‹ VaugirardChapitre 48 sur 244 · DESCRIPTION ARTISTIQUE. RESTAURATION DU MONUMENT · texte numérisé non relu

DESCRIPTION ARTISTIQUE. RESTAURATION DU MONUMENT

— LA VIEILLE ÉGLISE SAINT-LAMBERT CONDAMNÉE. — SA DEMO- LITION. — LE PROCÈS DE 1^3^ AVEC SAINT-ÉTIENNE-DU-MONT DE PARIS. — SITUATION DE VAUGIRARD A CETTE ÉPOQUE. — l’É- GLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE GRENELLE SUR LE POINT DE DEVE- NIR LA PAROISSE DE VAUGIRARD. — LES SEIGNEURS-PATRONS DE SAINT-LAMBERT. — LEUR MAISON SEIGNEURIALE A VAUGIRARD.

— ANGRAN d’aLLÊRAY ET LA RÉVOLUTION.

Pendant la Révolution, l’antique église de Vaugirard eut beaucoup à souffrir des événements et tomba presque en ruine. Les réparations les plus urgentes furent faites aux frais des habitants et surtout de son ancien curé, M. Martinant de Préneuf qui, à son retour d’exil, put retrouver une grande partie des ornements qui en provenaient. 11 les racheta et rendit à l’église l’aspect qu’elle avait à peu près avant la tourmente.

Le 2 juin 1804, la croix du clocher fut consacrée en grande pompe, et l’on baptisa du nom de Gilberte , la cloche nouvelle, en l'honneur de Gilbert de Préneuf, le pasteur rendu à ses paroissiens1.

1. Souvenirs de l'abbé Martinant de Préneuf, par M. G. Vanel, 1908, p. 21.

Le 7 octobre 1806 une touchante cérémonie y réunissait un grand nombre de fidèles : M. Dunepart, alors vicaire de Saint- Ambroise de Paris, et qui fut depuis curé de Vaugirard, y prononçait un discours pour le jubilé de la 5oe année de mariage de M. et Mme Dunepart, ses père et mère. M. Dunepart était maire de la commune. L’orateur, après avoir donné comme exemple le ménage de scs parents, faisait allusion au danger qu’avait couru son père lors des massacres du 2 septembre 1792, auxquels il n échappa que par miracle, et dont sa piété et sa foi avaient failli faire une victime1.

L’ordonnance royale du 4 juillet 1827, et celle du i5 décembre de la même année, érigèrent l’église Saint-Lambert en cure de deuxième classe. Elle devint de première classe le 28 novembre 1828.

Ce fut en cette année que M. de Quélen, Archevêque de Paris, y permit la reprise du culte public aux reliques de saint Lambert, dont des fragments, rapportés du siège de Maëstricht en 1794, venaient d’être offerts à cette église par M. Marduel, curé de Saint-Roch. Ce culte particulier avait toujours été rendu, depuis 1453, date de la première translation des reliques, jusqu’à la Révolution, en dépit de leur disparition à une date indéterminée.

A peu près à la même époque, au mois de décembre 1827, d’importantes restaurations furent faites au clocher, aux combles et sur d’autres points, dirigées par M. Molinos fils, architecte2.

En l’année i832, nous trouvons une intéressante lettre du maire de Vaugirard, adressée au sous-préfet, le 16 décembre,

1. Discours d'actions de grâces prononcé en l'église de Vaugirard, etc., s. n. s. d., plaquette, in-8, 8 pages (Saint-Fargeau, 903, 547).

2. Archives de la Seine. Registre n" 1 des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard.

contenant certains renseignements d’ordre artistique et architectural demandés par ce fonctionnaire :

Mairie deVaugirard, ce 16 décembre i832. — Monsieur le Sous-Préfet,

J’ai l’honneur de vous envoyer les renseignements que vous m’avez demandés par votre lettre du 8 de ce mois, sur la situation de l’Eglise de cette Commune, sous les rapports de l’art et de l’antiquité.

