seigneur le droit de connaître et d’intervenir dans les affaires des familles habitant sa seigneurie: un arrêt du Parlement de Paris, du 20 décembre i3o5, dimanche avant Noël, condamne Nicolas d’Orléans et sa femme, acquéreurs des biens de Guillaume Le Fornier, vendus par autorité delà Justice de Vaugirard (de Valle Girardi),à abandonner en viager et à titre de douaire à Agathe, veuve du dit Fornier, le quart des biens de son mari, sauf à se faire indemniser sur les deniers provenant de la vente des biens1 2.