Archives Nationales. F
2. Un Souvenir de la Terreur, par M. Joseph de Margal, 1869, p. 34.
comme massacré aux Carmes, en septembre 1792. Nous ne saurions dire s’il s’agit du directeur des Robertins1.
Nous ajouterons que, dans le procès-verbal de récolement du mobilier de la maison des Robertins, dressé sur place le 3i janvier 1793, par la municipalité de Vaugirard, il est indiqué que les meubles qui garnissaient la chambre du directeur avaient été enlevés par ses héritiers. La mort aux Carmes de M. Gallais est donc très vraisemblable2.
On trouvera dans notre pièce justificative n° i5 la mention que le Conseil général de la commune de Vaugirard, en 1795, traquait ceux de ses habitants qui avaient participé aux massacres de Septembre.
Voici, d’autre part, l’indication de la vente de la maison des Robertins, en 1793 et en l’an III :
André Mathias Rifautville, ancien militaire, demeurant à Paris, rue du Faubg du Roulle, section de la République, n° 175, par contrat devant Moine, notaire à Paris, du 17 Vendémiaire an 3 (8 octobre 1794) a acquis de Jacques Renard, Conseil public, demeurant à Paris, rue Hautefeuille, n° 16, fondé de pouvoir de Bruill »n, une maison et bâtiment situés à Vaugirard, rue Xotre-Dame, formant ci-devant la petite communauté de Saint-Sulpice, dite des Robertins, consistant en un principal corps de bâtiment ayant rez-de-chaussée et trois étages au-dessus, un second corps de bâtiment à droite, logement de jardiniers, étables à vaches et grenier. Plus un jardin et puits. Le tout avait été adjugé à Bruillon, au district du Bourg l’Egalité, le 4 juin 1793, suivant le procès-verbal des administrateurs du district, moyennant 33.400 livres3.
Après la Révolution, en 1808, M. Emery, supérieur du séminairedeSaint-Sulpice,rachetace qui restait encore debout, de l’antique maison qui avait abrité les premières années de son Institut. 11 y retrouva la chambre qui avait été celle de M. Olier, et la fit pieusement transformer en chapelle domestique4.