Vie de M. Olier, par l’abbé Faillon, loc. cil., p
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Le projet de création d’un séminaire à Vaugirard avait été l’objet de vives critiques delà part du clergé parisien. Personne ne croyait à sa réussite et les plaisanteries ne manquèrent pas sur le village de Vaugirard, choisi par l’abbé Olier. Ajoutons, d’après l’abbé Faillon, que jusque-là toute tentative de cette nature avait échoué en F rance
En 1642, c’est-à-dire dans l’année même de sa fondation, le séminaire de Vaugirard fut installé à Paris et annexé à la cure de Saint-Sulpice. Cette dernière était alors occupé par M. de Fiesque, qui l’abandonna à l'Institut fondé par Jean-Jacques Olier contre une compensation pécuniaire, et après approbation de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, du 20 juin 1642. Le transfert à Paris fut approuvé par lettres patentes de 164b.
L’abbé Olier devint ainsi curé de Saint-Sulpice et fondadeur du séminaire parisien, comme il avait été celui du séminaire de Vaugirard.
En dépit, pourtant, de leur installation à Paris, les fondateurs avaient conservé la maison de Vaugirard. Celle qu’ils tenaient provisoirement de M. de Rochefort avait été acquise par contrat duq juillet i6q3, de même qu’un immeublevoisin était également devenu leur propriété, le 18 mars précédent, et avait été annexé à la première. Le tout formant un triangle dont la pointe aboutissait à la place de l’Eglise et dont un côté était la rue Notre- Dame, aujourd’hui rue Desnouettes, et un autre la rue de Vaugirard.
On peut donc dire que ce séminaire était situé à droite de la grande rue de Vaugirard, en sortant de Paris, et à côté de la première église Saint-Lambert.
Ce fut le 25 juin 1642 que Jean-Jacques Olier accepta la cure de Saint-Sulpice, au grand mécontentement de sa famille, surtout de sa mère, qui la considérait comme une paroisse de
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village, à la fête de l'Assomption de l’année 1642 devait commencer le fonctionnement du séminaire de Paris, dans lequel arrivèrent de bon matin tous les ecclésiastiques de Vaugirard.
Quand le manque de place se lit sentir dans les bâtiments parisiens, et ce fut très rapidement, l’abbé Olier songea à la maison de Vaugirard, où il envoya le noviciat, qu’il allait ensuite visiter chaque semaine. Cette installation fut d’ailleurs d’assez courte durée, le supérieur ne considérant pas Vaugirard « comme assez détaché du monde » pour l’édification de ses jeunes clercs. Le château d’Avron, appartenant à M. de Bretonvilliers, recueillit alors les novices, mais sans que, pour cela, la maison abandonnée sortit du domaine du séminaire'.
Les Archives Nationales possèdent deux liasses de sept plans et projets intitulées : Plans de la maison et jardins du séminaire de Saint-Sulpice, situés à Vaugirard. La configuration du terrain de cette maison et des jardins ne saurait faire de doute, et il s’agit très certainement de la propriété en triangle que nous avons délimitée plus haut, triangle qui est très visible sur la carte des chasses que nous annexons à ce volume, et qui se trouve être l’avant-dernier domaine à droite de la grande rue de Vaugirard en sortant de Paris. Le dernier n’est autre que la maison de la cure de Saint-Sulpice dont nous parlerons plus loin. Le défaut des plans auxquels nous faisons allusion est qu’ils n’indiquent pas si les constructions qu’ils figurent ont été réalisées ou ne sont que des projets. Ces documents portent les rubriques suivantes : « Dessin non exécuté pour la maison de Vaugirard » — « Dessin pour la maison de Vaugirard » — « Dessin pour la maison de Vaugirard proposé à M. de la Barmondière » — « Autre dessin
. Vie de M. Olier, par l’abbé Faillon, loc. cit., t. II, pp. 321-324.
pour la maison de Vaugirard » — « Plan de la maison de Vaugirard comme elle a esté pendant quelque temps sous M. de la Barmondière » — « Maison de Vaugirard comme elle estoit anciennement ». — Le septième porte la mention ci-après: « Plan de la maison de Vaugirard comme elle est en 1718 ».
C’est toujours le terrain en triangle: sur la rue de Vaugirard sont deux terrasses avec, au milieu, une porte charretière. Derrière la porte, existent une cour et un bâtiment composé d’un corps de logis flanqué de deux ailes; dans le fond du terrain, sont indiques des parterres, un potager, des vignes, un jeu de quilles, des cabinets et une maison de jardinier. Adroite du plan, c’est-à-dire à la pointe du triangle, est figurée une église qui ne peut être que Saint-Lambert; à gauche est indiquée la maison de M. Cotelle, que la cure et communauté de Saint-Sulpice achètera en 1752. M. Le Bottu de la Barmondière, dont il est ici question, fut curé de Saint-Sulpice de 1678 à 1689; il fut aussi l’un des directeurs du séminaire, mais non supérieur, et était, au dire des plans cités, chargé de l’administration de cette maison de campagne restée la propriété du séminaire parisien1.
En 1759, la maison de M. de Rochefort et ses annexes, berceau ou à peu près du séminaire de Vaugirard, devenait la maison de campagne de la communauté des Pauvres Écoliers, dits les Robert ins.
La société dont il s’agit avait été fondée par M. Boucher, docteur en Sorbonne, en 1677 ; son siège était au cul-de-sac