C. NAISSANT, ARCHITECTE
A gauche du portail est une seconde inscription ainsi conçue :
MEMBRES || DU CONSEIL MUNICIPAL || QUI ONT CONCOURU || A L’ÉDIFICATION DE CETTE ÉGLISE || DE MDCCCXLVI A MDCCCLX. ||
MM. ANSOUS. Il BOST. || BOUDET. || BOURCIER. || BOURGOIN. || BRIQUET. || BULI.OT. Il CHASSAIGNE. || CLAYEUX. || CONARD. || CP.ÉPINET. || DEGOUY. |j DESPLAN. || FENOUX. || FERRIÈRE. || FONDARY. || FOURCADE. || FULHAN. || GAUTHIER. || GES- CON. || HUGRET. || JOURDAIN. || JOYEUX. || LAFAURIE. || LAROZE. || LEJEAN. || LEROY. || LIARD. || MALBEC. || MANIETTE. || MARGUERIE. || MASSIE. || MELIN. || MORIN. || PERON. || PERROT. || PETIT. || PIATIER. || PONCEL. || ROUGE. || TIRARD. ||
A droite du portail, se lit également la troisième inscription suivante :
MEMBRES || DU CONSEIL DE FABRIQUE || QUI ONT CONCOURU A L’AMEUBLEMENT || ET A L’ORNEMENTATION DE CETTE ÉGLISE || DE MDCCCXLVI A MDCCCLX. ||
MM. BILLARD. |] BLERIOT. || CHARPENTIER. || COURTIN. || FRANÇOIS. || GESCON. Il LEBOUTEUX. || MANIETTE. || MOREAU. || POIRR1ER. || RUFFIN || DE VERCEII.. ||
Nous signalerons encore, dans la sacristie des mariages, une toile : le Baptême du Christ , 2 mètres suro m. 85, commandée à M. Hartmont en i856pour le prix de 1.200 francs. Dans la même pièce, des toiles d’auteurs inconnus représentent : /’ Assomption, 2 m. X o m. 85; le Christ en croix , 1 m. 20 X o m. 90 ; Une tête de Vierge , o m. 65 X o m. 52 ; IJ n portrait de l'abbé Gaudreau , ancien curé de Vaugirard , 1 m. 60 x o m. 45.
Dans la sacristie, un vitrail, le Calvaire, par le peintre verrier Lusson,du Mans.
Sous l’église règne une immense chapelle souterraine, voûtée en plein cintre, dont les dimensions sont aussi grandes
que celles du monument. Elle est éclairée par des baies situées dans l’axe de celles de l’église supérieure, et sert de chapelle de catéchisme, de débarras et de magasins. Le public n’est pas admis à la visiter. On y accède par quatre escaliers qui se trouvent, deux dans l’abside, deux sous les plates-formes de la façade. On y a remisé deux triptyques de facture assez mauvaise, mesurant o m. 70 de hauteur, paraissant appartenir à l’école allemande du seizième siècle, et qui sont en très mauvais état1.
Comme les premiers habitants de Valboitron, qui se trouvèrent, en i339, trop éloignés de leur église paroissiale d’Issy, ceux de la chaussée du Maine, dépendant de Vaugirard, devaient, en i83q, protester contre la distance les séparant de la vieille église Saint- Lambert.
Dans le mois de juin de cette année, ils adressaient une pétition au Préfet de la Seine demandant l’érection, dans leur quartier, d’une annexe de la paroisse, qui serait desservie par le clergé de l’église de Vaugirard. Cette autorisation fut refusée, les dits habitants n’assurant pas, aux termes du décret du 3o septembre 1807, le traitement du vicaire et le local pour la célébration du culte2.
