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CHAPITRE VII

LE SÉMINAIRE DE VAUGIRARD. — MAISONS DE CAMPAGNE D’ÉTABLIS- SEMENTS RELIGIEUX PARISIENS. — LES ROBERTINS. — LE PETIT SÉMINAIRE DE SAINT-SULPICE. — LA MAISON DE LA CURE DE SAINT-SULPICE OU COMMUNAUTÉ DES PRETRES. — LE COLLÈGE POILOUP. — LE SÉMINAIRE DES JÉSUITES OU DE l’iMMACULÉE- CONCEPTION. — LE COLLÈGE DE LAON. — LE SÉMINAIRE DE LA SAINTE-FAMILLE OU DES TRENTE-TROIS.

Le premier séminaire fondé en France et duquel devait sortir la réforme du clergé de notre pays, c’est-à-dire la première pépinière d’ecclésiastiques destinés au service des autels, instruits selon des règles fixes et dans une maison spéciale, fut celui de Vaugirard, fondé en 1642, et qui devint par la suite le séminaire de Saint- Sulpice. Avant cette date, les jeunes clercs suivaient le6 cours des nombreux collèges de la montagne Sainte-Geneviève, mélangés avec les autres jeunes gens de la ville, et, au moment d’entrer dans les ordres, se contentaient de passer quelque temps dans une maison religieuse où le sacerdoce leur était enseigné.

Jean-Jacques Olier, élève de saint François de Sales et de Vincent de Paul, docteur en Sorbonne, fut le fondateur de cet établissement, aidé par Mme de Villeneuve, prieure des

Filles de la Croix de Vaugirard, et par deux ecclésiastiques, MM. de Foix et du Ferrier. En janvier 1642, « les trois solitaires de Vaugirard » s’installèrent dans une petite maison située près de l’église Saint-Lambert et de son cimetière, sous la direction de M. de Foix et ensuite de M. Olier. Quelques pauvres cellules pratiquées dans un vieux colombier, et une nourriture sommaire envoyée par Mme de Villeneuve, furent les commencements matériels de l’oeuvre1.

Les premiers jeunes gens qui entrèrent dans la maison de Vaugirard appartenaient à la noblesse, et l’abbé Faillon cite MM. Louis et Henri de Pardaillan, de Gondrin, Gabriel de Thubière de Quaylus, Antoine Raguier de Poussé, de Combiac, de Bassancourt, etc. Devant le succès grandissant de la maison, le cardinal de Richelieu avait essayé d’attirer les fondateurs à Rueil, mais sa nièce, la duchesse d’Aiguillon, envoyée auprès d’eux, ne réussit pas dans sa tentative.

Cette première maison de Vaugirard, dans laquelle les trois fondateurs vinrent tout d’abord s’installer, appartenait à M. Lami, correcteur des comptes. Devenue bientôt trop petite pour les quelques prêtres qui y logeaient, les « solitaires » acceptèrent l’hospitalité dans un autre immeuble que leur offrit Godefroy de Rochefort, seigneur de Souplainville, grand vicaire de l’Archevêque d’Auch.

Quand la communauté compta vingt membres, M. de Foix en quitta la direction et M. Olier fut nommé supérieur. Plusieurs d’entre eux habitaient alors le presbytère afin de desservir l’église, dont le curé était absent; les autres logeaient dans la maison mère où ils suivaient les règles de la vie religieuse2.

1. Vie de \I. Olier, fondateur du séminaire de Saint-Sulpice, par l’abbé Faillon, 1841, t. I, p. 3 1 3 .

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