Archives Nationales. S
VAl'GIRARD
maison était la propriété de Messire Gabriel de Nicolas de La Reynie, conseiller d’Etat. La totalité devint ensuite l’apanage de Gabriel-Jean de Nicolas de La Reynie de Saint-Sulpice, qui en était propriétaire en qualité d’héritier de messire de La Reynie, conseiller d'Etat, et de dame Gabrielle de Garibal, son épouse, ses père et mère. Parmi les autres héritiers de La Reynie qui vendaient au séminaire des Trente-Trois, se trouvaient le Président de Pardailhan; la dame de Fontes ; la dame de la Redotte ; la dame Dalby, le sieur de Marçay ; la dame veuve Louis de Mascureau, seigneur de Moret ; le sieur de Villepassant ; la dame Anne-Elisabeth de Foix, veuve de Pierre de Montesquiou
Le supérieur du séminaire des Trente-Trois, du moins pour la maison de Vaugirard, n’était pas ennemi des distractions mondaines à offrir à ses élèves et aux habitants de ia localité. Le 3i août 1747, un nombreux populaire heurtait avec acharnement à la porte d’entrée, qui restait d’ailleurs fermée à leurs instances. Mandé avec ses officiers, Messire Jean Gilbert, Prévôt juge de la Prévôté d'issy et Vaugirard, arrivait devant la maison et constatait que les perturbateurs n’étaient autres que des habitants de Vaugirard, désirant, un peu vivement sans doute, assister à la comédie que les religieux donnaient chez eux, et où il y avait déjà plus de 600 personnes. Questionné sur tout ce tapage qu’il occasionnait, et aussi sur la permission qu’il devait avoir de donner le spectacle, le Père de Sutières Sarcey répondit qu’il était maître chez lui et que l’autorisation du curé delà paroisse lui suffisait pour la représentation à laquelle tant de monde voulait assister. En dépit de cette raison, procès-verbal fut dressé contre lui, le Prévôt