L’église de Vaugirard ne renferme aucun monument que ce soit, comme objet d’art propre à fixer l’attention des savants, sa construction elle-même est bizarre et incohérente, ce qui s’explique facilement par sa destination première; elle est aujourd’hui le seul temple d'une population de 7.000 âmes, disséminées sur une étendue de trois lieues environ. Dans le principe, elle n’était qu’une simple chapelle dépendant de la paroisse d'issy, mais en 1343, les habitants se plaignirent de ce que la cure d’issy était trop éloignée, et ils s’adressèrent à Simon de Bucy, Premier Président du Parlement de Paris du consentement de Foulque, Evêque de Paris, et par lettres patentes de Philippe de Valois, cette chapelle fut érigée en cure en 1346.

Simon de Bucy en fut le premier bienfaiteur, il la fit augmenter et agrandir à deux reprises différentes et à ses frais, ce qui explique pourquoi le clocher en obstrue l’entrée, et pourquoi un seul bas-côté s’y trouve construit lui-même d’une manière très irrégulière.

On peut remarquer dans cette église deux plaques de marbre rappelant le souvenir de M. le marquis et de Mme la marquise de Vezanne, ainsi que de M. Bazin, qui ont été des bienfaiteurs de l’église et des pauvres, on y trouve aussi un ancien tableau en forme de boëte représentant l'adoration des mages et peint sur bois.

Je désire, Monsieur le Sous-Préfet, que ces renseignements satisfassent aux désirs de M. le Ministre, et je vous prie d'agréer l’assurance de ma considération la plus distinguée.

Le Maire : Signé Pernot1.

11 faut signaler, en passant, un incident curieux survenu à propos d’une demande d’apposition d’inscription dans cette église.

L’abbé Ducôté, ancien curé de Vaugirard, avait légué à la fabrique une rente de ioo francs et une somme de 400 francs aux pauvres, en 1 833. Il sollicitait, dans son testament, que ces

deux donations fissent la matière d'une inscription, qui serait placée dans l’église pour perpétuer sa mémoire. Le ministre, par sa lettre du 22 mai 1 833, refusa d’accorder cette autorisation en dépit du décret du 3o décembre 1809, faisant connaître que les libéralités de l’abbé Ducôté, étant grevées d’une fondation de 52 messes annuelles et d’autres services, ne laisseraient que fort peu d’avantages à l’église. Il ajoutait : « qu’il ne saurait voir dans l’espèce, ces considérations majeures jugées jusqu’ici nécessaires pour motiver la mesure extraordinaire du placement d’une inscription *. »

Rappelons encore que, en 1 835, la municipalité avait demandé la concession des pierres tombales abandonnées du cimetière parisien de Vaugirard, pour daller l’église Saint- Lambert. Par sa lettre du 25 mars de cette année, M. de Rambuteau, Préfet de la Seine, répondait par une fin de nonrecevoir à cette sollicitation :

Je regrette, M. le Sous-Préfet, de ne pouvoir accéder à cette proposition, la cession de ces matériaux abandonnés n’étant faite à la Ville de Paris, par le domaine auquel ils appartiennent, que sous l’expresse condition qu’ils seront employés à la décoration et à l’entretien des Cimetières de Paris1 2.

Nous mentionnerons aussi, à la veille de l’adoption du principe de sa démolition, quelques restaurations apportées à l’édifice. Par délibération du 8 mai 1 836, le Conseil municipal acceptele devis de 3qo francs présenté par M. Lemaire, horloger-mécanicien, pour la réparation de l’horloge et l’établissement d’une minuterie. Au mois d’août 1842, des travaux de restauration sont exécutés au clocher, qui a besoin d’être réparé avant la mauvaise saison. Dans sa séance du 17 août 1847,

le Conseil adopte le paiement d’une somme de 20 fr. 12 pour paiement de la restauration et réparation du coq formant girouette à l’extrémité du clocher1.

Cette réparation est la dernière que nous ayons trouvée. Le bon coq de Vaugirard, tout battant neuf, symbolisant le chant du cygne de la vieille église, put donc présider convenablement à sa démolition.

