HISTORIQUE
Les végétations adénoïdes du pharynx nasal n’ont guère été recherchées par les cliniciens avant Kzermak, inventeur du pharyngoscope. Leurs symptômes avaient toujours été confondus avec ceux de l’hypertrophie des amygdales, quoiqu’elles puissent exister sans hypertrophie de ces glandes. Kzermak, en appliquant son instrument, déeouvrit, en 1860, chez un de ses malades, deux petites tumeurs qui occupaient la voûte du pharynx. Ce sont probablement les premières qui aient été décrites.
Cinq ans plus tard, Voltolini (1865) aperçut des tumeurs adénoïdes en appliquant le rhinoscope sur un homme de quarante ans qui se plaignait de surdité. Il obtint une amélioration par le traitement.
La même année, Lœwemberg publia trois cas. Enfin, en 1868, Wilhem Meyer (de Copenhague) publia une description complète de cette affection. C’est lui qui leur a donné le nom de végétations adénoïdes. Voici ce qu’il dit à cet égard : « La muqueuse du pharynx nasal présente un intérêt particulier. C'est le terrain propre de végétations adénoïdes, etc... » Dans une statistique faite sur deux mille
DPÉOE enfants, il arriva à les découvrir dans la proportion de 1 pour cent. Avant lui cependant, Türk et Smeleder les avaient entrevues.
Une courte étude fut faite et présentée, en 1875, par Guye (d'Amsterdam) au congrès de Bruxelles. En 1876, Carl Michel (de Cologne) en avait observé vingt-deux cas. En 1879, Victor Lange (de Copenhague) publia une courte note sur une modification opératoire du procédé de Meyer.
La même année, une excellente étude fut faite par Solis Cohen. (Diseases of the throat and nose, New-York, 1879.)
Lœwemberg en fit, cette année-là, une excellente monographie qui avait déjà été précédée de plusieurs articles dens la Gazette des hôpitaux (mai, juin, juillet 1878). Enfin, en 1881, il compléta l’étude symptomatologique de cette affection. (Congrès international de Londres 18381.)
En même temps, Tauber (de Cincinnati), Capart (de Bruxelles), Woakes, s’étaient occupés de cette question. À Paris, Dubief (Thèse de Paris, 1878). En Allemagne, Kohle (Æyperplasticher Kattarhk der Nasenrachen), Wend (in Ziemssen), Zaufa (in Prager medic. Wocheschrift, 1877).
Depuis, Bosworth (de New-York),1881. Schalle (de Hambourg), 1882. Creswell Baber (de Londres) (British medic. journ., 1882). En France, la thèse de Peysson, 1883, l’étude microscopique par Cornil (Journal de l'anatomie et physiologie), M. Tédenat (Montpellier médical, 1882).
Nous avons tâché de réunir les opinions de ces différents auteurs et de nous faire ainsi une idée exacte de la question.
RME Pers