Archives Nationales. S. i
La logique voudrait que la chapelle dont il est ici question fut celle construite par Gérard de Moret en 1256, le domaine des moines de Saint- Germain-des- Prés étant toujours celui qui avait été constitué en même temps qu’elle et autour d’elle. On la trouve ainsi mentionnée en 1734, dans un mémoire pour la paroisse de Vaugirard, à l’occasion d’un procès engagé avec Saint-Etienne-du-Mont : « En i3qo, Vaugirard n’avoit encore qu’une petite chapelle bâtie sous l’invocation de saint Vincent et desservie par un religieux de Saint-Germain-des-Prés *. b
Elle fut démolie en 1704, en vertu d’un acte de l’archevêque de Noailles, et à la demande de l’abbé de Saint-Germaindes-Prés, comme dangereuse pour les passants2.
Il existe une petite gravure à l’eau-forte, mesurant 16, 5x B, œuvre de A. -B. Flarnen, et portant le texte suivant: « Ruine de la vieille église de Vaugirard. » Le graveur dont il s’agit, ayant vécu vers 1664, Bâte à laquelle il gravait encore, on peut supposer que sa planche représente la chapelle de Gérard de Moret qui, comme nous venons de le dire, était complètement ruinée en 1704. L’estampe signalée montre des pans de murs désemparés, n’ayant plus de toits, mais encore, pourtant, un pignon pointu assez complet. Les ouvertures qui restent sont en plein cintre et en ogive; aucune trace de décoration ne s’y remarque plus. Autour du monument effondré sont des troupeaux de vaches, moutons et chèvres, avec des personnages en costume du dix-septième siècle3.
Sur un plan de 1667 dont nous parlons plus loin, représentant la seigneurie de Vaugirard, se voit un chemin de la cha-