‹ VaugirardChapitre 88 sur 244 · Archives Nationales. Q · texte numérisé non relu

Archives Nationales. Q

vocable indiqué plus haut, et, le 27 avril 1640, le même prélat lui donnait des statuts aux termes desquels les vœux solennels étaient interdits. Bientôt cette règle parut trop douce à Mme de Villeneuve, qui prit la résolution de suivre les dures exigences des ordres monastiques. Les personnes groupées autour d’elle n’ayant pas toutes répondu à son appel, une séparation se produisit dans la congrégation. Avec celles qui consentirent à l’imiter, elle fonda, tout en conservant la maison de Vaugirard, un établissement à Paris, dans le cul-de-sac Guéménée, sous le vocable de Filles de la Société de la Croix. L’autre rameau resta à Brie-Comte-Robert et aussi à Rueil, avec le titre de Filles de la Congrégration de la Croix1.

Au dire de l’abbé Lebeuf, cette communauté, installée officiellement à Vaugirard en vertu de l’arrêt du 3 septembre 1646, y tint un hospice pour les pauvres jusqu’au mois de décembre 1669, époque à laquelle elle rentra à Paris2.

Au milieu du xvne siècle, écrit l’abbé Faillon, les maîtresses d’école de Vaugirard n’étaient autres que les religieuses Pilles de la Croix, qui vivaient sous l’autorité de Mme de Villeneuve 3.

Nous sommes assez peu fixés en ce qui concerne l’emplacement occupé par la maison de cette congrégation. M. Gaudreau prétend que leur immeuble devint, a leur départ pour Paris, la maison de campagne des Petits-Augustins. Or, nous avons donné de cette dernière l’origine de propriété, remontant jusqu’en 1622, et il n’y est pas question de ces reli-

Page 1