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CHAPITRE VI

LES CURÉS DE VAUGIRARD. — M. MARTINANT DE PRÉNEUF PROCUREUR- SYNDIC DE LA COMMUNE. — SON ÉMIGRATION. — LE CURÉ CONS- TITUTIONNEL. — SA CONDAMNATION A MORT EN 1/94- — CONS- TRUCTION D’UNE NOUVELLE ÉGLISE SAINT-LAMBERT. — L’HÉRITAGE DE L’ABBÉ GROULT d’aRCY. — SA SÉPULTURE NE PEUT ÊTRE REÇUE DANS L’ÉGLISE. — SAINT-LAMBERT PENDANT LA COM- MUNE. — DESCRIPTION ARCHITECTURALE ET ARTISTIQUE. — LA CHAPELLE DE PLAISANCE ÉRIGÉE EN SUCCURSALE. — LE CULTE PROTESTANT A VAUGIRARD.

L’abbé Gaudreau a consacré un chapitre entier aux curés deVaugirard, et donné une liste des titulaires de cette charge1.

A sa nomenclature nous ajouterons les deux renseignements suivants, que fournit M. Ernest Coyecque dans son Recueil d'actes notariés:

i° En juin 1 628, Pierre Lefèvre, prêtre, que M. Gaudreau, appelle Lefebure , âgé de 56 ans, natif de Fontenay près Saint-Clair-sur-Epte, au diocèse de Rouen, est curé de Vaugirard près Paris.

20 Titre nouvel, de Novembre 1541, passé par Antoine Pille, laboureur à

Issy, pour un demi-arpent de terre, sis à Vaugirard, lieu dit les Plantes basses, tenant par en bas au grand chemin de Vaugirard à la Justice de Vanves, chargé envers la cure de Vaugirard, représentée par Louis Lasserre, prêtre, proviseur du collège de Champagne, dit de Navarre, curé de Saint-Benoît à Paris et de Vaugirard, d'une rente de 6 s. p.

Louis Lasserre, que M. Gaudreau dénomme : Louis Lasocré, maître ès arts, et qu'il met en fonctions en 1 537, était chanoine et granger de Saint-Martin de Tours, curé de Saint-Benoît-le-Bien-Tourné et de Vaugirard *.

Parmi les biens de la cure de Vaugirard, il faut citer six arpents de terre situés « au lieu dit du Mont Parnasse », rue Notre-Dame-des-Champs, et attenant à la barrière de ce nom. Ce terrain appartenait à la dite cure comme étant de son ancien domaine, et comme en ayant été envoyé en possession par arrêt du Parlement du 28 mai 1770, rendu contradictoirement avec les représentants des derniers propriétaires, acquéreurs des anciens curés de la paroisse de Vaugirard 1 2.

La rue du Montparnasse fut percée sur ce terrain.

Voici, d’autre part, un bon du Conseil, du i5 septembre 1780, confirmant la vente faite par les curés, marguilliers et habitants de Vaugirard, en vertu d’un contrat du 7 juin dernier, d’une pièce de terre contenant sept quartiers situés au territoire de Vaugirard, censive de Sainte-Geneviève, dépendant du domaine de la cure, moyennant une rente foncière non rachetable de 60 livres, au sieur Julien Boulay et à Anne Viger sa femme.

Cette aliénation avait pour but d’augmenter le revenu de la cure et de faciliter au curé les moyens de faire plus de bien aux pauvres de la localité. Ce bon du Conseil était nécessaire

1. Recueil d'actes notariés (Histoire générale de Paris), par Ernest Coyecque, p. 189, n* 928, et p. 341, n° 1799.

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