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Archives Nationales. C. 161, n

nale, dans une lettre du 17 août suivant, par un officier de la garde nationale de Vaugirard, le citoyen Delairust. En ce grand jour, écrivait le pétitionnaire, « ce pasteur soldat », à la tète des patrouilles de ses paroissiens, excitait leur courageen même temps qu’il leur demandait d’épargner les gardes du Roi qui s’enfuyaient de Paris :

Sa conduite, M. le Président, mérite, je pense, d’être connue de notre auguste Assemblée, mais encore de tous les pasteurs de l’empire dont elle pourroit servir de modèle. Son civisme, son zèle, son exactitude à remplir ses devoirs, son humanité à soulager les malheureux; telles sont les vertus qui le caractérisent et les traits sous lesquels il s'est toujours montré jusqu'à ce jour à jamais mémorable où l’hydre de notre liberté toujours rugissant, a enfin été terrassé, et où ce respectable pasteur, au premier coup de tocsin a encore déployé un courage et une générosité dignes d’un héros *.

Son zèle révolutionnaire devait encore l’entraîner plus loin, et jusqu’à renier sa religion. Dans un procès-verbal imprimé, de la séance du Conseil général du département de Paris, du 17 brumaire an II (7 novembre 1793), on lit que le citoyen Bourdeaux, curé de Vaugirard près Paris, s’est présenté à l’Assemblée et a déclaré qu’il ne pouvait résister davantage à l’impulsion de sa conscience et de la raison, qui se révoltaient contre les vils préjugés dont il avait été trop longtemps le ministre. Il venait donc solennellement abjurer ses erreurs, et renoncer pour jamais à un métier qui n’avait que la fraude et la tromperie pour principe et pour objet. Il annonçait qu’il allait déposer à la Convention Nationale ses lettres de prêtrise et sacrifier sur l’autel de la patrie ces hochets du fanatisme et de l’imbécillité. Cette déclaration, dit le document, fut accueillie par les plus vifs applaudissements.

C’est dans cette même séance que le citoyen Gobel, Évêque

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