BAG LP
raclage les végétations appréciables au doigt, mais la malade souffre et s’y refuse. Hémorrhagie peu abondante, très facile à arrêter au moyen d’un pinceau trempé dans une solution diluée de perchlorure de fer et conduit à travers le spéculum de Zaufal. Je conseille à la malade de pratiquer matin et soir une douche naso- pharyngienne avec la solution suivante :
Eau distillée 1 litre, bromure de potassium 10 grammes.
14 octobre. Amélioration considérable. Nouvelle séance de raclage. Nombreux débris. Hémorrhagie insignifiante. Application avec un pinceau de glycérolés de tannin à 1/10.
24. Le 18 octobre, après la douche, et malgré les recommandations, la malade s'est mouchée. Elle à éprouvé sur-le-champ de violentes douleurs dans l'oreille droite, qui ont continué, très vives, pendant cinq jours. Alors, en se mouchant, la membrane du tympan a éclaté, du pus a coulé par l’oreille et les douleurs ont cessé.
28. La suppuration de l'oreille a cessé depuis deux jours. J’aperçois une petite perforation du tympan. La respiration est facile par le nez ; la voix, plus forte, est encore nasonnée; la prononciation est meilleure. Le spéculum de Zaufal est introduit avec facilité; la face supérieure du palais présente quelques granulations peu volumineuses. La guérison était complète au commencement du mois de décembre 1881. Les douches naso-pharyngiennes avaient été continuées jusqu’à cette époque.
L'examen microscopique ne m'a laissé aucun doute sur la nature des tumeurs enlevées ; elles présentaient tous les caractères du tissu adénoïde (1).
(4) Cette observation est remarquable non seulement par la gravité des symptômes, mais surtout par le point d'implantation de la tumeur, située sur le voile du palais. Il est en effet très rare de voir les végétations adénoïdes établir leur siège en cet endroit. Nous ne croyons pas en avoir vu d’autres dans ce genre consignées chez les auteurs qui se sont occupés de la question.