Archives Nationales. F" 56q
à Élie de Préval, homme de loi, à Paris, rue de Cléry, n° 77, de poursuivre la radiation du dit Martinant de toutes les listes d’émigrés où il pourrait être porté.
Voici, enfin, une lettre adressée au Ministre de la Police générale de la République, au mois d’août 1800, par le citoyen Jourdain, qui se qualifie fondé de pouvoir, et dans laquelle la radiation de la liste des émigrés, de l’ex-curé, est encore demandée. Cette missive est à peu près la répétition de la pièce notariée dont nous avons parlé plus haut1.
Rentré d’exil en 1801, Martinant de Préneuf, rappelé par ses paroissiens, reprit sa place à l’église de Vaugirard, et la conserva jusqu’en 1807. En cette année, il passa à la cure plus importante de Sceaux et ensuite à celle de Saint-Leu- Saint-Gilles, à Paris.
Dans son testament, daté du 2 3 décembre 1826, l’ancien émigré stipulait les dispositions suivantes :
Je demande à être enterré dans le cimetière de la paroisse de Sceaux et que l’on m’y transporte après ma mort, quoique j’aye désiré l’être dedans celui de Vaugirard, car je ne crois pas qu’il reste à sa place... Je donne à mon église de Vaugirard ma chasuble rouge et blanche; le tiers de mes aubes, surplis et rochets 2 *.
M. G. Vanel nous apprend, en outre, que de vendémiaire an IV (octobre 1795) à l’année 1801, la cure fut occupée par un prêtre constitutionnel, Etienne Massé, et par un ancien religieux de Saint-François, le sieur Guinet-Bonnet.
11 nous faut dire quelques mots du curé Gilbert Bourdeaux, celui-là même qui fut guillotiné en 1794.
Au cours de la séance du 16 août 1792, de l’Assemblée