L’abbé Gaudreau, instigateur de cette demande, trouva le moyen de tourner la difficulté et abrégea autant qu’il le pût les formalités requises par l’Administration supérieure. Par lui, la chapelle fut fondée dans une maison louée à cet effet, rue Saint-Médard, aménagée tant bien que mal en église à l’aide d’aumônes, et dédiée le 25 juillet 1 835, sous le vocable de cha-
1. Cette description de l’église actuelle de Saint-Lambert a été écrite sur place et rédigée avec l’aide de l' Inventaire des Richesses d'art de la France, Mon'’ Rel., Paris, t. I, p. 23 1, et l’ Inventaire des Richesses d'art de la Ville de Paris, Ed. Rel., t. III, p. 355.
2. Archives de la Seine. Carton de Vaugirard. O. I. (Suite) P.
pelle de l’Assomption. Elle avait alors i3 mitres sur 8 mètres, soit 108 mètres superficiels. Les habitations groupées autour de cette église formèrent une sorte de village, le village de Plaisance , qui eut sa fête patronale fixée au dimanche d’après le i5 août. La rue Saint-Médard de 1 335, est devenue aujourd’hui la rue du Texel, sur laquelle la petite église portait le n° 9.
La fortune, cependant, ne sembla pas sourire à la nouvelle fondation ; dans une lettre adressée au Sous-Préfet de Sceaux, le 14 mars 1844, l’abbé Gaudreau écrivait :
Nous voici dans la nécessité de louer une autre chapelle dans le quartier du Maine, le bail de l’ancienne étant expiré, et nous ignorons comment nous allons nous tirer de ce mauvais pas. Peut-être faudra-t-il, afin de ne pas laisser tomber cette œuvre, et de ne pas mécontenter toute la population de Plaisance, nous engager pour un millier de francs et faire des dettes l.
Les choses, néanmoins, se sont arrangées, et les 25 mars 1848 et 25 septembre 1849 paraissaient les décrets d’érection de la nouvelle paroisse de Plaisance. Ses limites étaient les suivantes :
Commençant à la barrière du Maine, suivant la chaussée du Maine jusqu’à la rue de Vanves, prenant cette rue, la grande voie de Vanves, la quittant au bout du chemin des Morillons pour traverser le chemin de fer; à la sortie de la traverse du chemin du fer, prenant le chemin de Vanves, ensuite la rue ou chemin des Fourneaux, et enfin revenant par le boulevard des Fourneaux à la barrière du Maine.
Dans la séance du 14 août i85o, le Conseil Municipal de Vaugirard louait à bail à l’abbé Gaudreau, qui en était devenu propriétaire, l’église de la rue Saint-Médard, au prix annuel de 450 francs, avec faculté d’acquérir. Dans sa délibération du 9 novembre suivant, venant en aide à la fabrique de la nouvelle
1. Archives de la Seine. Carton de Vaugirard O. I. (Suite) P.
paroisse, il payait les arrérages dus à l’abbé Gaudreau et allouait une indemnité de logement de 400 francs au curé de Plaisance L
La question d’insuffisance des locaux ne devait pas, cependant, tarder à revenir devant le Conseil Municipal. Dans la séance du 12 mai 1 856, le principe de la construction d’une nouvelle église était adopté, sur un terrain appartenant à M. Hallé, situé en bordure des rues de Constantine, de l’Ouest et Saint-Louis. Sa superficieétaitde 1.712 mètres, olferteau prix de 17 fr. 5o le mètre. Trois projets étaient alors en présence : i° l’agrandissement de la chapelle existante, avec acquisition du terrain appartenantà M. Thuvien.au prix de 20.000 francs, et de la chapelle, appartenant à M. Gaudreau, au prix de
8.000 francs ; 20 l’acquisition du terrain Hallé; 3° l’acquisition d’un terrain, propriété de M. Cendré, situé sur les rues du Chemin-de-Fer, Guilleminot et de Constantine.
Le 2 avril 1857, le Conseil votait définitivement l’acquisition du terrain Hallé et examinait, sans l’adopter, un projet de M. Naissant, architecte, pour la construction d’une église neuve, devant contenir de 1.000 à 1.100 personnes et coûter