Ce fut dans la séance du 3 novembre 1846 que le principe de l'édification d’une église nouvelle avait été adopté. La même délibération, comme première mise de fonds, prévoyait la vente des matériaux à provenir de l’ancienne pour une somme de i3.3io francs2.

Voici pourtant que des tentatives vont être faites pour essayer de sauver tout ou partie du vieux monument.

Dans la séance du 18 mai 1 853, un conseiller municipal préconisa la conservation intégrale, ou tout au moins celle du clocher et d’une chapelle. Un autre demanda seulement le maintien du clocher et de son cadran.

Quelque peu surpris, le maire allégua que le Conseil s’était engagé, en 1846, et qu’une première décision avait été prise ayant pour objet la vente des matériaux. Il démontra combien il importait, dans l’intérêt de la voie publique, que la démolition complète fût effectuée.

Au moment du vote, un membre de l’assemblée revint à la charge, demandant la conservation de la chapelle mesurant 3o pieds de longueur, et du clocher, moins le porche qui devrait être supprimé.

Par 19 voix contre 4, le Conseil décida la démolition de l an-

1. Archives de la Seine. Carton de Vaugirard L (suite). MI. — Registre n° 2 des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard. — Registre n' 3 des mêmes délibérations.

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cienne église, et par 18 voix contre 5, s’opposa à la conservation d’une chapelle et du clocher h

Leô novembre 1 853 l’adjudication des matériaux à provenir de Saint-Lambert était prononcée au profit du sieur Lejeune, de Vaugirard, au prix de 4.107 fr. 55. Une première mise à prix de 12.000 francs n’avait pas donné de résultats2.

En procédant à la démolition, au mois de mars 1854, on découvrit des débris d’inscriptions qui furent soumis à M. de Guilhermy par M. Hérard, archéologue. Ces fragments étaient en si mauvais état que l’auteur des Inscriptions de la France renonça à les reproduire et ne put que les analyser sommairement dans son ouvrage.

La première relate le don d’une rente à la fabrique pour fondation d’obits à la mémoire de Pierre Questeau, d’Anne Questeau, fille de Claude Questeau ; et de Simon Berthe, son fils (dix-septième siècle).

La deuxième expose qu’en vertu d'un contrat passé le 27 mai 1612, devant Nicolas Le Boucher, notaire à Paris, les marguilliers de Vaugirard feront sonner la cloche chaque jour à midi, par les enfants de l’école, et feront chanter diverses oraisons, comme aussi feront célébrer un service complet tous les ans, le Vendredi de la Passion, pour le repos des âmes de Jean Lusson, fils de Jean Lusson et de Geneviève Maussart. La mère du défunt avait donné trois cent soixante livres tournois pour la construction d’une école près du presbytère, pour les enfants de la paroisse.

La troisième mentionnait un autre contrat, du 19 décembre 1627, passé par le même notaire, en vertu duquel les mar-

1. Archives de la Seine. Registre n’ 4 des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard.

2. Archives de la Seine. Registre n • 4 des délibérations du Conseil Municipal de Vaugirard. — Carton Vaugirard M2-M4.

guilliers de Vaugirard devaient faire chanter à perpétuité, le 24 mai, un service pour l’âme de Jean Lusson. Les noms de Régnault Lusson, Conseiller, Secrétaire du Roi, et de demoiselle Anne y figuraient aussi avec la mention d’une dona-

tion de deux arpents de terre labourable1.

Le même auteur signale encore un fragment de dalle trouvé en i85o dans l’ancien presbytère, et qui devint dans la suite une marche d’escalier. L’épitaphe, en caractères gothiques, portait :

Honorable homme Jehan Moulle, en son vivant laboureur de vigne, qui

assa mil V'XXXX le XII avril... sa fême *

Nous empruntons au livre de l'abbé Gaudreau, curé de Vaugirard, qui connut et officia dans l’ancienne église de Saint- Lambert, certains détails relatifs à ce monument, que nous avons vainement cherchés ailleurs.

