Archives Nationales. DX L5, n
métropolitain de Paris, avec ses vicaires, et aussi le citoyen Labrosse, vicaire de la paroisse Saint-Paul de Paris, abjurèrent également le caractère de prêtre dont ils étaient revêtus, et déposèrent leurs lettres de prêtrise « dans le sanctuaire des loix1 ».
11 nous faut dire que le curé constitutionnel Bourdeaux n’avait pas toujours eu autant de zèle révolutionnaire et qu’il affichait même, à un an de là, des théories beaucoup plus rétrogrades. C’est ainsi que, le i3 décembre 1792, en procédant au baptême de l’enfant Bagneris, auquel son père, greffier de paix de Vaugirard, voulait donner le prénom de Nice en l’honneur de la conquête de la Savoie, il refusa tout d’abord, répondant qu’il ne connaissait pas de saint de ce nom dans le Paradis. Il ajoutait encore que si la religion se perdait en France c’était à cause de scélérats tels que Robespierre et Marat.
On sait que l’an II fut une époque plutôt néfaste aux gens qui avaient, ou même avaient eu, la langue trop longue. Les propos de Bourdeaux ne furent pas perdus pour tout le monde, et quelques membres du Comité de surveillance de Vaugirard ne les oublièrent pas. Il fut dénoncé pour ce fait — c’était alors un usage entré dans les mœurs — et enfermé aux Madclonnettes.
Et voici que les lettres de dénonciation nous apprennent de belles choses sur le curé de Vaugirard.
Dans l’une d’elles nous voyons d’abord que Bourdeaux « fut installé dans la ci-devant cure le 26 décembre 1791, style esclave ». Nous lisons ensuite que, dès son entrée dans sa maison, « ce lieu devint un objet de crainte et de