La porte principale ouvrait primitivement sur la rue Notre- Dame. Dès 1400, elle était agrandie aux frais de Mathieu Chartier, qui fit abattre le mur de droite pour y construire un bas côté avec des voûtes d’arêtes et des fenêtres ogivales à vitraux. L’ecusson du bienfaiteur fut, à cette occasion, sculpté aux voûtes et aux piliers de la partie qu’il avait fait construire. En 1623, une nouvelle sacristie était édifiée au chevet, et aux frais du seigneur-patron Mathias Maréchal.

Le portail de la Grande-Rue ne fut ouvert que plus tard, et aussi celui donnant du côté de la place publique, qui était jadis le cimetière.

Avant la Révolution le banc des seigneurs-patrons se trouvait à la droite du chœur, avec leurs écussons gravés dans les culsde-lampe des voûtes et sur les grilles de fer du chœur.

1. Les Inscriptions de la France, par de Guilhermy, t. V, p. 264.

2. Les Inscriptions de la France, par de Glilhermt, t. V, p. 263.

A gauche étaient les places des abbés de Saint-Germain-des- Prés et de Sainte-Geneviève, seigneurs hauts justiciers. La famille Angran d’Alleray avait sa tribune particulière, ornée de boiseries artistiques et d’une porte permettant d’y accéder de l’extérieur. On remarquait dans l’église des vitraux intéressants, des boiseries sculptées, quatre cloches, un orgue très décoré et neuf pièces de tapisserie servant à l’ornementation. En plus du maître-autel on y comptait ceux de la Sainte-Vierge, de Sainte-Geneviève et de Saint-Joseph. Une statue dorée de saint Lambert, que l’on promenait dans les processions, y était très estimée, et aussi une châsse fort riche, offerte en 1724 par M. Cotelle, bourgeois de Paris.

A la reprise des cérémonies 'du culte, un nouveau buffet d’orgue y fut installé, ainsi que des tableaux de la Résurrection, de Y Annonciation et de Sainte Marguerite.

On y restaura les vitraux et, en 1 833, une nouvelle cloche y fut baptisée Marie-Lamberte, ayant pour parrain et marraine le comte Artus de la Panouze et Mme veuve Huin. Deux anciennes peintures sur bois, à volets fermants, représentant les Pèlerins d'Emmaüs et Y Adoration des Mages , furent données par le Préfet de la Seine, en même tempsque l’abbé Poiloup envoyait un grand tableau figurant Notre-Dame des Anges. On y admirait encore une belle boiserie sculptée, de style Louis XV, qui ornait la chapelle de la Vierge1.

En l’année 1734 la cure de Vaugirard eut à subir un procès, que lui intenta la paroisse de Saint-Etienne-du-Mont de Paris, au sujet des limites respectives des deux paroisses ; procès qui était la répétition d’un précédent, intenté et perdu en i633, sur le même objet. Cette revendication provenait de la

r. Histoire de Vaugirard, par l'abbé Gaudreau, 1842, p. 56.

conformation même de Vaugirard, qui comprenait une partie de la seigneurie de Grenelle, sur laquelle Saint-Étienne-du- Mont, par l’abbaye de Sainte-Geneviève, prétendait avoir des droits curiaux.

L’origine de l’instance était des plus futiles : Le i5 octobre 1734, les marguilliers de Saint-Étienne-du-Mont avaient fait assigner au Châtelet quelques particuliers de la paroisse de Vaugirard pour les obliger à rendre le pain bénit en leur église Saint-Étienne.

Un mémoire, très important et très curieux au point de vue de l’histoire de Vaugirard, fut rédigé par le curé même de cette localité, l’abbé de Langle, et a comme titre :

Mémoire pour les propriétaires des enclos et maisons bâtis à Vaugirard dans l’étendue de la seigneurie de Grenelle. Me Guillaume-René de Langle, prestre, docteur en théologie, curé de Vaugirard ; les marguilliers en charge de la même paroisse; prenant leur fait et cause et intervenans contre les Marguilliers de la paroisse Saint-Étienne-du-Mont à Paris.

Cette revendication, disait le curé de Langle, aurait eu pour conséquence, si elle avait été couronnée de succès, de dépouiller Vaugirard d’un quart de ses habitants, de quatrevingt mille toises de ses enclos et d’environ vingt maisons, la plupart sur la grande rue. Elle eut amené aussi la destruction d’une paroisse payant au Roi plus de cent mille livres par an et lui valant une généralité entière. Il faut encore ajouter que l’intégrité de la paroisse de Saint-Lambert était, de plus, gravement compromise en cas de réussite, puisqu’une grande partie de ses territoires passait à la paroisse parisienne, en dépit des ordonnances royales de 1724-1726 fixant les limites de Paris et de ses faubourgs.

Disons que la fabrique de Vaugirard eut gain de cause sur celle de Saint-Étienne-du-Mont et conserva les enclos, les

maisons et les paroissiens, que cette dernière avait voulu lui enlever.

En parlant des cent mille livres que la localité rapportait au Roi, bon an mal an, le curé de Langle donne le détail payé par les principaux habitants pour la taille, capitation, huitième, logement des gens de guerre et autres taxes. Il nous paraît intéressant de reproduire ici les sommes payées par quelques-uns des plus imposés de Vaugirard en 1734 :

Antoine Roussel, marchand de vin : taille et subsides, 400 livres; huitième 2.200 1.; dixième, 60 1.; logement des gens de guerre, 60 1. ; total : 2.720 1. ;

La veuve Loquet: taille, 25o 1.; huitième, 1.000 1. ; dixième, 3o 1.; logement des gens de guerre, 25 1.; total : i.3o5 1.

Le château Frileux : taille, 3oo 1.; huitième, 800 1.; dixième, 5o 1.; logement des gens de guerre, 60 1.; total : 1.210 1. ;

Le nommé Baroche : taille, i5o 1.; huitième, 1.800 1.; dixième, 25 1.; logement des gens de guerre, 3o 1.; total : 2.oo51.;

La Fontaine, cabaretier et collecteur: taille, 200 1.; huitième, 1.800 1.; dixième, 3o 1.; logement des gens de guerre, 5o 1. ; total : 2.080 1. ;

Henry Poiré : taille, i5o 1.; huitième, 800 1.; dixième, 3o 1. ; logement des gens de guerre, 20 1.; total : 1.000 1. ;

Le nommé Lalande: taille, 25o 1.; huitième, 1.400 F; dixième, 3o 1.; logement des gens de guerre, 3o 1.; total: 1.710I.;

Nous devons ajouter que la cure de Saint-Etienne-du- Mont, en présence des réclamations formulées par les paroissiens quelle convoitait, sur la longue distance les séparant

de leur future église, avait l’intention de faire construire dans leur région un temple de secours, qui eût été une succursale de Saint-Etienne.

Au mémoire du curé de Langle est annexé un plan manuscrit qui a été dressé pour la cause à défendre, et qui date, par conséquent, de 1734. Il est du plus haut intérêt et montre, quoique dessiné d’une façon très fruste et inhabile, le territoire complet de Vaugirard à cette époque, maison par maison h

Dans un autre fonds, on trouve un second plan qui est une variante du précédent, et aussi annexé à un mémoire du procès de 1734. Il semble plus clairement établi et mieux dessiné, encore que moins étendu comme territoire2.

Nous rapprocherons de ce plan un document qui lui est un peu antérieur, datant de 1717, mais qui doit s’y adapter de tous points. Il est intitulé : Mémoire particulier des connaissances et détails de la paroisse de Vaugirard.

On y voit que la localité contient 023 arpents q3 perches, que le nombre des maisons est de g5, celui des familles de 126, celui des habitants de 700. Il n’y existe pas d’autres nobles que la veuve du sieur Couturier et ses deux fils. On y compte 28 cabaretiers, i3 vignerons, 3 bouchers, 3 cordonniers, 3 boulangers et beaucoup de journaliers. Un article indique : « qu’il n’y a point de différence entre les habitans pour l’intelligence et la probité 3 ».

Plus tard, en 1790, de nouveaux ennuis vinrent encore assaillir les habitants de Vaugirard, à la suite du projet portant étude d’un nouveau plan de division des paroisses.

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